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Une profession, des dizaines de métiers

22/09/2005

Plus que toutes les autres agences de communication, les structures d'événementiel doivent articuler des corps de métiers, des fiscalités et des statuts multiples.

Régie, son, lumière, vidéo, informatique, mise en scène, scénographie, chorégraphie, hôtellerie, restauration, sécurité, assurances, voiturage, activités sportives, effets spéciaux, spécialités techniques diverses... L'événementiel est sans doute l'un des secteurs d'activité qui doit maîtriser le plus de corps de métiers. À eux seuls, les producteurs exécutifs en free-lance seraient près de deux cents à se partager le marché en fonction de leur niveau de spécialisation, de la nature des projets et de l'organisation des agences.

Pierre-Franck Borzakyan, directeur de production, travaille en indépendant depuis une dizaine d'années, après avoir fait ses premières armes chez Auditoire. « Les agences font appel à nos compétences pour la mise en oeuvre globale d'un projet et la maîtrise du budget associé, explique-t-il. Nous avons la charge de choisir et de coordonner les prestataires et les fournisseurs, de négocier avec eux et de recruter les talents et les équipes intervenant sur le projet. Nous coordonnons et arbitrons les choix créatifs, techniques et logistiques. » Plutôt positionné sur le créneau des séminaires à l'étranger et des soirées, Pierre-Franck Borzakyan travaille avec une dizaine d'agences parisiennes. « Le souci avec les free-lances, c'est qu'ils finissent par recycler les mêmes idées d'une agence à l'autre, d'un projet à l'autre », regrette Delphine Martin, présidente de Venise Événements.

Lorsqu'il s'agit de s'associer les compétences de structures établies, les agences les approchent généralement en direct. C'est le cas notamment avec les agences interactives. Certaines enseignes d'événements ont tenté l'internalisation des compétences, en se dotant de ressources propres en matière de création et de gestion de sites. Aujourd'hui, elles préfèrent solliciter des expertises extérieures, qui peuvent aller jusqu'à leur proposer des outils d'administration. « Nous intervenons sur la dimension créative et technique, mais l'idéal est de rendre les agences autonomes dans la vie des sites. En deux demi-journées, il est possible de délivrer la formation nécessaire », remarque Christophe Routhieau, associé du groupe Reflect.

Administrativement, l'événementiel se construit autour de trois grands corps : le spectacle vivant (licence et capacité à salarier des intermittents), la vidéo (carte CNC et capacité à salarier des ­intermittents), le voyage (licence). Bref, trois codes APE, des fiscalités spécifiques et un droit social éclaté. Si la définition d'un code APE unique apparaît comme une solution idéale, les perspectives de déblocage sont encore opaques. Une fusion obligerait par exemple les agences de voyages à gérer le statut des intermittents. « C'est un travail de longue haleine, commente Nathalie Morlot, présidente de l'Anaé. Il faut convaincre les pouvoirs publics, chiffres à l'appui, qu'un aménagement ne coûterait rien à l'État. » Chiffres à l'appui... Pas si évident en effet lorsque, au sein même de l'Anaé, on ne dispose d'aucune donnée chiffrée sur la place des intermittents au sein de la profession !

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