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Presse

Rupert Murdoch à la conquête du Vieux Continent

20/09/2007

En rachetant début août le groupe américain Dow Jones&Company, qui édite notamment le prestigieux quotidien financier Wall Street Journal, Rupert Murdoch a une fois de plus prouvé que son rêve de puissance ne souffrait aucun obstacle. Et aucune frontière. Car avec ce titre, le magnataustralien nourrit des ambitions de conquête européenne. Certes, il occupe de solides positions en Grande-Bretagne avec The Sun, The Times, News of the World ou le bouquet satellite BSkyB, mais, à soixante-seize ans, il a l'intention de traverser la Manche. La manoeuvre a commencé en avançant des pions en Europe de l'Est, via un quotidien national lancé en Pologne sous la marque The Times à l'automne dernier. Mais le gros morceau, c'est le Wall Street Journal Europe, qui vient d'ailleurs de démarrer une opération promotionnelle en France dans les points de vente Relay. Pour l'heure, avec ses 96 000 lecteurs selon la dernière étude EMS, la version européenne du quotidien des affaires américain ne fait pas le poids face au Financial Times (577 000 lecteurs) et à l'International Herald Tribune (132 000 lecteurs).

Des résultats trop modestes

Pour mettre la main sur Dow Jones, il a signé un chèque de 5,6 milliards de dollars, soit plus de 4 milliards d'euros), un montant supérieur de 60 % à la valeur en Bourse du titre. On imagine que le « tycoon » fera le nécessaire pour rentrer dans ses fonds. Il a aussi consenti à la création d'un comité éditorial indépendant, censé assurer l'intégrité des différentes rédactions du Wall Street Journal. Une exigence des journalistes, fondée sur le fait que le patron de News Corp. ne s'est jamais caché de vouloir faire de ses médias des instruments d'influence. En plus des « playmates » dénudées et des faits divers, ses journaux et chaînes de télévision (Fox aux États-Unis et BskyB en Grande-Bretagne) se sont distingués par leur soutien à Reagan, Thatcher, Bush, Blair ou encore Hillary Clinton. Un interventionnisme qui ne manquerait pas d'égratigner la crédibilité du « Journal », lequel peut se targuer d'avoir obtenu plus de trente prix Pulitzer.Rupert Murdoch n'ira sans doute pas jusqu'à ébranler la réputation d'un vaisseau qu'il a mis tant d'énergie à acquérir. Mais le milliardaire australo-américain, également propriétaire de My Space et de la 20th Century Fox, ne se contentera pas des modestes résultats de Dow Jones&Company, qui ont peu évolué ces cinq dernières années. Rich Zanino, le PDG du groupe, a d'ores et déjà annoncé le 10 septembre des coupes d'effectifs.

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