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communication financière

Un secteur convoité

02/07/1999

La multiplication des opportunités de communiquer dans l'univers de la finance ouvre le marché du conseil à des acteurs de plus en plus nombreux et disparates.

Le 17septembre 1998, l'une des plus belles valeurs de la Bourse de Paris, l'action Alcatel, s'effondre. Une déclaration malheureuse du président du groupe, Serge Tchuruk, aura suffi à déclencher ce cataclysme boursier.«Dans le village mondial d'aujourd'hui, les patrons des grandes entreprises ne peuvent plus se permettre d'improviser leur communication», constate Frédéric Messian, de W&Cie, nouvelle enseigne remarquée sur le marché. En communication financière, la valeur cardinale est plus que jamais celle de la confiance. Cette dernière se fonde sur des données tangibles, mais s'appuie aussi sur une dimension plus irrationnelle. Ainsi, avec une campagne ne portant que sur l'environnement et la communication, ses deux métiers de base, Vivendi a réussi à lever plus de 40MdF sur la Bourse de Paris en juin dernier. Dans ce contexte, de nouveaux intervenants issus de l'univers du corporate, voire du consulting, apparaîssent.«Une opération financière implique toujours des développements médias et internes. Les agences spécialisées en communication financière devraient y réfléchir», prévient Jean-Yves Naouri, président de Publicis Consultants qui a travaillé en 1998 sur Adidas-Salomon et Kingfisher-Castorama. L'intervention d'Euro RSCG Corporate sur des dossiers comme BNP/SG Paribas et LVMH/Gucci s'inscrit aussi dans cette tendance.

35% de croissance en moyenne

Les dix principales agences spécialisées affichent des taux de croissance cependant confortables, la moyenne tournant autour de 35%! En dépit de sa taille, le leader Euro RSCG Omnium&Associés, qui renoue avec les bénéfices, enregistre une augmentation de sa marge brute de 14,4%. À son actif, la seconde ouverture du capital de France Télécom, les introductions de la CNP, d'Alstom et de Rhodia. Quant à Altedia Communication (ex-Synelog), toujours très présent en édition financière, il s'est fait une spécialité du conseil sur les opérations d'actionnariat-salarié. De leur côté, FRI Communication, Polytems Conseil et Actus Finance&Communication poursuivent leur développement sur le marché des valeurs de croissance, ou «small caps». Mais la baisse du nombre des introductions prévue cette année incite certaines de ces agences à développer le suivi plus que les coups ponctuels.«Nous réalisons les deux tiers de notre chiffre d'affaires dans l'"after market"(le suivi des opérations financières, ndlr)»,déclare Jean-Michel Chuet, président de Polytems. La demande du marché laisse encore de belles perspectives de développement. En témoigne la forte progression de Gavin Anderson, même si l'agence a marqué le pas ces derniers mois, freinée - semble-t-il - par sa fusion avec Pro Valorem. Un mouvement également confirmé par la floraison de nouvelles enseignes comme Attitudes et Montera Associés, créées par deux anciens d'Altedia, Shan ou Phoenix, lancées respectivement par Marie-Hélène Sergent, venue de l'Agefi, et Philippe Leroyer, ex-patron de SDE (groupe Omnium&Associés). Un marché de plus en plus atomisé.

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