Vous êtes ici

Pour bénéficier des alertes ou des favoris, vous devez vous identifier sur le site :

Vous avez déjà un identifiant sur stratégies.fr ? Identifiez-vous

Pas encore d'identifiant ? Créez vos identifiants

Un métier plus pro et toujours féminin

25/05/2006 - par Lionel Lévy

La dernière étude du Syntec conseil en relations publiques veut redorer l'image d'une profession en mal de reconnaissance.

Une tête bien faite dans un corps sain. » Cette expression de Juvénal aurait très bien pu servir de titre à l'étude Ressources humaines 2005 du Syntec conseil en relations publiques. Le portrait-robot des salariés d'agences de relations publiques vise en effet à tordre le cou aux idées reçues. Si les femmes représentent sans surprise 80 % des effectifs, les salariés s'avèrent hautement diplômés (46 % ont un niveau bac + 5), dynamiques (69 % ont moins de 35ans) et protégés par un statut favorable (85 % ont signé un contrat à durée indéterminée). « L'image caricaturale de la chargée de relations publiques, belle plante décérébrée experte ès soirées cocktails, c'est fini, déclare-t-on au syndicat. Le métier s'est considérablement professionnalisé. »

Niveau d'exigence accru

D'abord à l'embauche. Point de salut ou presque sans un bac + 3 (90 % des salariés). Les agences chassent dorénavant les jeunes diplômés tous azimuts : dans les écoles de communication bien sûr, mais aussi de plus en plus dans les écoles de commerce, les instituts d'études politiques et les formations universitaires en sciences humaines (lettres, langues, gestion, etc.). Sans oublier hors de nos frontières : 7,6 % des salariés des agences sont étrangers (anglo-saxons pour 53 % d'entre eux). « Les profils sont très diversifiés car les bons RP doivent être ­capables de faire plein de choses à la fois, estime Thierry Wellhoff, président de l'agence Wellcom. En agence, ils doivent sans cesse naviguer entre le conseil, l'analyse et des missions opérationnelles dont ils sont censés maîtriser les techniques. Nous recherchons donc des personnalités davantage que des diplômes, car il n'y a pas une école en particulier qui prépare à tout cela. » ­Myriam Sander, directrice de l'agence Go Public, est du même avis. Dans sa structure de dix-huit personnes, aucun salarié n'a le même diplôme. « Nous comptons des juristes, des chimistes, d'anciennes professionnelles du tourisme... L'important c'est de maîtriser le secteur dont on doit s'occuper, car les clients sont de plus en plus exigeants », précise-t-elle.

De fait, les agences sont aujourd'hui particulièrement attentives aux compétences sectorielles de leurs collaborateurs. Et face aux exigences accrues de leurs clients, certaines développent des formations internes. En ce domaine, l'agence Ketchum a mis le paquet. De nombreuses formations sont proposées à ses quarante collaborateurs via l'intranet, tandis qu'une université d'entreprise, The European Ketchum College, devrait voir le jour en septembre prochain. « Formation aux nouveaux médias, à l'écriture, à la négociation, etc. : nos collaborateurs vont pouvoir se perfectionner en choisissant l'une des douze sessions que nous mettons à leur disposition », détaille Cécilia Vendramini, directrice générale ­adjointe de Ketchum France.

Emploi massif de stagiaires

Bref, le métier des relations publiques s'est nettement professionnalisé. Pourvu qu'il ne perde pas dans le même temps l'une de ses spécificités exemplaires : la proportion importante de femmes dans les fonctions de direction (62 %) ! Autre enseignement de l'étude : la relative stabilisation des effectifs. Si 14 % des salariés sont en place depuis plus de dix ans, 46 % sont dans la même agence ­depuis plus de trois ans. Lors de la dernière étude de Syntec RP, réalisée en 2000, ils n'étaient que 37 % à franchir ce cap. Mais la plus grande satisfaction de la profession est ailleurs : « Aujourd'hui, travailler dans les relations publiques n'est plus un choix par défaut, mais une décision mûrement ­réfléchie », se félicite-t-on à la direction de l'agence i&e ­Consultants, qui a piloté l'étude pour le Syntec. Seule ombre au tableau : l'emploi massif de stagiaires, avec des stages opérationnels de six mois rémunérés à 30 % du Smic maximum. Selon l'étude, plus d'un salarié sur deux aurait encadré un stagiaire au cours de l'année 2005. Mais seuls 12 % de ceux-ci ont été engagés à l'issue de leur stage.

Envoyer par mail un article

Un métier plus pro et toujours féminin

Séparer les adresses par des virgules
M’envoyer une copie par e-mail
Email this Article

Thank you for your interest in spreading the word about Stratégies.

NOTE: We only request your email address so that the person you are recommending the page to knows that you wanted them to see it, and that it is not junk mail. We do not capture any email address.

Plus d’informations sur les agences avec les Guides Stratégies