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Entretien Patrick Fiole

« Sur Internet, on peut avoir un ton plus impertinent »

01/03/2007

Lancé en 1999, nouvelobs.com reste la référence des sites de presse. Entretien avec Patrick Fiole, son rédacteur en chef.

Nouvelobs.com a été créé avant tous les sites de presse. Quelle était l'idée de départ ?

Patrick Fiole. Le lancement de notre site s'est fait en 1999, sous l'impulsion de Claude ­Perdriel. Il a d'emblée voulu créer un site d'information qui ne cannibalise pas l'hebdomadaire. L'idée d'un quotidien sur le Web diffusant de l'info en continu s'est imposée rapidement. Cela ne s'était jamais fait.

Huit ans après, le succès du site est toujours au rendez-vous...

P. F. Tous les matins, nous créons un journal à partir de zéro avec une équipe de quinze personnes seulement [six sont en CDI]. Cela nous oblige à être plus réactifs que certains quotidiens ! Mais la concurrence des autres sites est devenue féroce... Nous devons sans cesse améliorer le site, proposer de nouveaux services. C'est dans ce cadre que nous avons créé La Télé de l'Obs il y a deux mois. Sur Internet, on peut aussi avoir un ton plus impertinent, tout en restant dans la ligne éditoriale du Nouvel Observateur.

De quelle manière pensez-vous être plus impertinents ?

P. F. Nous ne nous autorisons aucune censure, notamment pour évoquer les affaires internes au journal. Lors du départ brutal de Laurent Joffrin pour Libération, nous avons été très transparents sur ce qui se passait à l'intérieur de la rédaction. Nous avons aussi des prises de positions militantes, avec par exemple une page spéciale sur les prisons.

Comment s'effectue la collaboration entre la rédaction de l'hebdo et le site ?

P. F. En plus de papiers qu'ils écrivent spécialement pour nous, les journalistes occupent de mieux en mieux l'espace d'expression que leur offre Internet. Ils sont plusieurs à avoir un blog. Certains animent des émissions sur La Télé de L'Obs. Mais Internet fonctionne à un rythme tellement différent de l'hebdomadaire que les connexions restent malgré tout complexes.

Est-ce une question de génération ?

P. F. Pas seulement. Je pense que c'est surtout lié à une culture de travail. J'ai cinquante-sept ans et je viens de la presse écrite dans laquelle j'ai travaillé en quotidien, en hebdo, en tant que secrétaire de rédaction. Ces différentes expériences m'ont beaucoup servi à la création de nouvelobs.com car j'avais une vision globale de la presse. Mais il est vrai que les jeunes journalistes sont plus vite à l'aise avec l'outil Internet. Le plus âgé de la rédaction n'a d'ailleurs que vingt-neuf ans.

La rédaction en chef facilite-t-elle ces échanges Web-papier ?

P. F. Cela a toujours été le cas depuis la création du site. À cause de nos horaires très matinaux [la première équipe arrive à 5 h du matin], nous travaillons dans une grande autonomie. Durant les sept années de ma collaboration avec Laurent Joffrin, nous avons eu très peu de conflits.

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