
SOMMAIRE DU DOSSIER :
Le bras droit de Nicolas Hulot
L'expert en cycle de vie des produits
Le pourfendeur du « greenwashing »
Le businessman des pauvres
La pionnière de la RSE
La militante pragmatique
Le défricheur de l'événementiel
Le bon samaritain
L'artisan de l'insertion
La négociatrice du BVP
Le vert 2.0
L'écopublicitaire
La première de la classe
La bonne parole dans les agences
La papesse du marketing durable
10/04/2008
Cécile Ostria, directrice de la Fondation Nicolas Hulot. Bien sûr, la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l'homme (FNH) renvoie à son très médiatique fondateur, qui a pesé de tout son poids pour que les enjeux environnementaux deviennent prioritaires chez les politiques. Mais, au quotidien, c'est Cécile Ostria qui dirige cette ONG de 34 salariés qu'elle a rejointe en 1992 comme conseillère scientifique, après un doctorat en botanique tropicale. Au départ, la FNH se consacrait essentiellement à sensibiliser le monde de l'éducation pour toucher les jeunes. En 2000, elle décide de viser le grand public. C'est la naissance du Défi pour la terre, qui rappelle qu'il suffit d'une succession de petits gestes pour lutter contre le réchauffement climatique. « Quand Nicolas Hulot s'adressait aux décideurs, ils lui répondaient que les citoyens n'étaient pas prêts, raconte-t-elle. Avec le Défi pour la terre, qui a rassemblé plus de 800 000 signataires, il a pu prouver le contraire. » À la veille de l'élection présidentielle de 2007, la FNH n'a pas oublié l'opinion publique pour soutenir son action auprès des politiques. D'où la création du Pacte écologique, signé par 733 359 personnes. « Cela a permis d'avoir l'écoute des candidats. » Idem pour les élections législatives où la FNH a édité le Guide de l'éco-électeur, un outil pédagogique permettant aux citoyens d'interpeller les maires sur les grands enjeux écologiques. La FNH, qui préfère créer « des passerelles plutôt que des fossés », cherche aussi à toucher les salariés pour qu'ils puissent à leur tour faire bouger l'entreprise. Associée à Alliance pour la planète, dont elle partageait les préoccupations sur le blanchiment écologique, elle a quitté cette coalition d'associations environnementales qui refusait le dialogue : « Il est plus constructif de travailler avec les acteurs concernés que contre eux. » Parce qu'elle n'a pas les moyens humains d'être partout, la FNH ne s'investira pas dans le prochain BVP ouvert à la société civile. Elle a d'autres chantiers prioritaires, notamment la réforme de la Politique agricole commune (PAC) ou le suivi de la loi sur les OGM.

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