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Le marché retrouve des couleurs

18/01/2007 - par Patrick Cappelli

Le tourisme d'affaires se concentre sur les séminaires, les conventions et les voyages d'incentive ou de récompense. Ce marché, qui s'est ressaisi, attire de nouveaux intervenants.

Le tourisme d'affaires renoue avec la croissance. Après un net recul en 2003 (-3,2 %) et un début de reprise en 2004, l'année 2005 a été marquée par une reprise (+1,8 %) pour un volume global estimé à 8,8 milliards d'euros par la société Bedouk Meetings&Events Media et le cabinet Coach Omnium (lire encadré). Ce chiffre représente les dépenses des entreprises implantées en France (hors coûts de transport) pour leurs meetings et autres voyages d'incentive. « Le marché s'est épuré, avec un nombre d'événements moins élevé mais réunissant plus de participants. La durée des séjours a également baissé », analyse Benoît Rosenthal, directeur général de Bedouk Meetings&Events Media. En 2006, cette tendance à la réduction de la durée des manifestations est toujours d'actualité, mais les dépenses moyennes par participant ont augmenté (+7%). Les prix d'une journée d'études se situent entre 30 et 90 euros par personne, tandis que ceux d'un séminaire se situent dans une fourchette de 120 à 230 euros.

La conjoncture apparaît donc positive pour le tourisme d'affaires et les agences spécialisées. Celles-ci sont principalement consultées pour l'organisation des grandes manifestations (plusieurs centaines de participants) et les voyages d'incentive à l'étranger. On peut classer les agences en trois types : les départements spécialisés des groupes de communication ou de tourisme (Publicis, Carlson Wagonlit, Omnicom ou Aegis), les agences indépendantes de taille moyenne (50 à 200 personnes) parmi lesquelles on trouve Le Public Système mais aussi Groupe Ormès ou MCI, enfin, les petites structures - les plus nombreuses. Au total, l'Association nationale des agences de communication événementielle (Anaé) recense parmi ses membres une trentaine d'agences spécialisées dans le tourisme d'affaires. Mais de nouveaux intervenants émergent, à l'instar de Disneyland Paris (lire l'encadré page 42).

Pour Martine Schwab, présidente de Publicis Meetings (département tourisme d'affaires de Publicis Events), les groupes organisés en réseau disposent de solides arguments à faire valoir : « Grâce à notre taille et à notre réseau mondial, nous pouvons apporter à nos clients un rapport qualité/prix exceptionnel. Nous achetons de gros volumes de prestations, ce qui nous permet d'optimiser les coûts. » L'aspect international de ces groupes est également un plus, selon Marie-Laure Puynesge, directrice générale de CWT Events France : « Nous sommes présents dans quinze pays européens. Les synergies entre toutes les entités de CWT Events permettent de mieux répondre aux appels d'offres internationaux. » Les clients de ces agences sont le plus souvent de grandes entreprises, qui achètent de nombreuses prestations de manière récurrente.

Proximité et innovation

Certaines agences réussissent à conclure des accords-cadres sur plusieurs années, ce qui leur apporte une activité régulière et renouvelée. C'est le cas de Groupe Ormès, qui a signé un contrat de ce type avec le Comité international d'entreprises à succursales, un organisme qui regroupe les acteurs de la grande distribution mondiale, pour qui l'agence organise cinq à six événements par an qui peuvent réunir jusqu'à 1 300participants. « Depuis le 1er janvier 2006, nous avons rassemblé trois agences, Ormès, TCI et Challengers Conseil, afin d'atteindre une taille critique. Cela nous a permis de signer ce contrat qui court jusqu'en 2010 », explique Michel Dutertre, président d'Ormès. « Notre assise financière est nettement plus solide, ce qui rassure les directions des achats », ajoute Patrick Funel, vice-président du groupe.

Disposer d'une trésorerie suffisante pour acheter les prestations avant de facturer est en effet déterminant dans ce métier. Mais cela n'empêche pas les petites structures de tirer leur épingle du jeu en misant sur deux leviers : la proximité et l'innovation. Créée par Sylvie Pastre, ancienne attachée de presse dans le domaine du luxe, So Be Incentive s'est spécialisée dans le voyage d'incentive. « Dans les grosses agences, les entreprises n'ont jamais le même interlocuteur. Elles ont affaire au commercial, puis au technicien, au chef de projet ou à l'assistant technique. Chez nous, une seule personne s'occupe de leur opération de bout en bout », assure-t-elle. Concernant l'innovation et le sur-mesure, elle cite une opération réalisée en Amazonie, où une vingtaine de commerciaux ont effectué un stage de survie dans la jungle, encadré par des commandos de l'armée brésilienne. Pour Pierre Lusinchi, président de l'agence indépendante Alice Événements, « nous sommes dans un métier où il s'agit avant tout de faire confiance à des personnes. C'est pourquoi les petites agences peuvent gagner de beaux marchés ». Conclusion de Sylvie Pastre : « On doit aimer s'occuper des gens. C'est le secret de la réussite. »

www.alice-evenements.com,www.anae.org,www.carlsonwagonlit.fr,www.coachomnium.com,www.groupeormes.com,www.jcdconseil.com,www.occurrence.fr,www.publicisevents.com,www.sobeincentive.fr,www.tourismfordevelopment.com

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