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Bilan presse

Le bilan OJD de la presse grand public sur l'ensemble de l'année 2004 n'est pas mauvais. Mais, avec une légère érosion de 0,5 % selon l'organisme de contrôle, il n'est pas vraiment bon non plus... La presse quotidienne est en recul de 1,17 %, confirmant ainsi une tendance observée aux États-Unis (-1,9 % en 2004), qui affecte principalement les quotidiens de qualité. Quant à la presse magazine, elle accuse elle aussi une petite baisse globale de 0,54 %, qui témoigne des difficultés du support papier dans son ensemble à l'heure où Rupert Murdoch parle d'une nouvelle génération« native du numérique »qui se détourne des journaux pour consulter prioritairement le Web. Même la presse de télévision, qui a connu de profonds bouleversements avec l'arrivée des quinzomadaires, a terminé l'année 2004 en baisse de 4,2 %. Pour autant, de tels chiffres globaux reflètent mal l'extraordinaire vitalité d'une presse qui progresse sur les segments de l'économie et de la finance (+2,37 %), des news (0,61 %), des magazines people (+4,14 %), de la famille (+4,94 %), des hommes (+3,12 %), des enfants (+1,51%), des sports (+2,21 %), de la cuisine (+2,36 %), des jeux (+8,92 %), et... de l'informatique et d'Internet (+2,73 %).

Quotidiens nationaux : La glissade se poursuit

La diffusion de la presse quotidienne nationale continue de baisser. En 2004, l'érosion atteint à nouveau 0,5 %. SansL'Équipe,en hausse de 8,69 % en 2004 et premier quotidien national en termes de diffusion France payée, plus rude encore serait la chute. Sur douze titres, la moitié est touchée par l'affaissement des ventes, qui se poursuit régulièrement depuis maintenant plusieurs décennies. Durant l'euphorie des années 2000, les revenus publicitaires ont masqué les effets de la crise de la diffusion. La chute de cette manne a accéléré la restructuration récente du capital des sociétés éditrices duMonde,deLibérationet duFigaro.Une étape indispensable à la relance de ces titres, relance très gourmande en investissements industriels et promotionnels. En attendant les grandes manoeuvres, DVD et encyclopédies ont la lourde tâche d'aider les quotidiens à remonter la pente.

Quotidiens régionaux : Un mastodonte menacé

Quelque 17,8 millions. C'est le nombre de lecteurs de la presse quotidienne régionale touchés via le produit publicitaire PQR 66 en 2004, selon l'étude Ipsos SPQR-Euro PQN. Ils sont 24 000 de plus qu'il y a un an. Si l'on compte les lecteurs occasionnels, le chiffre atteint 46,8 millions d'individus, soit 82,6 % de la population française. En moyenne, chaque lecteur consacre à son quotidien régional favori vingt-quatre minutes de son temps. C'est dire si les puissants éditeurs régionaux ont encore de beaux jours devant eux. Pour autant, la presse quotidienne régionale doit elle aussi relever des défis cruciaux pour l'avenir. Elle doit moderniser sa chaîne de production, source de coûts et de retards importants. Et pour cela, négocier avec un Syndicat du Livre toujours en mesure de bloquer la parution d'un titre. Les quotidiens régionaux tentent aussi, avec plus ou moins de bonheur, de renouveler leurs formules. Il s'agit d'enrayer la baisse lente mais rémanente de leurs ventes et d'attirer des lecteurs plus jeunes. Et ce sans faire fuir les plus âgés, qui forment le gros du bataillon. L'objectif a été diversement atteint selon les titres. Cet enjeu, particulièrement difficile dans une époque dominée par les médias audiovisuels, est pourtant vital pour l'avenir.

News : Le Point en grande forme

La presse news a profité de l'actualité chargée de 2004. Seul l'hebdomadaireValeurs actuellesenregistre une diffusion à la baisse. Stable depuis plusieurs années,L'Expressgagne cette année 1 000 exemplaires de moyenne. Un résultat qui semble valider le changement de formule et de jour de sortie (le lundi à présent) décidé en janvier 2004.Le Nouvel Observateur,pour sa part, consolide sa position après un bond de 13 % entre 1999 et 2003. Mais le phénomène frappant au sein de cette famille reine reste la nouvelle progression duPoint(+5,90% en 2004), dernier-né de la famille des magazines d'actualité et longtemps le plus discret, aujourd'hui tête de pont du petit groupe de presse de l'homme d'affaires François Pinault. Depuis l'arrivée de Franz-Olivier Giesbert à sa direction, le titre a gagné plus de 70 000 exemplaires de moyenne hebdomadaire. Depuis 2000,Le Pointréduit chaque année la distance qui le sépare de son concurrentL'Express.Mais le titre de la Socpresse conserve encore aujourd'hui quelque 63 000 exemplaires d'avance.

