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Ces entreprises qui parlent déjà DIF

14/07/2005

La plupart des sociétés hésitent encore à communiquer en direction de leurs salariés sur le nouveau droit individuel de formation. Mais quelques-unes ont pris le taureau par les cornes.

Alors que la réforme est en marche, le silence règne toujours dans les bureaux sur le nouveau droit indivi- duel de formation (DIF). Pourtant, les salariés peuvent dès maintenant demander des stages de vingt heures par an, négociés avec leur supérieur hiérarchique.« C'est l'attentisme. Les directions hésitent à parler à leurs employés d'un dispositif qu'elles maîtrisent mal »,pointe Alain-Frédéric Fernandez, consultant auprès de grandes entreprises comme La Poste, Nestlé Waters et le Club Med. Tôt ou tard, toutes les sociétés y viendront, ne serait-ce que parce que la loi les y contraint. Le législateur a en effet prévu l'obligation légale d'aviser chaque salarié au moins une fois par an de ses droits acquis au titre du DIF. Pas de sanction spécifique pour les entreprises récalcitrantes, mais le risque de devoir payer des dommages et intérêts en cas de poursuites devant les prud'hommes. Ou, pire, l'explosion subite des demandes de salariés informés par la presse ou le bouche-à-oreille... Pour éviter la casse, une poignée de sociétés a pris les devants.

Éviter l'engorgement

Chez France Télévisions Publicité, par exemple, une cinquantaine de salariés ont déjà fait valoir leur DIF. Ces demandes sont toutes inscrites au plan de formation.« Nous avons décidé de faire du DIF un levier de performance à la fois pour l'entreprise et les collaborateurs »,se félicite Thierry-Pierre Jouandet, directeur des ressources humaines. Pour réussir son pari, la régie publicitaire de la télévision publique a pris le taureau par les cornes. Fin décembre 2004, juste un mois après la signature de l'accord de branche, elle proposait déjà à ses salariés, non pas vingt mais vingt et une heures annuelles de DIF.« Un geste pour amorcer le mouvement »,explique le DRH. Puis chaque manager a été préparé à l'entretien individuel de formation. Fin janvier, un courriel était envoyé aux employés pour les sensibiliser au dispositif (lire l'encadré).« De quoi faire comprendre à chacun les règles du jeu et expliquer les raisons d'un possible refus de leur direction »,se félicite Thierry-Pierre Jouandet.

Même souci d'informer les cadres, puis les salariés chez SFR-Cegetel.« Nous avons provoqué les demandes pour éviter l'engorgement au bout des six années cumulables »,explique Dominique Fougerat, directrice du développement des compétences du groupe. Dès octobre 2004, Cegetel a remis à ses 924 managers un kit de communication interne (résumé de la politique de formation, points clés du rôle de manager, etc.). Les cadres portent désormais la bonne parole lors des réunions d'équipes. Fin juin, la direction de la communication interne de SFR a pris le relais.

Levier de motivation

Cims va plus loin. Cette société de marketing relationnel a décidé d'armer d'abord ses 150salariés.« En décembre 2004, lors d'une journée de formation en petits groupes, j'ai expliqué à tous nos collaborateurs comment négocier avec leur supérieur hiérarchique. Le tout avant de dire le moindre mot aux cadres, mis devant le fait accompli »,explique le DRH, Éric Dumartin, qui perçoit le DIF comme un véritable levier de motivation des troupes. Iconoclaste, Éric Dumartin ?« Au début, la démarche n'a pas été très bien accueillie par les cadres, inquiets d'êtres les derniers prévenus,raconte-t-il.De quoi les pousser à vite s'impliquer pour comprendre le nouveau dispositif, avant d'être formés à leur tour par un cabinet spécialisé. »Bilan : neuf salariés sur dix ont décidé d'activer leur DIF cette année. Dans cette PME, environ 6 % de la masse salariale sont consacrés au développement des compétences. Cela explique peut-être pourquoi Cims a décroché en 2005 la dix-septième place du classement « Great Place to Work » des entreprises où il fait bon travailler.

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