Vous êtes ici

Pour bénéficier des alertes ou des favoris, vous devez vous identifier sur le site :

Vous avez déjà un identifiant sur stratégies.fr ? Identifiez-vous

Pas encore d'identifiant ? Créez vos identifiants

HAVAS

En ordre de marche

14/05/1999

Désormais, les choses sont claires. Le groupe Havas poursuivra seul son développement en presse professionnelle. Pendant une bonne partie de l'année 1998, Jean-Marie Messier, Pdg de Vivendi, actionnaire à 100% d'Havas, a en effet cherché à élaborer un joint-venture avec l'allemand Bertelsmann. En vain. Après des mois de négociations, les deux parties ont dû convenir qu'elles n'arriveraient pas à leurs fins. Mais ces discussions n'auront pas été complètement inutiles, car les deux groupes, pour imposer leur marque dans cette alliance, se sont lancés parallèlement dans une course à la taille. Dans leur souci d'accord, Havas et Bertelsmann ont d'abord uni leurs efforts pour créer un pôle international d'information professionnelle. Ainsi, c'est en commun qu'ils ont annoncé, en juillet 1998, l'acquisition de Doyma, le premier éditeur de revues médicales en Espagne. Modeste par son ampleur, cette opération se voulait avant tout symbolique. «Nous allons intensifier nos relations avec Bertelsmann», expliquait alors Éric Licoys, Pdg d'Havas. Un voeu pieu: six mois plus tard, c'est seul qu'Havas décidait, toujours en Espagne, de reprendre Anaya, le deuxième éditeur ibérique. Entretemps, les liens s'étaient distendus, chacun préférant finalement jouer sa carte personnelle, même si les deux groupes ont lancé ensemble BOL, un site de vente en ligne de livres, début 1999, ou si Jean-Marie Messier a fait entrer Thomas Middlehof, le patron de Bertelsmann, dans son conseil d'administration. Au cours des douze derniers mois, le pôle presse d'Havas a finalement connu une profonde évolution. Outre les rachats espagnols, le groupe a notamment reprisLe Quotidien du Médecinà Marie-Claude et Philippe Tesson, et le groupe L'Étudiant à ses deux fondateurs, René Sylvestre et Benoît Prot. Surtout, il s'est doté d'un organigramme des plus clairs: tous les patrons de journaux du groupe, qu'ils soient en presse professionnelle (Tests, Le Moniteur, la France agricole, L'usine nouvelleouLSA)ou en presse grand public (le groupe Expansion,L'Express) dépendent d'une seule et même personne, Fabrice Fries. «Cette organisation a permis aux éditeurs de reprendre leurs marques après une longue période de flou», reconnaît d'aileurs l'un d'entre eux. À charge pour chacun d'augmenter son chiffre d'affaires et, surtout, sa rentabilité, l'actionnaire Vivendi étant friand de remontées d'argent frais pour financer ses opérations.

Envoyer par mail un article

En ordre de marche

Séparer les adresses par des virgules
M’envoyer une copie par e-mail
Email this Article

Thank you for your interest in spreading the word about Stratégies.

NOTE: We only request your email address so that the person you are recommending the page to knows that you wanted them to see it, and that it is not junk mail. We do not capture any email address.