Vous êtes ici

Pour bénéficier des alertes ou des favoris, vous devez vous identifier sur le site :

Vous avez déjà un identifiant sur stratégies.fr ? Identifiez-vous

Pas encore d'identifiant ? Créez vos identifiants

LOUIS-BERNARD ROBITAILLE, LA PRESSE

Français malgré lui

30/10/1998

C'est un cas. Il est le seul correspondant salarié de son journal, et ce depuis vingt-cinq ans... Louis-Bernard Robitaille, journaliste à La Presse, un quotidien francophone de Montréal (Canada), a débarqué à Paris en 1973 avec, en poche, un contrat renouvelable tous les ans. La Presse (250000exemplaires) accorde alors peu de place à l'international. Mais Louis-Bernard Robitaille (52ans) a su imposer sa patte. Outre des papiers d'actualité, il signe une chronique de cinq feuillets chaque dimanche. Il travaille chez lui avec la panoplie complète du correspondant: fax, modem, ordinateur, téléphone et télévision. Avec son directeur de l'information, qu'il appelle trois fois par jour, il détermine ses sujets. Au menu dernièrement: la panne d'électricité de l'hôpital Édouard-Herriot à Lyon, le Pacs (pacte civil de solidarité), Notre-Dame de Paris, le dernier spectacle du québécois Luc Plamondon, et l'élection de Gerhard Schröder en Allemagne. Les scandales politico-financiers à la française et les variétés québécoises vues de Paris constituent son fonds de commerce. En médias, il a couvert les lancements de LCI et de Marianne. Sur TV5, il regarde le JT de Radio Canada, pour ne pas se couper des préoccupations de ses compatriotes et suivre l'actualité francaise avec une sensibilité de Nord-Américain. En France, Louis-Bernard Robitaille a un principe: il ne travaille jamais avec les attachés de presse qui, selon lui, «sont plus aptes à fermer les portes qu'à les ouvrir». Et Dieu créa les Français, comme il titre l'un de ses ouvrages publié en 1996 à l'intention des Québecois...

Envoyer par mail un article

Français malgré lui

Séparer les adresses par des virgules
M’envoyer une copie par e-mail
Email this Article

Thank you for your interest in spreading the word about Stratégies.

NOTE: We only request your email address so that the person you are recommending the page to knows that you wanted them to see it, and that it is not junk mail. We do not capture any email address.