Télévision : La révolution quinzo

Pas de doute, 2004 a été l'année de tous les dangers pour la presse de télévision. La déferlante des quinzomadaires est sans aucun doute le phénomène de l'année en presse magazine, puisque le marché a été plus que secoué par l'apparition des titres pilotés par Axel Ganz,Télé 2 semaines,lancé en janvier 2004, etTV grandes chaînes,qui a suivi en avril. Selon une étude d'Interdeco, la régie publicitaire d'Hachette Filipacchi Médias, entre le second semestre 2003 et la même période 2004, le chiffre d'affaires global (diffusion + publicité) de la presse TV a baissé de plus de 20 millions d'euros, soit près de 9 %. La perte essuyée par les hebdomadaires (56 millions) n'a été que très partiellement compensée par la recette additionnelle des deux quinzomadaires (31 millions). En tout cas, pour l'OJD, les hebdos TV ont mordu la poussière :Télé loisirs(Prisma Presse) perd 22,48 %,Télé star(Emap), 18,03 %,Télé 7 jours(HFM), 14,52 %... Pour l'heure, ni Emap ni Hachette n'ont réagi. L'argument avancé ? Les quinzos ne seraient pas rentables et seraient facteurs de destruction de valeur.

Économiques : Un bilan globalement positif

La presse économique tient sa réputation de baromètre de la santé de l'économie française. Ce n'est certes pas l'euphorie, mais cela ne va pas si mal ! Grâce à ses six premiers titres orientés à la hausse, la famille progresse de 2,3 %... dossiers « immobilier » à répétition compris. Dans ce contexte, c'est le groupe Express-Expansion qui tire le mieux son épingle du jeu en s'offrant, avecL'Expansion(+2,25 %) etL'Entreprise(+2 %), certaines des plus fortes hausses du secteur. De son côté, Prisma Presse enraye de justesse l'érosion deCapital(+0,4 %) mais enregistre une nouvelle chute des ventes deManagement(-5,96 %). Le titre destiné aux cadres d'entreprise est, une nouvelle fois, sur le métier.

Masculins : La sauce prend toujours

Pectoraux, blagues de potaches et p'tites pépées... La formule est un rien simpliste mais elle a fait ses preuves auprès de la gent masculine. Les derniers résultats AEPM faisaient état d'une augmentation croissante du lectorat. Déjà en hausse en 2003, ce segment de presse a continué sur sa lancée en 2004, sans toutefois se rapprocher des énormes tirages anglo-saxons. Le vétéranFHM(Emap) domine toujours ses concurrents (+ 4,16 %). Les titres animés par Gérard Ponson chez HFM sont toujours aussi prisés, notammentEntrevue(+ 3,87 %) etMaximal(+ 3,59 %), même siMax,remanié à l'automne 2004, recule (- 3,54 %). À signaler la percée en diffusion de titres plus « classe », tel L'Optimum,des éditions Jalou (+ 3,54 %). La vogue des métrosexuels serait-elle passée par là ?

