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Un laboratoire pour le cinéma

08/01/1999

Si tous les prestataires sont présents sur le secteur publicitaire, aucun n'y consacre l'intégralité de son activité. Évidemment, toutes les sociétés lui réservent le meilleur accueil, car la publicité leur permet de réaliser une part importante de leur chiffre d'affaires.«Elle demande des effets haut de gamme»,explique Ivan Sadik, en précisant que le groupe Duran Duboi (60permanents) réalise 20% de son chiffre d'affaires (107,5millions de francs en 1997) avec la publicité.«C'est un laboratoire qui permet d'expérimenter et de développer de nouvelles techniques, car il y existe toujours une demande pour des choses jamais vues,explique Guillaume Hellouin.Travailler sur un film publicitaire, c'est une manière d'avoir toujours une équipe à la pointe de la technique et des nouvelles tendances visuelles. Sans compter que c'est un marché assez confortable et assez rentable, même si les budgets publicitaires sont globalement à la baisse. Cependant, un studio qui ne ferait que de la publicité se scléroserait. Il faut pouvoir utiliser ailleurs ce qui a été développé en pub»,poursuit Guillaume Hellouin. Sa société Sparx*, intégrée au groupe Humanoïdes, réalise 50% de chiffre d'affaires (32MF en 1997-1998) avec la publicité, 10% avec le long métrage, mais 40% avec les séries d'animation pour la télévision, un secteur sur lequel elle s'est créée. Sa véritable ambition est incontestablement le cinéma«où la demande est moins innovante que dans la pub. Nous voulons faire des longs métrages d'animation 3D avec des rendus cartoon ou réalistes»,espère-t-il. Ce rêve est en passe de devenir réalité, car plusieurs projets sont en cours, commeDrôle de Petit Poussinde Serge Elissade, une animation pour enfants.«La publicité nécessite beaucoup de créativité, une grande sophistication tout en offrant une bonne valeur ajoutée»,résume Maurice Prost. Sa société Mikros, qui compte soixante-dix personnes, présente depuis ses débuts en 1985 sur la publicité (63% de son chiffre d'affaires), a annoncé clairement sa volonté d'aller améliorer sa part de marché au cinéma (actuellement 10%).«Ce marché est en train d'émerger et nos outils sont de plus en plus polyvalents»,ajoute-t-il. Peut-être est-il venu le temps où la position hégémonique de Duboi sur le long métrage risque d'être attaquée de toute part. Avec environ quatre-vingts longs métrages postproduits à son actif, deDelicatessenàAlien IV,l'autre société de Levallois-Perret régnait en maître sur le secteur. Ex-Machina, outre le cinéma (20% de son chiffre d'affaires) et la publicité (30%), s'est fait une spécialité mondiale des large screens, ces films conçus en relief ou pour le cinéma dynamique dont sont friands les Américains et les Japonais, ses principaux clients. Une filiale commerciale a même été ouverte en 1995 à Tokyo.

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