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Les secteurs et les entreprises qui recrutent

Internet. Régies, agences, presse, portails... tous les acteurs sont à l'affût des profils Internet. Les agences cherchent des Web designers, des experts en Flash, des ergonomes du Web et des planneurs stratégiques pour la création, des consultants médias en ligne, spécialistes du « search » et du référencement pour le conseil et la technique. Parmi les gros recruteurs pour 2008, Fullsix et Digitas. Chez Fullsix, après 120 personnes embauchées en 2007, 100 recrutements sont prévus cette année, dont 35 % d'ingénieurs et consultants techniques, 35 % de consultants marketing, 20 % de créatifs et 10 % d'administratifs. Idem chez Digitas, qui compte recruter une centaine de profils Web après 60 embauches l'année dernière. Google France, Microsoft ou Daily Motion - qui compte une centaine de collaborateurs et a recruté en six mois une vingtaine de commerciaux au sein de sa régie - devraient aussi continuer à embaucher.

Publicité. En dehors des agences constituant leur portefeuille clients, toutes restent très prudentes sur leur recrutement 2008. « La faute à un marché publicitaire de plus en plus contraint », résume Pierre Le Gouvello, coprésident de DDB France. Du coup, les grandes agences (Publicis, TBWA) ne devraient pas embaucher massivement, mais procéder à des remplacements et des redéploiements. Néanmoins, au vu de la généralisation des dispositifs à « 360° », toutes les agences recherchent des profils Internet. Problème : ils sont rares, à tel point que BETC Euro RSCG a embauché un chasseur de têtes pour s'occuper du recrutement (lire page 48). Les candidats qui ont au minimum deux ans d'expérience sur le Web (créatifs ou commerciaux) sont à peu près sûrs de trouver du travail.

RP-corporate. « À part deux-trois acteurs qui vont mal, les trente principales agences de relations publiques sont en croissance et devraient recruter. » Cet avis de Frédéric Henry, président de FHCOM, est partagé par nombre de professionnels du secteur. Toutefois, les recrutements devraient se faire au compte-gouttes. FHCOM qui, en trois ans, est passée de dix à vingt salariés, procède actuellement à quatre recrutements. Quant à l'agence Hopscotch, elle a créé 22 CDI en 2007 tandis qu'une dizaine d'embauches sont prévues. La pénurie concerne surtout les consultants seniors. Pour les juniors, Hopscotch s'oriente, selon Jérôme Lascombe, son président, « de plus en plus vers les écoles de commerce, Sciences Po ou le Celsa, au détriment des écoles de relations presse proprement dites ». Côté rémunération, celle-ci varie de 1 600 à 2 200 euros bruts mensuels pour les juniors, de 2 200 à 3 000 pour les confirmés et démarre à plus de 3 000 euros pour les consultants seniors capables de manager des équipes.

Design. Selon Antoinette Lemens, fondatrice de Jobs in Creation, ce métier échappe au marasme ambiant. La mobilité professionnelle est de mise et les agences peinent même à recruter en packaging. Les écoles de design se sont adaptées en proposant des formations ad hoc. L'école Intuit Lab a mis en place une cinquième année en alternance, qui permet aux employeurs de tester les jeunes graphistes. Du côté des profils plus seniors, « les agences demandent de plus en plus aux créatifs d'être responsables de leurs projets, y compris en termes de budget et de gestion du temps », précise Antoinette Lemens. L'ère des directeurs artistiques cachés derrière leur palette graphique est révolue : une connaissance de l'anglais est désormais indispensable pour participer aux rendez-vous avec les clients.

Quotidiens. Ambiance morose dans la presse quotidienne payante. La tendance est plus aux réductions d'effectifs et plans de départs volontaires (La Tribune, les Échos, Le Figaro...) qu'aux embauches. Côté presse gratuite, après une année 2007 riche en recrutements, notamment dans celle d'annonces (Comareg, qui édite 280 éditions de Paru Vendu, a ainsi recruté 487 salariés en 2007, dont sept chefs de publicité, 205 commerciaux et 12 patrons de publication), les différents supports ne prévoient pas d'embauches massives, juste des ajustements en fonction du turn-over. Quant à la presse quotidienne régionale, elle a connu quelques bouleversements, dont le rachat par Groupe Hersant Media de l'entité Nice Matin (Nice Matin, Var Matin, Corse Matin, La Provence, etc.) à Lagardère. Pour ses autres titres, GHM recrute une centaine de journalistes par an, notamment outre-mer. Le groupe privilégie également la mobilité interne par le biais de l'Académie des journalistes mise en place en 2005 pour détecter les potentiels pour les postes de rédacteurs en chef. Un système équivalent a été institué pour le pôle gratuit afin de déceler et former de possibles managers.

