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Lancements

Un marché saturé ?

22/03/2007

Avec un troisième journal gratuit du matin en région parisienne, Matin plus, lancé le 6 février dernier par Bolloré Média et Le Monde, la concurrence s'intensifie. Certes, le marché reste dynamique. Selon les derniers chiffres de TNS Media Intelligence, la pagination ­publicitaire dans ce secteur de presse a d'ailleurs augmenté de 7,5 % en 2006. « Nous sommes venus sur un marché jeune et en forte croissance », rappelle Jean-Christophe Thiery, directeur général de Bolloré Média.

Passé l'effet de nouveauté, les annonceurs seront-ils capables de faire vivre trois titres ? « En tout cas, il y a une offre véritablement pluraliste car aucun des trois journaux ne s'inscrit dans la même logique éditoriale. Matin plus est un concept original, cocktail de brièveté et de recul, de photos et de textes », observe Jean-Clément Texier, président de la Compagnie financière de communication.

Pour l'heure, ni 20 Minutes ni Metro, les deux pionniers, n'avouent pâtir de la sortie de cette tête de pont parisienne du réseau Ville plus, l'ensemble de quotidiens gratuits lancés par les éditeurs de la presse ­régionale, qui devrait s'enrichir au printemps d'un nouveau-venu en Bretagne (signé Bolloré). « Nous avons eu de très bons résultats en ce début d'année, y compris en province », souligne ainsi Valérie Decamp, directrice générale de Metro France.

Fort ancrage régional

De son côté, Gaël Blanchard, président de la régie Bolloré Intermédia qui, outre la commercialisation de Matin plus, assure la régie publicitaire nationale des titres régionaux du réseau, évoque « des chiffres excellents » et « un objectif largement dépassé pour l'ensemble du réseau ». Et ce, malgré le retard pris dans l'harmonisation des maquettes et des unes des six quotidiens Ville plus. Ces ­résultats, qui restent à confirmer au cours de l'année, permettront ainsi à l'homme d'affaires breton de tenir sans trop d'efforts sa promesse d'offrir un minimum garanti pendant deux ans aux quotidiens locaux du réseau.

« Nous avons réussi à recruter des annonceurs qui n'allaient ni dans la presse gratuite locale, dont ils pensaient que la qualité pouvait être améliorée avec une harmonisation nationale du réseau, ni dans la presse quotidienne régionale à cause de son coût élevé », explique Gaël Blanchard, transfuge de JCDecaux. Sans compter les annonceurs qui n'avaient pas l'habitude de communiquer dans 20 Minutes et Metro, tels que les groupes de luxe, séduits par la caution du Monde et de Courrier international ainsi que par le fort ancrage régional du titre. « Finalement, Matin plus participe à un élargissement du marché qui peut nous être bénéfique », conclut, amusé, Pierre-Jean Bozo, ­président de 20 Minutes.

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