Vous êtes ici

Pour bénéficier des alertes ou des favoris, vous devez vous identifier sur le site :

Vous avez déjà un identifiant sur stratégies.fr ? Identifiez-vous

Pas encore d'identifiant ? Créez vos identifiants

International

Ogo s'invite sur les murs de Berlin

31/01/2008

Trois yeux, une tête ronde et un grand sourire. Depuis deux mois, le motif s'affiche un peu partout dans les rues branchées de Berlin. Façades d'immeubles, portes cochères, palissades ou rideaux métalliques des magasins. Difficile d'échapper à ce « personnage » peint à la bombe. Œuvre d'un grapheur poète ? Happening d'un collectif de « street art » ? Ni l'un ni l'autre : ce « triclope » est le logo d'une nouvelle marque qui cherche à s'implanter en Allemagne.

Ogo, développée par la start-up californienne Ixi Mobile, est une gamme d'appareils qui combinent messagerie instantanée, écriture de SMS, navigateur Web et téléphonie. En s'invitant sur les murs de la capitale allemande, Ogo a atteint en quelques mois seulement une notoriété inattendue. « Notre campagne a les allures d'une opération clandestine et illégale, explique Lars Oehl-schlaeger, l'un des fondateurs de l'agence de pub Robot, responsable du projet. Notre but ? Attirer l'attention, être impertinents. » En réalité, les propriétaires des bâtiments tagués ont donné leur accord et perçoivent un loyer pouvant aller jusqu'à 1 000 euros. Mais les publicitaires entretiennent la confusion. D'ailleurs, les motifs ont été bombés par de vrais grapheurs, embauchés pour l'occasion.

Vandalisme pour les uns, coup de génie pour les autres : en Allemagne, cette campagne de marketing de rue fait débat. « Nous avons pris le risque de ne pas plaire à tout le monde, reconnaît Lars Oehlschlaeger. Mais on a beaucoup parlé de la marque, c'est exactement ce que nous espérions. » Il faut dire que ce genre d'opération est peu courante outre-Rhin : « Les entrepreneurs allemands sont souvent réticents à oser la nouveauté, analyse Torsten Schulte, expert en guérilla marketing. Les campagnes de ce type ne représentent que 5 % de leur budget publicitaire. »

Rapidement donc, les tags de Berlin créent un buzz qui dépasse les limites de la ville. Ogo s'offre quelques bandeaux publicitaires sur les sites de tchat MSN et ICQ, et la nouvelle se répand sur Internet. Coût total de l'opération : 300 000 euros. « C'est très peu, annonce Lars Oehlschlaeger. D'habitude, il est impossible de mener une promotion d'envergure nationale avec un budget aussi faible. »

D'autres marchésen Europe

Destinée à séduire un public jeune, la campagne est couronnée de succès : deux mois après son lancement, Ogo « dépasse les prévisions de vente », affirme, sans toutefois donner de chiffre, un porte-parole de Debitel, l'opérateur qui a décroché l'exclusivité de la distribution de l'appareil pour l'Allemagne. La marque veut désormais conquérir de nouveaux marchés en Europe, mais la promotion devrait s'assagir. « Berlin est une ville particulière, les graffitis font partie du quotidien et sont globalement bien acceptés, conclut Lars Oehlschlaeger. « Mais, ce n'est pas forcément le cas ailleurs. »

Envoyer par mail un article

Ogo s'invite sur les murs de Berlin

Séparer les adresses par des virgules
M’envoyer une copie par e-mail
Email this Article

Thank you for your interest in spreading the word about Stratégies.

NOTE: We only request your email address so that the person you are recommending the page to knows that you wanted them to see it, and that it is not junk mail. We do not capture any email address.