Magazines. La presse magazine ne sera pas une grande pourvoyeuse d'emplois en 2008. Chez Lagardère Media, on sort tout juste d'un guichet départ qui a vu plus de 150 salariés se porter candidats, mais on annonce plusieurs dizaines de recrutements pour Internet. Chez Prisma Presse, l'horizon est plus dégagé : 70 CDI ont été recrutés depuis 2005, et le groupe va passer de 60 salariés sur Internet à 100 fin 2008. « Notre recrutement sur le Web se fait en externe et en interne, explique Philippe Pouzeratte, DRH de Prisma. On recrute en interne pour tout l'éditorial, car il nous semble essentiel que ceux qui assurent la liaison entre le print et le Web viennent des rédactions. Pour les postes techniques, nous recrutons à l'extérieur. » Des recrutements commerciaux sont prévus, aussi bien dans le secteur d'Internet que pour Initial Régie, qui travaille sur les titres extérieurs à Prisma. Embauches en perspective aussi sur le projet de magazine féminin, à l'étude depuis longtemps. Le département diversification, qui décline les marques du groupe, devrait également recruter.

Télévisions nationales. La suppression de la publicité sur les chaînes de France Télévisions devrait doper les effectifs des régies des autres chaînes. Sollicitées par Stratégies, les directions des ressources humaines de TF1 et M6 ont préféré rester muettes. Toutefois, les deux régies proposent régulièrement des offres sur leur site Internet respectif. Si M6 se contente de mettre en ligne uniquement des propositions de stages, une vingtaine actuellement, TF1 est plus complet en publiant également des offres de CDI, une petite trentaine début février, dans tous les métiers du groupe : régie, antenne, rédaction, administratif...

Télévisions locales. Le secteur de la télévision locale est en plein boom avec l'attribution de nouvelles fréquences, notamment à Paris. Pour NRJ Paris, le groupe de Jean-Paul Baudecroux a déjà recruté une trentaine de personnes pour des postes de techniciens et de journalistes. « Nous avons beaucoup fait jouer la mobilité interne. Dans ce secteur, la cooptation également est importante. Finalement, un tiers de nos recrutements s'est fait à l'externe », convient Mickaël Lavaux, arrivé à la direction des ressources humaines en juin dernier. Reste encore dix postes à pourvoir pour la nouvelle chaîne francilienne. Groupe Hersant Media (GHM), qui a pris le contrôle d'Antennes locales en 2006, envisage également des recrutements pour sa chaîne parisienne. Par ailleurs, un projet de création d'une chaîne locale dans la région Sud-Est serait aussi dans les tuyaux.

Radio. Chaque année, le secteur connaît un mercato de ses animateurs et peu de stations y échappent, qu'elles soient musicales ou généralistes. Le groupe NRJ, lui, a en plus vécu une année 2007 qui a bouleversé son management. « Il y a eu beaucoup de départs au niveau du top management, qu'il a fallu remplacer, admet Mickaël Lavaux. Nous avons aussi recruté de nouvelles compétences, notamment dans le secteur du mobile et de la télévision. » Le groupe a également procédé à une réorganisation de sa régie, NRJ Global, sous la houlette de son nouveau directeur, Emmanuel Roye. « Une dizaine de postes restent à pourvoir en 2008, notamment des chefs de publicité, des chargés d'études et des chefs de projets cross-média », indique le DRH du groupe.

Affichage. Embellie dans l'affichage, malgré des prévisions en 2007, dues notamment à l'arrivée de la distribution à la télévision. JCDecaux a effectué de nombreuses embauches grâce à la mise en place du Vélib à Paris : « Nous avons recruté 350 salariés dans ce cadre à la fin 2007, dont 287 à temps plein », explique Thierry Raulin, DRH de JCDecaux France. D'autre part, une centaine de cadres ont été recrutés. Le secteur commercial a été renforcé : « Nous avons recruté vingt personnes à la direction commerciale. Nous avions le souhait de voir arriver des expertises extérieures : le recrutement de Jean Müller, ancien patron de NRJ Global, en tant que directeur général délégué, en est l'illustration. » JCDecaux prévoit de recruter 60 nouveaux cadres en 2008, tandis que chez son concurrent Clear Channel France, après une année 2007 consacrée à la « stabilisation », on annonce « 80 embauches en 2008, dont les trois quarts sur des profils commerciaux », selon Fabien Arnaud, DRH de Clear Channel France.