Féminins : Lancement réussi pour Glamour

Malgré une offre pléthorique, le marché de la presse féminine ne cesse de se renouveler. 2004 a été l'occasion d'un lancement particulièrement réussi, celui deGlamour,par Condé Nast, en mars, qui reprenait un titre mythique des années quatre-vingt-dix tout en s'inspirant du format de poche et de la maquette sautillante duGlamouranglais. Carton plein : le premier numéro s'est écoulé à 470 000 exemplaires et sa diffusion s'établit aujourd'hui à 264 009 exemplaires... À noter : le lancement par Bayard deMuze,un culturel à destination des jeunes femmes, et la relance deCôté Femmequi, passé d'hebdomadaire à mensuel, réalise une progression de 4,33 %. Déjà champion de la diffusion en 2003, avec l'apparition d'un format pocket,Cosmopolitan(groupe Marie Claire) continue à affoler ces dames : le journal réalise la plus forte progression du secteur (+20,27 %). Chez Emap France, le titre mythiqueBibaa été relooké, avec une nouvelle formule lancée en juin 2003, afin de séduire un lectorat de jeunes trentenaires. Pour 2004, le titre accuse une baisse (-4,91 %) mais les deux premiers numéros ont généré une progression des ventes supérieure à 20 %, assure-t-on chez Emap. Pendant ce temps, les « historiques »Elle(HFM) etMarie Clairese défendent (respectivement +0,01 % et +3,89 %). Mais c'est dans la presse people que l'on se crêpe de plus en plus le chignon :Public,lancé en 2003 par HFM, taille des croupières àVoici(Prisma Presse) avec une progression record (+52,6 %), tandis que ce dernier est en chute (-7,1 %).Gala,le people haut de gamme de Prisma, est stable, alors que son principal concurrent,Oh Là !(Hachette), vient de déclarer forfait.

Maison-décoration : Un marché juteux

Un hebdo, 24 bimestriels, 2 trimestriels... Les Français bichonnent leur intérieur et les éditeurs ont bien perçu cet engouement pour la décoration, la maison et autres problématiques de jardinage. Le créneau est rentable et le marché juteux, avec une croissance aussi bien en termes de lecteurs que d'annonceurs. Le leader du marché, les éditions Massin, qui publientArt&Décoration(+0,63 %) ainsi qu'un autre poids lourd,Maison&Travaux(-3,48 %), a lancé un nouveau titre,Esprit déco,mis en place à 180 000 exemplaires, afin d'explorer« l'univers de la décoration plurielle ».Depuis le début 2005, le secteur s'est encore enrichi avec une nouvelle formule d'Ideat,édité par Art de vivre Éditions (Roularta/Laurent Blanc), recentrée sur la décoration et surtout sur le design, qui ambitionne d'être diffusée à 100 000 exemplaires dans les trois ans à venir, et le trimestrielHabitations exclusives,édité par EPN International. De quoi donner aux lecteurs l'envie de rester encore plus chez eux.

Le bilan OJD de la presse grand public sur l'ensemble de l'année 2004 n'est pas mauvais. Mais, avec une légère érosion de 0,5 % selon l'organisme de contrôle, il n'est pas vraiment bon non plus... La presse quotidienne est en recul de 1,17 %, confirmant ainsi une tendance observée aux États-Unis (-1,9 % en 2004), qui affecte principalement les quotidiens de qualité. Quant à la presse magazine, elle accuse elle aussi une petite baisse globale de 0,54 %, qui témoigne des difficultés du support papier dans son ensemble à l'heure où Rupert Murdoch parle d'une nouvelle génération« native du numérique »qui se détourne des journaux pour consulter prioritairement le Web. Même la presse de télévision, qui a connu de profonds bouleversements avec l'arrivée des quinzomadaires, a terminé l'année 2004 en baisse de 4,2 %. Pour autant, de tels chiffres globaux reflètent mal l'extraordinaire vitalité d'une presse qui progresse sur les segments de l'économie et de la finance (+2,37 %), des news (0,61 %), des magazines people (+4,14 %), de la famille (+4,94 %), des hommes (+3,12 %), des enfants (+1,51%), des sports (+2,21 %), de la cuisine (+2,36 %), des jeux (+8,92 %), et... de l'informatique et d'Internet (+2,73 %).

Quotidiens nationaux : La glissade se poursuit

La diffusion de la presse quotidienne nationale continue de baisser. En 2004, l'érosion atteint à nouveau 0,5 %. SansL'Équipe,en hausse de 8,69 % en 2004 et premier quotidien national en termes de diffusion France payée, plus rude encore serait la chute. Sur douze titres, la moitié est touchée par l'affaissement des ventes, qui se poursuit régulièrement depuis maintenant plusieurs décennies. Durant l'euphorie des années 2000, les revenus publicitaires ont masqué les effets de la crise de la diffusion. La chute de cette manne a accéléré la restructuration récente du capital des sociétés éditrices duMonde,deLibérationet duFigaro.Une étape indispensable à la relance de ces titres, relance très gourmande en investissements industriels et promotionnels. En attendant les grandes manoeuvres, DVD et encyclopédies ont la lourde tâche d'aider les quotidiens à remonter la pente.

