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« La législationa assaini les pratiques»

30/03/2006 - par Entretien : Alexandre Debouté

Alain Gosset, président du Syndicat national de la communication directe (SNCD), évoque les principaux dossiers du secteur, notamment Internet et les mobiles.

Avec la montée en puissance d'Internet et de l'e-mailing, certains avaient prédit la fin du mailing papier. Qu'en est-il aujourd'hui ?

Alain Gosset. Les pronostics les plus radicaux sur le remplacement du mailing par le courriel se sont avérés un peu trop hâtifs. La réalité des pratiques en marketing direct a totalement contredit ce fantasme d'un basculement brutal d'une technique vers l'autre. Le courriel se présente aujourd'hui comme un média complémentaire. Il ne remplace pas le courrier, surtout en prospection, où les bases sont plus limitées et changeantes. La principale qualité du courriel, c'est d'être un support d'une grande réactivité, qui permet de susciter la réponse des clients ou prospects en quelques jours, contre quatre à six semaines en moyenne pour un mailing traditionnel. L'e-mailing est aussi une technique particulièrement efficace pour faire migrer les ­consommateurs vers une boutique ou un catalogue en ligne. Mais, encore une fois, ceci ne retire rien à l'intérêt que l'on peut avoir à mettre en oeuvre des mailings traditionnels.

Quel a été l'effet de la loi pour la confiance dans l'économie numérique (LCEN) sur l'e-mailing ?

A.G. La LCEN a eu un impact très sain sur les pratiques de prospection. Elle a donné davantage de crédibilité à ces pratiques, qui sont aujourd'hui largement reconnues. Les chiffres de progression de l'e-mailing sont là pour le prouver. Notre contribution à cette professionnalisation du secteur a également fait avancer les choses. La Commission nationale informatique et libertés a validé notre code de déontologie. Il appartient aux entreprises de continuer à utiliser le courriel dans un esprit d'autorégulation. Cela nous évitera d'autres interventions du législateur. Mais, aujourd'hui, on peut estimer que le public a confiance.

Qu'en est-il des communications sur les mobiles ?

A.G. Notre code de déontologie concerne autant le courriel que les SMS ou les fax. Mais nous nous interrogeons sur l'opportunité d'éclaircissements supplémentaires. Des travaux sont en cours au sein du syndicat. En tout cas, il est clair que les SMS peuvent poser des problèmes spécifiques. Par exemple, la désinscription, qui est facile pour les courriels, est quasiment impossible pour les SMS.

Quels sont les autres chantiers menés par votre syndicat ?

A.G. Premier gros dossier : le projet de code universel de l'adresse. L'idée est d'orgniser le travail sur les adresses d'une manière plus précise afin de les rapprocher entre elles avec certitude et dans le respect du cadre réglementaire. C'est une réflexion qui n'aboutira qu'à long terme, le SNCD n'étant qu'une des parties prenantes de ce chantier. Autre sujet : la mise à jour et la surveillance des dispositions qui visent l'envoi de courriels et de SMS, et le suivi des régimes dérogatoires de la loi, comme l'e-mailing dans le B to B. Enfin, le SNCD souhaite accompagner tous les professionnels, de plus en plus multispécialistes, qui sont confrontés à une évolution de leur métier.

Comment se portent les acteurs de la communication directe ?

A.G. Globalement, ce sont des métiers en ­expansion. Mais certains acteurs traditionnels souffrent, par exemple dans le traitement de l'adresse. C'est un secteur où les prix sont tirés vers le bas. Sur cette question, nous avons d'ailleurs créé un atelier au sein du SNCD, afin de mettre en place un ­baromètre de l'évolution de l'activité de nos adhérents. La tâche est loin d'être aisée car il faut tenir compte à la fois de l'activité des multinationales et de celle des très petites entreprises.

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