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Conjoncture

Après l'embellie de 2005, la consolidation

15/03/2007

Contrairement à 2005, où fusions et transferts s'étaient multipliés, 2006 n'a pas été une année de grandes manoeuvres dans la communication éditoriale. Deux mouvements notoires sont seulement à noter en la matière : l'agence Because (4,6 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2006) a été rachetée par Gutenberg on line, permettant à la filiale de DDB France de proposer une offre d'édition plus globale, tandis qu'Artice a rejoint les rangs de Séquoia (14,5 millions d'euros de chiffre d'affaires et 8,5 millions de marge brute), la filiale édition du groupe Image Force, tout en restant autonome. Le plus pour Séquoia : le savoir-faire d'Artice en matière de communication de proximité. « Les entreprises veulent à présent s'adresser à des communautés plus restreintes parmi leurs salariés », analyse Édouard Rencker, PDG de ­Séquoia. Petits journaux, blogs communautaires, newsletters : les outils de communication de proximité sont en vogue.

L'année 2006 a par ailleurs été un bon millésime pour la communication éditoriale, légèrement en dessous toutefois de l'embellie de 2005. Mais le secteur pense avoir enfin tourné la page de la crise qui l'a affecté ces cinq dernières années. Les leaders, en tout cas, assurent bénéficier de ce rebond, tels Textuel-La Mine (30 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2006 et 17 millions de marge brute), Verbe (25 millions de chiffre d'affaires) ou Angie (20,5 millions).

Croisement des métiers

Autre fait marquant de l'année : le retour en force du corporate. Même des agences plutôt identifiées comme des spécialistes du consumer magazine, comme Textuel, ont changé leur fusil d'épaule : le repositionnement de cette filiale de TBWA sur le B to B est flagrant. Et sur ce marché florissant du corporate, deux sujets se détachent dans les demandes des entreprises : le rapport annuel, toujours en vogue, et le développement durable, qui continue de croître. Parallèlement à ce retour en force du B to B, le marché des « consumers » apparaît lui bien mal en point (lire en page 40). L'arrêt du magazine Epok, de la Fnac, en octobre dernier en est l'illustration la plus visible. De nombreuses enseignes de la grande distribution ont aussi abandonné leur magazine ou renoncé à en lancer.

La méforme des magazines de marque ne signe pas le déclin du papier pour autant. « Face au Web, le print a paradoxalement retrouvé sa valeur. C'est lui qui symbolise la prise de parole officielle de l'entreprise », estime Boris Eloy, président de l'Union des journaux et journalistes d'entreprises de France (Ujjef). Toutefois, sous l'effet d'Internet et du développement à l'international, les demandes en communication interne des entreprises deviennent beaucoup plus globales, comme le souligne Éric Tazartez, coprésident de Publicorp (13 millions d'euros de chiffre d'affaires et 6,8 millions de marge brute). Un phénomène qui accentue le croisement des métiers, déjà entamé depuis quelques années. Pour beaucoup, communication éditoriale, marketing services et opérationnel ne semblent faire plus qu'un...

Or, cette année, si les agences se sont toutes repositionnées sur le contenu, ce n'est pas un hasard : le risque de perte de visibilité pour ces agences est toujours là. « Dans notre secteur, ceux qui se lancent dans l'événementiel jouent, pour moi, un jeu dangereux. On ne peut pas faire tous les métiers avec un service de qualité », estime Agnès Mathon, PDG d'Unedite (2 millions d'euros de chiffre d'affaires et 1,3 million de marge brute). Le président de l'Ujjef, Boris Eloy, est plus nuancé : « La communication éditoriale est aujourd'hui majeure, elle a grandi. Elle est devenue la colonne vertébrale d'un processus d'information qui met la parole de l'entreprise au centre. Il ne faut plus rester dans une vision saucissonnée de la communication ! »

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