Quotidiens régionaux : Un mastodonte menacé

Quelque 17,8 millions. C'est le nombre de lecteurs de la presse quotidienne régionale touchés via le produit publicitaire PQR 66 en 2004, selon l'étude Ipsos SPQR-Euro PQN. Ils sont 24 000 de plus qu'il y a un an. Si l'on compte les lecteurs occasionnels, le chiffre atteint 46,8 millions d'individus, soit 82,6 % de la population française. En moyenne, chaque lecteur consacre à son quotidien régional favori vingt-quatre minutes de son temps. C'est dire si les puissants éditeurs régionaux ont encore de beaux jours devant eux. Pour autant, la presse quotidienne régionale doit elle aussi relever des défis cruciaux pour l'avenir. Elle doit moderniser sa chaîne de production, source de coûts et de retards importants. Et pour cela, négocier avec un Syndicat du Livre toujours en mesure de bloquer la parution d'un titre. Les quotidiens régionaux tentent aussi, avec plus ou moins de bonheur, de renouveler leurs formules. Il s'agit d'enrayer la baisse lente mais rémanente de leurs ventes et d'attirer des lecteurs plus jeunes. Et ce sans faire fuir les plus âgés, qui forment le gros du bataillon. L'objectif a été diversement atteint selon les titres. Cet enjeu, particulièrement difficile dans une époque dominée par les médias audiovisuels, est pourtant vital pour l'avenir.

News : Le Point en grande forme

La presse news a profité de l'actualité chargée de 2004. Seul l'hebdomadaireValeurs actuellesenregistre une diffusion à la baisse. Stable depuis plusieurs années,L'Expressgagne cette année 1 000 exemplaires de moyenne. Un résultat qui semble valider le changement de formule et de jour de sortie (le lundi à présent) décidé en janvier 2004.Le Nouvel Observateur,pour sa part, consolide sa position après un bond de 13 % entre 1999 et 2003. Mais le phénomène frappant au sein de cette famille reine reste la nouvelle progression duPoint(+5,90% en 2004), dernier-né de la famille des magazines d'actualité et longtemps le plus discret, aujourd'hui tête de pont du petit groupe de presse de l'homme d'affaires François Pinault. Depuis l'arrivée de Franz-Olivier Giesbert à sa direction, le titre a gagné plus de 70 000 exemplaires de moyenne hebdomadaire. Depuis 2000,Le Pointréduit chaque année la distance qui le sépare de son concurrentL'Express.Mais le titre de la Socpresse conserve encore aujourd'hui quelque 63 000 exemplaires d'avance.

Télévision : La révolution quinzo

Pas de doute, 2004 a été l'année de tous les dangers pour la presse de télévision. La déferlante des quinzomadaires est sans aucun doute le phénomène de l'année en presse magazine, puisque le marché a été plus que secoué par l'apparition des titres pilotés par Axel Ganz,Télé 2 semaines,lancé en janvier 2004, etTV grandes chaînes,qui a suivi en avril. Selon une étude d'Interdeco, la régie publicitaire d'Hachette Filipacchi Médias, entre le second semestre 2003 et la même période 2004, le chiffre d'affaires global (diffusion + publicité) de la presse TV a baissé de plus de 20 millions d'euros, soit près de 9 %. La perte essuyée par les hebdomadaires (56 millions) n'a été que très partiellement compensée par la recette additionnelle des deux quinzomadaires (31 millions). En tout cas, pour l'OJD, les hebdos TV ont mordu la poussière :Télé loisirs(Prisma Presse) perd 22,48 %,Télé star(Emap), 18,03 %,Télé 7 jours(HFM), 14,52 %... Pour l'heure, ni Emap ni Hachette n'ont réagi. L'argument avancé ? Les quinzos ne seraient pas rentables et seraient facteurs de destruction de valeur.

