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SOCPRESSE

Le grand ménage

14/05/1999

Désengagement de ses quotidiens de l'Ouest de la France, cession deFrance Soir, recherche d'investisseurs pourLe Figaro, les événements se sont accéléré depuis quelques mois au sein de la Socpresse, l'un des deux pôles (avecFrance Antilles, propriété de la famille) du groupe Hersant. Trois ans après le décès de Robert Hersant, la pression des banques est telle qu'il ne peut plus jouer la montre. Fini l'immobilisme, l'heure est à la recomposition. Recomposition du capital, mais aussi de son périmètre. Conscient de la nécessité de restructurer le groupe, Yves de Chaisemartin, l'héritier désigné par RH dans son testament, avait ainsi confié, fin 1997, à Christian Brégou une mission d'audit financier. Six mois plus tard, l'ex-Pdg de CEP Communication lui a présenté un «plan de réorganisation juridique et financière» passant par l'ouverture du capital duFigaroà de nouveaux investisseurs pour financer le remboursement d'une partie de la dette. Profitant de l'été, Yves de Chaisemartin a ensuite été repris par ses vieux démons qui le poussent à laisser du temps au temps. Mais cette fois, les banquiers n'ont pas attendu longtemps pour lui rappeler ses échéances. Il a alors demandé à l'un de ses lieutenants, Pierre-Jean Bozo, d'accélérer la restructuration de ses trois quotidiens régionaux de l'Ouest (Presse Océan, Le Courrier de l'OuestetLe Maine libre) pour mieux les marier avec le concurrent de toujours,Ouest France. Peu avant la fin 1998, les deux parties ont annoncé la création d'un holding commun, détenu en majorité par le premier quotidien français.

Une priorité: Le Figaro

L'opération était à peine achevée que la Socpresse a annoncé en mars, à la surprise générale, la cession deFrance Soirà Georges Ghosn. La négociation avait été gardée bien secrète, y compris en interne. Sur l'identité du repreneur (l'ex-patron deLa Tribuneet duNouvel Économiste) bien sûr, mais aussi sur la vente, puisque la Socpresse avait beaucoup investi en 1998 sur le quotidien, en le dotant d'un outil industriel autonome et moderne et en lui offrant une nouvelle formule sous la houlette d'Yves Thréard. En vain. L'effort n'avait pas été suffisant pour remettreFrance Soirsur les rails: sa diffusion France payée a encore baissé de 2,92% en 1998, à 149844exemplaires. Désormais, la seule priorité de la Socpresse resteLe Figaro, dont la valeur, suppléments et régie publicitaire inclus, est valorisée à 4MdF. Plusieurs banques anglo-saxonnes ont d'ailleurs annoncé leur intention d'entrer dans son capital, mais Yves de Chaisemartin ne veut pas passer la main. Sa préférence va vers une introduction en bourse d'ici à 2001. En attendant, il a choisi de concurrencerFemina hebdoen lançant le mois dernierVersion Femmetout en acceptant de créer avec Interdeco un couplage entre les deux titres. Il promet aussi le lancement d'une nouvelle formule pour le 3septembre prochain. Il serait temps, puisque le quotidien a perdu près de 8% de sa diffusion en cinq ans. Seul problème, l'homme qui doit mener à bien cette mission, Franz-Olivier Giesbert, est en profond désaccord avec sa direction, à tel point qu'il est annoncé par certains chez Hachette.

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