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Spécial femmes

L'un des impératifs des médias, c'est de vendre. Or la femme fait vendre, on le sait », reconnaît ­Michèle Reiser. « Mais c'est aussi elle qui achète, majoritairement », ajoute aussitôt la réalisatrice, qui préside la nouvelle commission de réflexion sur l'image de la femme dans les médias récemment installée par le gouvernement. C'est que la ménagère de moins de 50 ans a la vie dure. Si les études montrent depuis plusieurs années une convergence d'attitudes des consommateurs sans distinction de sexe - les hommes se mettent à consommer de plus en plus de produits de beauté, par exemple, et les femmes ont de plus en plus leur mot à dire dans le choix des voitures -, le pouvoir des femmes en matière de consommation, et notamment de prescription, reste prééminent.

Un pouvoir qu'elles n'ont cependant pas encore réussi à conquérir dans bien d'autres domaines. Même si plus de la moitié des Français (51 %) sont des Françaises, elles ne sont que 12,3 % à occuper les bancs de l'Assemblée nationale et 16,9 % ceux du Sénat. La loi sur la parité politique du 6 juin 2000 doit encore faire ses preuves. Par ailleurs, les femmes représentent moins de 10 % des équipes dirigeantes des 5 000 plus grosses entreprises et de la haute administration centrale. Enfin, leur salaire moyen est inférieur de 20 à 25 % à celui des hommes et, à diplômes, expériences et qualification identiques, la différence est ­encore de 13 %. Si les médias ont un rôle à jouer pour faire évoluer les mentalités, les annonceurs aussi. Et certainement plus qu'ils ne le croient, s'ils veulent continuer à toucher efficacement cette majorité de consommateurs que sont... les consommatrices.

L'un des impératifs des médias, c'est de vendre. Or la femme fait vendre, on le sait », reconnaît ­Michèle Reiser. « Mais c'est aussi elle qui achète, majoritairement », ajoute aussitôt la réalisatrice, qui préside la nouvelle commission de réflexion sur l'image de la femme dans les médias récemment installée par le gouvernement. C'est que la ménagère de moins de 50 ans a la vie dure. Si les études montrent depuis plusieurs années une convergence d'attitudes des consommateurs sans distinction de sexe - les hommes se mettent à consommer de plus en plus de produits de beauté, par exemple, et les femmes ont de plus en plus leur mot à dire dans le choix des voitures -, le pouvoir des femmes en matière de consommation, et notamment de prescription, reste prééminent.

Un pouvoir qu'elles n'ont cependant pas encore réussi à conquérir dans bien d'autres domaines. Même si plus de la moitié des Français (51 %) sont des Françaises, elles ne sont que 12,3 % à occuper les bancs de l'Assemblée nationale et 16,9 % ceux du Sénat. La loi sur la parité politique du 6 juin 2000 doit encore faire ses preuves. Par ailleurs, les femmes représentent moins de 10 % des équipes dirigeantes des 5 000 plus grosses entreprises et de la haute administration centrale. Enfin, leur salaire moyen est inférieur de 20 à 25 % à celui des hommes et, à diplômes, expériences et qualification identiques, la différence est ­encore de 13 %. Si les médias ont un rôle à jouer pour faire évoluer les mentalités, les annonceurs aussi. Et certainement plus qu'ils ne le croient, s'ils veulent continuer à toucher efficacement cette majorité de consommateurs que sont... les consommatrices.