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Entretien Roland Cayrol

« Une activité minoritaire, mais un levier stratégique pour les instituts »

19/04/2007

Poids des sondages politiques dans l'activité des instituts, spécificité française par rapport aux autres pays développés, recueil de données en ligne... L'analyse du directeur général délégué de l'institut CSA.

Les élections sont-elles synonymes d'un essor d'activité pour les instituts ?

Roland Cayrol. Paradoxalement, pas vraiment. En période électorale, il y a tout un pan des études qui sommeille : moins de publicité, moins de lancements de produits, etc. Les sondages publiés, s'ils sont nombreux, ne représentent qu'un tiers d'un marché de l'opinion largement dominé par des enquêtes confidentielles et récurrentes. Par ailleurs, le poids des sondages politiques reste assez modeste au sein des études d'opinion, qui représentent elles-mêmes une part minoritaire de l'activité des instituts. En outre, une élection présidentielle, ce n'est pas ce qu'il a de plus intéressant pour un institut de sondages. Les suffrages à circonscriptions génèrent mécaniquement davantage de demandes. Mais les études d'opinion et les sondages sont, par leur visibilité, un levier stratégique pour nos entreprises.

Y a-t-il une spécificité française en matière de sondages ?

R.C. Aux États-Unis et dans de nombreux pays industrialisés, les partis et/ou les candidats travaillent avec un institut d'études attitré, dans un rapport d'exclusivité commerciale, quand il ne s'agit pas de consanguinité. En France, c'est la loi de la concurrence et de la pluralité qui prévaut. Les acteurs du marché travaillent quasiment pour tous les partis. Ce qui est une excellente chose, tant pour les clients que pour les instituts et pour le public.

Quelles grandes tendances sous-tendent aujourd'hui les études politiques ?

R.C. L'accélération des rythmes, la forte montée en puissance des études qualitatives et la porosité entre nos différentes expertises. Nous développons au sein du département études d'opinion et corporate des produits très inspirés de la culture marketing. Je ne crois pas qu'il y ait de modèle marketing qui ne puisse se projeter sur la sphère opinion et politique. D'ailleurs, même chez les institutionnels et dans les partis politiques, nos interlocuteurs sont de mieux en mieux formés aux techniques, aux contraintes et aux limites des études.

Qu'en est-il des études en ligne ?

R.C. Les politiques n'en veulent pas. Quant à nous, nous sommes circonspects. Aujourd'hui, je ne publie pas les sondages sur les intentions de vote réalisés via le Web. Il subsiste des écarts parfois très sensibles entre les études en ligne et les enquêtes par téléphone et en face-à-face. Et je ne suis pas sûr de savoir toujours les interpréter.

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