
SOMMAIRE DU DOSSIER :
Denrées rares
Des pubs chics de plus en plus Net
Le Père Noël est internhotte
Griffes en mesure
Le luxe, entre élitisme et démocratisation
Les riches raffolent des médias
Fauchon réinvente Fauchon
Hauts revenus
Mon blog, les marques et moi
Au rythme de la mode
« Le luxe cultive de fortes amplitudes salariales »
Charity Business
Crème de la crème
Le fauve est lâché
La vague rose
Parfums d'histoire
Entre tradition et hédonisme
Quand prestige rime avec développement durable
Maquillage de fêtes
De fil en aiguille, la renaissance de Solstiss
22/11/2007 - Une enquête de l'Express-Roularta services analyse la « nouvelle relation des CSP + au luxe ».
Tout le monde peut accéder au luxe, chacun peut avoir sa part de rêve et s'octroyer des plaisirs un peu chers et hors du commun. C'est du moins le message que nombre de marques haut de gamme ou de prestige développent ces dernières années dans leur communication. Une récente étude de la régie Express-Roularta Services, réalisée sous la direction de Jean-Christophe Gombeaud, directeur marketing du service études-marketing, valide ce territoire d'expression, mais seulement en partie. Si les CSP + se disent plus enclins qu'auparavant à consommer du luxe, ils demeurent convaincus que cela doit rester exceptionnel. En effet, pour 61 % d'entre eux, les produits de luxe « permettent de se faire plaisir de temps en temps » et, pour 28 %, ils représentent « quelque chose qui reste très occasionnel ». Seulement 8 % déclarent qu'ils font partie de leur vie quotidienne.
Résultat : malgré sa démocratisation et son accessibilité nouvelle, le luxe reste à la fois synonyme d'exception, de raffinement et de rareté pour 41 % des sondés. Pour 32 %, il signifie « le rêve et le plaisir », pour 22 %, un « superflu tellement nécessaire », et « quelque chose d'inabordable au quotidien » pour 5 %. « Clairement, l'achat de produits de luxe est un coup de coeur, souligne Valérie Deguy, chargée de l'étude. Plus que le simple objet, c'est un moment que l'on décide de consommer. » Du coup, entretenir le côté exceptionnel du produit vendu est une stratégie intéressante pour les marques concernées.
« Du bien au moral »
Cette étude montre aussi que le luxe absolu est défini de manière certes cocasse mais en même temps assez significative des attentes des Français les plus aisés. Outre « passer plusieurs nuits dans un hôtel 5-étoiles », « manger du caviar à la louche dans un jet privé », « déguster un grand cru classé de bordeaux », certains, plus imaginatifs encore, voudraient « jouer au golf dans leur piscine » ou « rouler en Jaguar, avec une Rolex au poignet et... en jean ».
Les résultats de cette enquête sont aussi révélateurs des produits réellement consommés par les CSP + : tous sexes et tous âges confondus, le parfum reste le best-seller. à la fois précieux et abordable, il représente la porte d'accès idéale au secteur. Pas étonnant, dès lors, que Chanel soit l'une des marques les plus citées si l'on demande ce que serait le symbole du luxe. Les achats diffèrent ensuite en fonction du sexe : si ces dames optent en priorité pour un sac à main, puis pour un bijou ou un produit de maquillage, ces messieurs, eux, préfèrent les champagnes millésimés ou les grands vins et, en troisième position, les montres. Ces acquisitions, le plus souvent des coups de coeur, embellissent, pour 65 % des CSP + interrogés, leur quotidien. Pour 96 %, ils font « du bien au moral ».
L'étude Express-Roularta Services montre enfin une évolution de la signification que donnent à leur consommation les adeptes du luxe. Alors qu'ils recherchaient, dans les années quatre-vingt-dix, le côté ostentatoire du produit chic, les CSP + avouent aujourd'hui plutôt y trouver une source d'épanouissement, d'hédonisme et de bien-être. D'ailleurs, à la question « De quel luxe ne pourriez-vous pas vous passer ? », ils répondent d'abord... « De temps » (27 %) et « De vacances » (25 %). Le vrai luxe !
www.expressroulartaservices.fr
Pour son étude sur la nouvelle relation des CSP+ au luxe, réalisée en octobre 2007, Express-Roularta Services a d'abord mené une phase exploratoire qualitative en interrogeant 20 personnes du panel avec des questions ouvertes, comme par exemple « Quel est pour vous le comble du luxe ? ». Sur la base des réponses les plus révélatrices, un autre questionnaire a été élaboré puis soumis dans un second temps au reste du panel. Les questions de cette dernière phase portaient davantage sur « Qu'est-ce qu'un produit de luxe » ou encore « Pourquoi achetez-vous du luxe ? ».