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Priorité à l'exclusivité

02/10/1998

Le directeur général des programmes de Canal+, Alain de Greef, revient sur les nouveautés de sa grille des programmes de rentrée, marquée par l'arrivée des sitcoms le samedi soir. Votre politique de fiction a pris un virage à 180°. Après les téléfilms, vous misez sur les sitcoms(1). Pourquoi?

Alain de Greef. Jusqu'à l'an dernier, Canal+ n'était pas autorisée à diffuser des films de cinéma les vendredis et samedis soirs. Pour compenser, nous produisions des téléfilms de 90min dignes du cinéma. Nous avons désormais des films le vendredi. Restait le samedi. Plutôt que de faire du faux cinéma, nous avons choisi la vraie télévision. En renonçant à la fiction lourde, compromettez-vous la réalisation de nombreuses coproductions? A.G. Canal+, chaîne payante, se doit de défendre de plus en plus une politique d'exclusivité pour ses abonnés. C'est le cas en sport et en cinéma. Mais, en fiction, où nous coproduisions avec d'autres chaînes hertziennes, c'était une situation embarrassante de voir nos téléfilms diffusés ailleurs. Nous continuerons à produire trois téléfilms par an. Croyez-vous aux sitcoms? A.G. Regardez le succès des comédies américaines. Pourquoi ne ferions-nous pas aussi bien? Nous sommes partis pour nous acharner pendant trois ans! Et les projets ne manquent pas, nous en avons reçu deux cent trente. Pour le moment, nous tournonsH,une réussite, etBlague à part,qui est plus dans la veine des séries américaines ou anglaises que nous connaissons. Elles seront à l'antenne dès le 24octobre, suivies deSpin City.AvecEva Mag,qui ne déclenche pas assez les rires(2), nous avons pris du retard, car nous avons un problème d'auteurs. Édouard Molinaro est le metteur en scène inattendu de H... A.G. Après le ratage du pilote, Jean-Pierre Ramsay, le producteur, l'a appelé à la rescousse. Face au trio infernal, Éric, Ramzy et Jamel, c'était un peu le choc des cultures. Et pourtant, l'alchimie a pris... Vous avez été les premiers à programmer les docu-soaps de la BBC cet été et, à l'inverse de France3 et d'Arte, vous avez décidé de ne pas en produire. Encore un souci d'exclusivité? A.G. Disons plutôt que ce type de programme feuilletonnant n'est pas adapté à une grille de chaîne à péage basée sur la multidiffusion. Moi, je n'ai pas à tenir mes abonnés en haleine avec un feuilleton. Je n'en diffuserai pas en saison, mais pourquoi pas dans le cadre d'une soirée événement ou l'été. Que faites-vous en matière d'animation pour jeunes adultes? A.G. La soirée comédie, le samedi, devrait démarrer avecLes Simpsonà 20h et se terminer après les sitcoms parSouth Park.Nous avons un projet avec deux peintres, les frères di Rosa. Entretien: C.L. (1) Chaque série compte 20épisodes de 26minutes. Ce qui représente un budget de 1,5 à 2millions de francs l'épisode. (2) Les sitcoms sont enregistrées en public.

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