Internet. Régies, agences, presse, portails... tous les acteurs sont à l'affût des profils Internet. Les agences cherchent des Web designers, des experts en Flash, des ergonomes du Web et des planneurs stratégiques pour la création, des consultants médias en ligne, spécialistes du « search » et du référencement pour le conseil et la technique. Parmi les gros recruteurs pour 2008, Fullsix et Digitas. Chez Fullsix, après 120 personnes embauchées en 2007, 100 recrutements sont prévus cette année, dont 35 % d'ingénieurs et consultants techniques, 35 % de consultants marketing, 20 % de créatifs et 10 % d'administratifs. Idem chez Digitas, qui compte recruter une centaine de profils Web après 60 embauches l'année dernière. Google France, Microsoft ou Daily Motion - qui compte une centaine de collaborateurs et a recruté en six mois une vingtaine de commerciaux au sein de sa régie - devraient aussi continuer à embaucher.

Publicité. En dehors des agences constituant leur portefeuille clients, toutes restent très prudentes sur leur recrutement 2008. « La faute à un marché publicitaire de plus en plus contraint », résume Pierre Le Gouvello, coprésident de DDB France. Du coup, les grandes agences (Publicis, TBWA) ne devraient pas embaucher massivement, mais procéder à des remplacements et des redéploiements. Néanmoins, au vu de la généralisation des dispositifs à « 360° », toutes les agences recherchent des profils Internet. Problème : ils sont rares, à tel point que BETC Euro RSCG a embauché un chasseur de têtes pour s'occuper du recrutement (lire page 48). Les candidats qui ont au minimum deux ans d'expérience sur le Web (créatifs ou commerciaux) sont à peu près sûrs de trouver du travail.

RP-corporate. « À part deux-trois acteurs qui vont mal, les trente principales agences de relations publiques sont en croissance et devraient recruter. » Cet avis de Frédéric Henry, président de FHCOM, est partagé par nombre de professionnels du secteur. Toutefois, les recrutements devraient se faire au compte-gouttes. FHCOM qui, en trois ans, est passée de dix à vingt salariés, procède actuellement à quatre recrutements. Quant à l'agence Hopscotch, elle a créé 22 CDI en 2007 tandis qu'une dizaine d'embauches sont prévues. La pénurie concerne surtout les consultants seniors. Pour les juniors, Hopscotch s'oriente, selon Jérôme Lascombe, son président, « de plus en plus vers les écoles de commerce, Sciences Po ou le Celsa, au détriment des écoles de relations presse proprement dites ». Côté rémunération, celle-ci varie de 1 600 à 2 200 euros bruts mensuels pour les juniors, de 2 200 à 3 000 pour les confirmés et démarre à plus de 3 000 euros pour les consultants seniors capables de manager des équipes.

Design. Selon Antoinette Lemens, fondatrice de Jobs in Creation, ce métier échappe au marasme ambiant. La mobilité professionnelle est de mise et les agences peinent même à recruter en packaging. Les écoles de design se sont adaptées en proposant des formations ad hoc. L'école Intuit Lab a mis en place une cinquième année en alternance, qui permet aux employeurs de tester les jeunes graphistes. Du côté des profils plus seniors, « les agences demandent de plus en plus aux créatifs d'être responsables de leurs projets, y compris en termes de budget et de gestion du temps », précise Antoinette Lemens. L'ère des directeurs artistiques cachés derrière leur palette graphique est révolue : une connaissance de l'anglais est désormais indispensable pour participer aux rendez-vous avec les clients.

Quotidiens. Ambiance morose dans la presse quotidienne payante. La tendance est plus aux réductions d'effectifs et plans de départs volontaires (La Tribune, les Échos, Le Figaro...) qu'aux embauches. Côté presse gratuite, après une année 2007 riche en recrutements, notamment dans celle d'annonces (Comareg, qui édite 280 éditions de Paru Vendu, a ainsi recruté 487 salariés en 2007, dont sept chefs de publicité, 205 commerciaux et 12 patrons de publication), les différents supports ne prévoient pas d'embauches massives, juste des ajustements en fonction du turn-over. Quant à la presse quotidienne régionale, elle a connu quelques bouleversements, dont le rachat par Groupe Hersant Media de l'entité Nice Matin (Nice Matin, Var Matin, Corse Matin, La Provence, etc.) à Lagardère. Pour ses autres titres, GHM recrute une centaine de journalistes par an, notamment outre-mer. Le groupe privilégie également la mobilité interne par le biais de l'Académie des journalistes mise en place en 2005 pour détecter les potentiels pour les postes de rédacteurs en chef. Un système équivalent a été institué pour le pôle gratuit afin de déceler et former de possibles managers.

