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La profession entre high-tech et proximité

07/12/2006 - par Sophie Mensior

L'association professionnelle IPC et l'École française des attachés de presse livrent les résultats de leur quatrième enquête sur les métiers des RP. Une profession plus mature, confrontée aux enjeux des nouvelles technologies de l'information.

Montée en puissance d'Internet, relations pacifiées avec les journalistes, place enfin stabilisée des RP dans l'entreprise, tels sont les principaux enseignements de la dernière édition de l'enquête Efap-IPC sur les métiers des relations presse. Depuis 1999, l'École française des attachés de presse (Efap) a entrepris en collaboration avec Information presse et communication (IPC), association professionnelle des relations presse et de la communication, de mener une enquête portant sur les métiers des relations presse, afin de construire un baromètre de la profession. Après les enquêtes de 1999, 2001 et 2003, voici maintenant les résultats de la cuvée 2006.

Développement des outils électroniques

L'utilisation d'Internet constitue l'un des changements majeurs depuis la dernière enquête, qui date de 2003. La preuve par les chiffres : 62 % des professionnels envoient souvent leur dossier à la presse par courriel, contre 28 % en 2003. Si l'on ajoute ceux qui le font de temps en temps, c'est 80 % de la profession qui a recours à ce mode de communication. La correspondance électronique devient dominante et parfois exclusive. Aujourd'hui, la quasi-totalité des responsables des relations presse ­estiment qu'Internet a fait évoluer leur façon de travailler (un quart de plus qu'en 2003) et 69 % (+28 % par rapport à 2003) considèrent que cette évolution est profonde. Autre conséquence : 82 % des personnes interrogées ont revu la conception de leurs supports de ­communication en raison de l'informatique et du Web. « Internet constitue une révolution dans la manière de présenter les informations, estime Bruno Huisman, directeur ­général des Efap. Un vrai défi est lancé aux attachés de presse : quel type d'informations doivent-ils mettre sur ­Internet, comment doivent-ils s'en servir ? » Mais gare aux excès...

Paradoxalement, si les échanges électroniques sont de plus en plus répandus et acceptés, le besoin d'une relation étroite, voire le recours au face-à-face, se fait plus que jamais sentir. Parmi les outils utilisés pour ­communiquer avec les journalistes, l'entretien téléphonique reste prioritaire et est même en légère augmentation (40 %), et l'entretien en face-à-face, qui avait chuté en 2003, gagne 10 points (32 %). Autre exemple montrant ce besoin de rencontre physique : les petits déjeuners professionnels ­rencontrent l'adhésion d'un quart des personnes interrogées. Et il en est de même pour la conférence de presse, avec un tiers d'adeptes.

Relations de confiance avec les journalistes

L'enquête pointe aussi de meilleures relations avec les journalistes : 42 % des personnes interrogées ­considèrent que celles-ci ont changé depuis deux à trois ans. Une évolution qui va dans le bon sens, puisque plus d'un tiers ­d'entre elles considèrent qu'elles se sont beaucoup améliorées, contre 26 % lors de la dernière enquête, et plus de la moitié estime que les rapports se sont plutôt améliorés (- 3 %). « On ressent moins de défiance entre les deux parties et une meilleure compréhension de ce que l'une peut apporter à l'autre », commente Bruno Huisman.

Malgré ce constat quasi idyllique, les trois quarts des responsables des relations presse considèrent qu'il est de plus en plus difficile d'intéresser les journalistes, de les faire se déplacer, et notamment de les inciter à se rendre aux conférences de presse. Ce qui n'empêche pas les deux tiers ­des professionnels du secteur de considérer qu'ils ont des ­relations de confiance avec les journalistes et que ces relations sont suivies.

Selon l'étude 2006, la quasi-totalité des personnes interrogées considèrent par ailleurs que les relations presse occupent une place de plus en plus stratégique dans la politique de communication des entreprises. Même si la presse peut connaître des situations délicates, cela démontre qu'elle ne perd pas de son influence, en restant un vecteur important.

Reconnaissance du métier

« Les relations presse peuvent constituer une alternative efficace à la saturation publicitaire. Les journalistes font exister un produit, un événement. Le silence journalistique total est la pire des choses », estime le directeur général des Efap. Une tendance corroborée par le fait que toutes les personnes ­interrogées ­considèrent à une écrasante majorité que la profession est désormais ­reconnue par les chefs d'entreprise, tout secteur d'activité confondu. ­Parallèlement à cet ancrage institutionnel du métier, l'étude constate un niveau de formation de plus en plus élevé des professionnels des RP. Plus des trois quarts des personnes interrogées ont un ­diplôme égal ou supérieur à Bac + 3. Parmi ces ­diplômés, 43 % sont allés jusqu'à Bac + 4 et 40 % ont poursuivi jusqu'à Bac + 5. « Par rapport à ce que l'on constatait il y a dix ans, on note une ou deux années supplémentaires de formation », constate Bruno Huisman.

Pour conclure cette photographie du ­métier, on ­retiendra que cet univers est très ­féminisé, à 68 %. Un constat à nuancer. On assiste en effet ces dernières années à un certain rééquilibrage : en 2003, la proportion des femmes était de plus de 75 %. En revanche, quand on ­examine les tranches supérieures des salaires annuels bruts (plus de 76 000 euros), correspondant aux postes de dirigeants, on trouve 55 % ­d'hommes ­contre 45 % de femmes. Dans ce ­métier qui compte plus de deux tiers de femmes, la parité a donc encore des progrès à faire. Mais, là aussi, la tendance est à la ­diminution des écarts.

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