Économiques : Un bilan globalement positif

La presse économique tient sa réputation de baromètre de la santé de l'économie française. Ce n'est certes pas l'euphorie, mais cela ne va pas si mal ! Grâce à ses six premiers titres orientés à la hausse, la famille progresse de 2,3 %... dossiers « immobilier » à répétition compris. Dans ce contexte, c'est le groupe Express-Expansion qui tire le mieux son épingle du jeu en s'offrant, avecL'Expansion(+2,25 %) etL'Entreprise(+2 %), certaines des plus fortes hausses du secteur. De son côté, Prisma Presse enraye de justesse l'érosion deCapital(+0,4 %) mais enregistre une nouvelle chute des ventes deManagement(-5,96 %). Le titre destiné aux cadres d'entreprise est, une nouvelle fois, sur le métier.

Masculins : La sauce prend toujours

Pectoraux, blagues de potaches et p'tites pépées... La formule est un rien simpliste mais elle a fait ses preuves auprès de la gent masculine. Les derniers résultats AEPM faisaient état d'une augmentation croissante du lectorat. Déjà en hausse en 2003, ce segment de presse a continué sur sa lancée en 2004, sans toutefois se rapprocher des énormes tirages anglo-saxons. Le vétéranFHM(Emap) domine toujours ses concurrents (+ 4,16 %). Les titres animés par Gérard Ponson chez HFM sont toujours aussi prisés, notammentEntrevue(+ 3,87 %) etMaximal(+ 3,59 %), même siMax,remanié à l'automne 2004, recule (- 3,54 %). À signaler la percée en diffusion de titres plus « classe », tel L'Optimum,des éditions Jalou (+ 3,54 %). La vogue des métrosexuels serait-elle passée par là ?

Féminins : Lancement réussi pour Glamour

Malgré une offre pléthorique, le marché de la presse féminine ne cesse de se renouveler. 2004 a été l'occasion d'un lancement particulièrement réussi, celui deGlamour,par Condé Nast, en mars, qui reprenait un titre mythique des années quatre-vingt-dix tout en s'inspirant du format de poche et de la maquette sautillante duGlamouranglais. Carton plein : le premier numéro s'est écoulé à 470 000 exemplaires et sa diffusion s'établit aujourd'hui à 264 009 exemplaires... À noter : le lancement par Bayard deMuze,un culturel à destination des jeunes femmes, et la relance deCôté Femmequi, passé d'hebdomadaire à mensuel, réalise une progression de 4,33 %. Déjà champion de la diffusion en 2003, avec l'apparition d'un format pocket,Cosmopolitan(groupe Marie Claire) continue à affoler ces dames : le journal réalise la plus forte progression du secteur (+20,27 %). Chez Emap France, le titre mythiqueBibaa été relooké, avec une nouvelle formule lancée en juin 2003, afin de séduire un lectorat de jeunes trentenaires. Pour 2004, le titre accuse une baisse (-4,91 %) mais les deux premiers numéros ont généré une progression des ventes supérieure à 20 %, assure-t-on chez Emap. Pendant ce temps, les « historiques »Elle(HFM) etMarie Clairese défendent (respectivement +0,01 % et +3,89 %). Mais c'est dans la presse people que l'on se crêpe de plus en plus le chignon :Public,lancé en 2003 par HFM, taille des croupières àVoici(Prisma Presse) avec une progression record (+52,6 %), tandis que ce dernier est en chute (-7,1 %).Gala,le people haut de gamme de Prisma, est stable, alors que son principal concurrent,Oh Là !(Hachette), vient de déclarer forfait.

Maison-décoration : Un marché juteux

Un hebdo, 24 bimestriels, 2 trimestriels... Les Français bichonnent leur intérieur et les éditeurs ont bien perçu cet engouement pour la décoration, la maison et autres problématiques de jardinage. Le créneau est rentable et le marché juteux, avec une croissance aussi bien en termes de lecteurs que d'annonceurs. Le leader du marché, les éditions Massin, qui publientArt&Décoration(+0,63 %) ainsi qu'un autre poids lourd,Maison&Travaux(-3,48 %), a lancé un nouveau titre,Esprit déco,mis en place à 180 000 exemplaires, afin d'explorer« l'univers de la décoration plurielle ».Depuis le début 2005, le secteur s'est encore enrichi avec une nouvelle formule d'Ideat,édité par Art de vivre Éditions (Roularta/Laurent Blanc), recentrée sur la décoration et surtout sur le design, qui ambitionne d'être diffusée à 100 000 exemplaires dans les trois ans à venir, et le trimestrielHabitations exclusives,édité par EPN International. De quoi donner aux lecteurs l'envie de rester encore plus chez eux.