Magazines. La presse magazine ne sera pas une grande pourvoyeuse d'emplois en 2008. Chez Lagardère Media, on sort tout juste d'un guichet départ qui a vu plus de 150 salariés se porter candidats, mais on annonce plusieurs dizaines de recrutements pour Internet. Chez Prisma Presse, l'horizon est plus dégagé : 70 CDI ont été recrutés depuis 2005, et le groupe va passer de 60 salariés sur Internet à 100 fin 2008. « Notre recrutement sur le Web se fait en externe et en interne, explique Philippe Pouzeratte, DRH de Prisma. On recrute en interne pour tout l'éditorial, car il nous semble essentiel que ceux qui assurent la liaison entre le print et le Web viennent des rédactions. Pour les postes techniques, nous recrutons à l'extérieur. » Des recrutements commerciaux sont prévus, aussi bien dans le secteur d'Internet que pour Initial Régie, qui travaille sur les titres extérieurs à Prisma. Embauches en perspective aussi sur le projet de magazine féminin, à l'étude depuis longtemps. Le département diversification, qui décline les marques du groupe, devrait également recruter.

Télévisions nationales. La suppression de la publicité sur les chaînes de France Télévisions devrait doper les effectifs des régies des autres chaînes. Sollicitées par Stratégies, les directions des ressources humaines de TF1 et M6 ont préféré rester muettes. Toutefois, les deux régies proposent régulièrement des offres sur leur site Internet respectif. Si M6 se contente de mettre en ligne uniquement des propositions de stages, une vingtaine actuellement, TF1 est plus complet en publiant également des offres de CDI, une petite trentaine début février, dans tous les métiers du groupe : régie, antenne, rédaction, administratif...

Télévisions locales. Le secteur de la télévision locale est en plein boom avec l'attribution de nouvelles fréquences, notamment à Paris. Pour NRJ Paris, le groupe de Jean-Paul Baudecroux a déjà recruté une trentaine de personnes pour des postes de techniciens et de journalistes. « Nous avons beaucoup fait jouer la mobilité interne. Dans ce secteur, la cooptation également est importante. Finalement, un tiers de nos recrutements s'est fait à l'externe », convient Mickaël Lavaux, arrivé à la direction des ressources humaines en juin dernier. Reste encore dix postes à pourvoir pour la nouvelle chaîne francilienne. Groupe Hersant Media (GHM), qui a pris le contrôle d'Antennes locales en 2006, envisage également des recrutements pour sa chaîne parisienne. Par ailleurs, un projet de création d'une chaîne locale dans la région Sud-Est serait aussi dans les tuyaux.

Radio. Chaque année, le secteur connaît un mercato de ses animateurs et peu de stations y échappent, qu'elles soient musicales ou généralistes. Le groupe NRJ, lui, a en plus vécu une année 2007 qui a bouleversé son management. « Il y a eu beaucoup de départs au niveau du top management, qu'il a fallu remplacer, admet Mickaël Lavaux. Nous avons aussi recruté de nouvelles compétences, notamment dans le secteur du mobile et de la télévision. » Le groupe a également procédé à une réorganisation de sa régie, NRJ Global, sous la houlette de son nouveau directeur, Emmanuel Roye. « Une dizaine de postes restent à pourvoir en 2008, notamment des chefs de publicité, des chargés d'études et des chefs de projets cross-média », indique le DRH du groupe.

Affichage. Embellie dans l'affichage, malgré des prévisions en 2007, dues notamment à l'arrivée de la distribution à la télévision. JCDecaux a effectué de nombreuses embauches grâce à la mise en place du Vélib à Paris : « Nous avons recruté 350 salariés dans ce cadre à la fin 2007, dont 287 à temps plein », explique Thierry Raulin, DRH de JCDecaux France. D'autre part, une centaine de cadres ont été recrutés. Le secteur commercial a été renforcé : « Nous avons recruté vingt personnes à la direction commerciale. Nous avions le souhait de voir arriver des expertises extérieures : le recrutement de Jean Müller, ancien patron de NRJ Global, en tant que directeur général délégué, en est l'illustration. » JCDecaux prévoit de recruter 60 nouveaux cadres en 2008, tandis que chez son concurrent Clear Channel France, après une année 2007 consacrée à la « stabilisation », on annonce « 80 embauches en 2008, dont les trois quarts sur des profils commerciaux », selon Fabien Arnaud, DRH de Clear Channel France.