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Kolkoz

26/10/2006

LLa Société générale semble avoir toujours été là, on a l'impression de l'avoir toujours connue. C'est presque comme une institution ! Nous y sommes tellement habitués que l'on oublie que le nom même de « Société générale » est un slogan en soi. Un nom qui contient une part d'utopie. Quand une banque s'appelle « Société générale », on doit pouvoir être certain que c'est une banque qui va s'occuper de l'individu à l'échelle d'un tout. Il y a quelque chose d'universel dans l'idée même de société générale. Concernant le logo, il a le mérite de ne pas verser dans le lyrisme racoleur. Pour nous, c'est un aspect important de la marque, car il symbolise quelque chose d'essentiel à l'idée que nous nous faisons d'une banque.

Une banque, ce sont des gens sérieux en lesquels on doit avoir confiance. Cette confiance se construit autour de la persuasion. Pour nous, qui utilisons des outils de simulation informatique dans notre travail et dans nos oeuvres, persuader un spectateur que ce que l'on montre est une réalité tangible est notre principale problématique artistique.

Au niveau d'une banque, on sait tous combien la part de persuasion est décisive dans la relation du banquier à son client. La simulation est un facteur clé dans cette relation. Non pas dans un sens péjoratif mais, au contraire, parce que tout projet va de pair avec une simulation de notre futur. Il faut anticiper et simuler ce que l'on souhaite réaliser pour convaincre le banquier. Le banquier, à son tour, doit proposer une simulation financière pour imaginer la viabilité économique du projet. Cette simulation réciproque repose sur un principe de confiance et une capacité d'ouverture à la négociation. Il est fondamental pour nous de ne pas dissocier l'image d'une banque, aussi gigantesque soit-elle, de la relation humaine qu'elle suppose au quotidien. On est trop enclin à croire que seul le client doit faire en sorte de convaincre son banquier, comme s'il était le seul à dire : « Regardez, vous pouvez me faire confiance. » Mais l'inverse est vrai aussi, surtout ces dernières années. La Société générale dit aussi : « Vous pouvez nous faire confiance. » C'est dans cet espace que se créent le dialogue et la négociation. Pour nous, une question importante est de savoir comment une banque aussi grande peut s'adapter à la diversité de ses clients et de leurs particularités.

Par exemple, une perspective pour la Société générale serait d'abandonner le terme de « client », pour parler d'abord de « partenaire ». En allant voir cette banque, on ne cherche pas à devenir client comme si on allait acheter quelque chose. On cherche à rentrer dans une relation de confiance, une relation qui s'apparente plus à du partenariat. Cet échange suppose une investigation des champs d'activité des « partenaires potentiels » et une adaptation aux nouveaux statuts, par exemple, des artistes. Aujourd'hui, ces derniers ne veulent plus être considérés comme des bohèmes romantiques. Ce sont, au contraire, de véritables entrepreneurs, qui ne sont pas en marge de la société.

L'image des banques a bien changé, mais les clients - pardon, les partenaires - ont changé aussi. L'argent n'est plus, ou en tout cas ne doit plus être, quelque chose qui fait peur. Une banque comme la Société générale peut, concrètement, parler d'argent à ses « partenaires ». Après la thématique de la dernière campagne de pub du « coup de pouce », on peut imaginer insister plus encore sur le rapport de la banque à ses clients, sous la forme d'un rapport de partenariat. Ce qui compte, c'est la capacité de la Société générale à s'associer : une capacité qu'elle partage avec ses partenaires, des partenaires particuliers !

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