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L'entretien

Denise BenGiOaR : Ma profession est en pleine croissance

09/10/1998

Denise Bengioar dirige l'agence Addibell Marketing et préside le Syndicat du marketing téléphonique et des médias électroniques.

Quelles sont les missions du syndicat? Denise Bengioar. Notre syndicat, qui a tout juste vingt ans, regroupe 35sociétés de télémarketing de toutes tailles. Il s'ouvre également à des annonceurs exploitant des cellules de marketing téléphoniques internes. L'objectif est double: affirmer une éthique professionnelle et défendre les adhérents chaque fois qu'apparaît une réglementation inadaptée ou défavorable. Concrètement, quels sont les grands chantiers en cours? D. B. Nous avons ouvert le syndicat à des collèges de la profession (exemples: logiciels de télémarketing, informatique spécialisée, etc.), qui convergent autour du métier du téléphone, et dont les centres d'appels ne peuvent se passer pour offrir les meilleurs services à leurs clients. Je travaille aussi à la mise en place d'une convention collective propre au télémarketing et aux centres d'appels. Je défends un texte qui prévoit une grande souplesse, aussi bien dans les horaires, le travail du dimanche, que dans les types de contrats, car notre métier l'exige. L'idéal serait de pouvoir appliquer des CDD d'usage, déjà en vigueur dans le secteur de l'intérim. À ce sujet, nous avions engagé une démarche auprès du ministère du Travail, il y a environ cinq ans, afin de résoudre cette problématique et de faire reconnaître notre profession, qui existe depuis vingt ans. Nous nous sommes vus contraints de quitter définitivement la table des négocations devant le revirement des organisations syndicales face aux CDD et à l'annualisation. Comment cela se passe-t-il aujourd'hui? D. B. Sauf exception, les sociétés de télémarketing doivent respecter des journées de carence avant de refaire un contrat à un téléopérateur, ce qui est très pénalisant pour notre profession dans le cas où un client nous demande de prolonger une campagne en cours. Par ailleurs, je milite pour une homogénéité des tarifs. Votre point de vue sur la politique salariale du secteur? D.B. La rémunération est un point sensible, car chaque société de télémarketing a sa propre stratégie. Pour preuve, la fourchette va du Smic jusqu'à 45 à 50F de l'heure, primes incluses, pour un téléopérateur. Ensuite, il existe des barêmes très variables selon le profil des salariés: superviseurs, responsables de production... Pour ces derniers, les salaires dépendent de l'entreprise qui les emploie et de leur type de contrat (CDD ou CDI). La plupart des encadrants dans nos entreprises sont engagés en CDI. Comment comptez-vous améliorer l'image de la profession? D. B. Je vais lancer des campagnes de relations publiques et de presse lors de la SIMD (Semaine internationale du marketing direct), et du Seca (Salon européen des centres d'appels). D'autre part, une manifestation événementielle et médiatique importante est en préparation pour fêter les 20ans du SMT. Je veux prouver que l'on n'embauche pas que des étudiants à la sauvette, ou des artistes au chômage, mais qu'il y a de vrais professionnels du téléphone. Il y a des carrières à faire. C'est un vrai métier. Ma profession est en pleine croissance et nous sommes aujourd'hui parmi les plus gros créateurs d'emploi en France. Ce fait à lui seul est déjà significatif. Nous ne sommes pas simplement des producteurs d'appels, nous sommes des consultants, nous faisons partie intégrante des stratégies marketing et sommes devenus indispensables dans la plupart des secteurs d'activité existants pour le développement des entreprises françaises et européennes.

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