
SOMMAIRE DU DOSSIER :
COMMENT LES GUIDES ONT ENDIGUÉ LA VAGUE
Mamie fait du trekking
UN PREMIER DE LA CLASSE MENACÉ
D'un château l'autre
Robert Louis Stevenson fait des (é)mules
Lieu de vie
PP : PROSPECTIVISTE POSSÉDÉ
Les derniers baroudeurs
DAI : DIRECTRICE ARTISTIQUE ILLUMINÉE
CF : CHRONIQUEUSE FLAMBEUSE
Ouest
LA LUNE DE MIEL SE NOMADISE
L'ALGÉRIE ENTROUVRE SES PORTES
Sud
L'E-TOURISTE VEUT VOYAGER À LA CARTE
Est
LE MAINTIEN DE L'EMPIRE AMÉRICAIN
Nord
HÔTELS ET RESTAURANTS TOUTES GRIFFES DEDANS
Les 4 points cardinaux du design
LE MONDE À LIVRE OUVERT
Saison creuse
LE TOURISME CULINAIRE FAIT RECETTE
Les baby-entrepreneurs du commerce équitable
31/03/2005 - Première destination mondiale, la France doit compter avec de plus en plus de concurrents.
Bonne nouvelle, les Américains sont revenus visiter la France. Le cours de l'euro ne les a pas effrayés. En 2004, le nombre de touristes en provenance des États-Unis a en effet progressé de 7,1 % par rapport à 2003. Dans le même temps, le volume des nuitées augmentait de 5 %. Des résultats très honorables, qui ont permis de limiter la casse des années précédentes. En effet, la campagne anti-Français qui s'était développée aux États-Unis pendant la guerre en Irak a laissé des traces : l'an passé, les touristes américains sont tout de même venus 12,5 % moins nombreux qu'en 2002...
La France a manqué le train de la reprise
Les Japonais sont aussi revenus en nombre. En revanche, la clientèle traditionnelle des Britanniques, Allemands et Hollandais semble marquer le pas, avec moins d'arrivées et de nuits passées sur place. Au total, le nombre d'arrivées de touristes sur le sol hexagonal est d'ailleurs resté stable d'une année sur l'autre, à environ 75 millions. Un score décevant, qui signifie que la France a manqué le train de la reprise. Si notre pays reste la première destination mondiale, il subit de plein fouet la concurrence des autres destinations. Ces dernières ont d'ailleurs développé des stratégies marketing agressives, y compris sur le sol français. Une étude sur les investissements publicitaires en France, réalisée au deuxième semestre 2004 par l'agence Euro RSCG Compagnie, montre, par exemple, que les plus gros annonceurs étrangers investissent bien plus que les premiers français. Six pays, à savoir Chypre, l'Égypte, l'Espagne, l'Irlande, le Maroc et la Tunisie représentaient alors plus de 50 % du total des investissements étrangers.