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Paris 2012 enterré, un mal pour un bien

22/09/2005

Alors qu'elle se remet à peine de voir les JO traverser la Manche, la capitale française doit faire face à une concurrence sérieuse sur le marché des congrès et des salons.

Le succès de la candidature parisienne à l'organisation et l'accueil des Jeux olympiques d'été en 2012 aurait eu un effet dynamique sur le marché global des événements en France : accroissement de la visibilité de Paris avec une incidence sur les flux touristiques et l'activité des congrès et des ­salons, bénéfice d'installations modernes et d'une expérience dans l'organisation de grands événements, alimentation mécanique du carnet de commandes des prestataires et entreprises de l'événementiel, etc.

« Il s'agit d'un manque à gagner de l'ordre de 20 à 40 millions d'euros pour l'économie et donc indirectement pour nos activités », affirme Cyril Giorgini, président d'Auditoire. Certes, Paris doit accueillir en 2007 la Coupe du monde de rugby. Un événement programmé sur 45 jours, très porteur pour les manifestations B to B. « Nous n'aurons pas le pic des JO en 2012, mais cela laissera de la place pour d'autres manifestations ! Paris reste un événement permanent. Et puis, Londres, c'est aux portes de Paris », remarque Frédéric Bedin, coprésident du Public Système. Et de rappeler que 2004, année où elle accueillait les Jeux olympiques, fut pour la Grèce un désert en matière événementielle...

Chez Market Place, où l'on a travaillé sur l'ouverture des Championnats du monde d'athlétisme à Paris en 2003, on va plus loin. « Aurions-nous été capables de gérer la cérémonie d'ouverture des JO ? C'est la vraie question que nous devons nous poser », commente Emmanuel David, directeur général de l'agence, dont la maison mère, GL Events, qui emploie 250 personnes en Grande-Bretagne, sera présente à Londres en 2012. Selon la direction du groupe, les JO devraient représenter 1 à 2 % de l'activité de la société à l'horizon 2012.

Au septième rang mondial

Si la candidature de Paris s'était soldée positivement, Market Place aurait ­récupéré une part du gâteau. « Cela n'aurait été que marginal », précise Emmanuel David. Difficile, de fait, d'évaluer le bénéfice induit par une manifestation prévue en 2012 pour une ­entreprise dont la visibilité économique ne dépasse pas les trois mois !

Surtout, l'échec de la candidature parisienne ne doit pas exonérer la profession d'une réflexion plus large sur les atouts et les handicaps de la capitale française en matière événementielle. « La prise de conscience, de la part des pouvoirs publics nationaux et parisiens, des enjeux économiques directs des grands événements est insuffisante », affirme Annie Arsault-Mazières, directrice générale de la ­Fédération des foires, salons et congrès de France (FSCF). L'implication des fonds publics serait dix fois moindre en France que chez nos voisins allemands, espagnols ou italiens, où les infrastructures des grands projets sont financées par les Länder, les régions et les collectivités territoriales.

« Paris représente encore 72 % de nos congrès », note Nathalie de Chalus, présidente de Colloquium, organisateur de congrès. En matière d'accueil de congrès et de salons, Paris n'en est pas moins descendu au septième rang des villes mondiales, derrière Barcelone, Vienne, Singapour, Berlin, Hongkong et Copenhague (source : International Congress&Convention Association). Inquiétant quand on sait qu'un congrès mondial génère 15 millions d'euros de recettes hors hôtellerie et que, poids des strates administratives oblige, il faut vingt ans pour voir posée la première pierre d'un parc des expositions.

www.iccaworld.com

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