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Entretien Julien Billot

« Face au digital, il faut oublier tout ce que l'on sait »

21/06/2007

Julien Billot est directeur numérique de Lagardère active, le pôle qui regroupe les filiales presse et audiovisuel du groupe. Il présente ses projetssur la cible jeunes.

Les jeunes sont sur My Space, You Tube... Lagardère est en retard sur le Net. Quels sont vos atouts ?

Julien Billot Rien n'est figé, les cartes vont se rebattre. Nous avons des raisons d'être optimistes. Les groupes médias comme Lagardère ont d'abord des marques fortes, et plus encore que des contenus, des talents éditoriaux. Et à l'heure où le Web se développe dans l'audiovisuel, ils ont les moyens financiers d'investir dans ces développements. Ce n'est pas une question d'argent, mais de volonté.

Quel est votre rôle et vos objectifs vis-à-vis de la cible jeunes ?

J.B. Ma mission est de développer les activités numériques du groupe en France et à l'international, sur l'Internet et le mobile. Pour Lagardère, qui intervient à travers ses publications sur tout le chaînage de la vie, la cible jeunes est charnière. Il est difficile de savoir la part que les 15-24 ans consacreront, à terme, à la consommation numérique. Ce que l'on observe, en revanche, c'est que les médias ne se cannibalisent pas : les jeunes consomment de manière simultanée. Notre objectif est de leur proposer le plus de points de contact, quel que soit le média.

Quelles sont vos approches ?

J.B. Nous travaillons dans une logique d'extension des territoires de marques. C'est le cas avec MCM Top : de la chaîne MCM, nous sommes allés vers d'autres formats et avons créé cette chaîne musicale interactive sur le Net, et demain sur mobile, qui permet aux jeunes de créer leur propre programme. Ou avec le magazine Première, dont le nouveau site, plus collaboratif, propose à la fois des services - horaires de salles, bandes-annonces, etc. - et des contenus sur le cinéma et toutes les sorties culturelles. Il démarre d'ailleurs bien (800 000 visiteurs uniques), tout comme la nouvelle formule du magazine. Je crois à cet effet de résonance entre les marques grâce au Net. Le magazine Public est également un bon exemple de marque qui se déploie sur le Net, avec Public TV, et sur mobile. Nous avons aussi une approche par segment. C'est le cas de notre projet de portail pour les jeunes filles. La cible jeunes ouvre également des opportunités de diversification comme nous le faisons déjà avec les concerts Europe 2 ou les produits dérivés de la marque Elle pour les femmes. À ce stade, sur les jeunes, le groupe Lagardère réfléchit...

Ce portail pour les jeunes filles sera lancé prochainement ?

J.B. À l'automne. Nous travaillons avec le magazine Jeune&Jolie et la chaîne Filles TV sur la création d'un site qui aura sa propre identité et ne sera pas leur prolongement, même si chacun aura sa zone spécifique. Sur Internet, le positionnement sur les jeunes filles ne peut pas passer par ces deux marques, qui sont très segmentées. Internet est un média moins mature, il faut avoir un positionnement beaucoup plus large, plus généraliste.

Vous considérez que la logique du site compagnon est dépassée ?

J.B. Oui, je crois que raisonner en termes de site compagnon est une erreur. La question est souvent mal posée : il ne s'agit pas de se demander comment j'incarne mon magazine sur Internet, mais comment je porte les valeurs de ma marque. Le digital est un nouveau média. Il faut oublier tout ce que l'on sait, tout repenser - le contenu, les services, la promesse - mais dans le cadre de son histoire, de sa culture.

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