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Premiers pas du tourisme sur Internet

03/09/1999

Du surf sur Internet à celui des vagues de l'océan Atlantique, la distance se réduit peu à peu. Pourtant, les offices de tourisme des villes et des régions n'investissent le Web que depuis peu. En France, selon une étude réalisée par Benchmark Group, un tiers des offices de tourisme interrogés ont ouvert leur site seulement depuis le début de l'année ou envisagent de le faire avant 2000.«Internet est devenu indispensable et essentiel,estime Raphaël Bautista, président du comité régional du tourisme d'Auvergne.C'est un support moderne d'information et, surtout, un atout pour toucher une clientèle étrangère.»Créé il y a un an, le site auvergnat (crt-auvergne.fr) génère aujourd'hui 10000connexions par jour.«Le site a volontairement été traduit en six langues,poursuit-il.Un quart des connexions vient des États-Unis et 20% environ des pays du Nord de l'Europe. Internet nous permet d'être présents partout dans le monde et nous épargne de grandes campagnes de communication ou de promotion.»Le constat est un peu différent à Lacanau. Dans cette station touristique de Gironde, on a rapidement cru en Internet, mais pas forcément avec l'objectif de décrocher une nouvelle clientèle étrangère. Seulement 7% des consultations sont réalisés par des Américains.«Le profil de notre internaute moyen est connu: c'est un Francilien ou un Allemand qui découvre Lacanau grâce à notre site»,explique Gilberte Lagadec Desgouilles, la directrice de l'office de tourisme local. Mis en place il y a plus de deux ans, le site est régulièrement mis à jour et amélioré.«Il fallait y être pour la notoriété,indique-t-elle encore.Dès le départ, nous ne voulions rien laisser au hasard. Pour que le public revienne, il faut un minimum d'information et une mise à jour constante. Un site qui n'évolue pas ou n'est pas à jour donne une mauvaise image de la collectivité.»Après une mise initiale d'environ 40000francs, les responsables du tourisme de Lacanau ont ainsi alloué régulièrement des fonds pour améliorer leur site.«Nous investissons dans du matériel et dans la formation afin d'être indépendants de notre «hébergeur». Il a fallu aussi inculquer l'esprit d'Internet, par exemple répondre rapidement à tous les messages que nous recevons par e-mail.»Depuis quelque temps, le site de Lacanau (lacanau.com) rassemble aussi les hôtels, campings et autres lieux d'hébergement situés sur la commune.«Nous aidons les hôteliers en leur proposant un hébergement sur notre site et la réalisation de leurs pages,poursuit-elle.À terme, ils pourront même gérer leurs réservations par Internet.»Plus de 8500internautes fréquentent chaque mois le site de Lacanau, dont la page la plus lue est celle indiquant l'adresse et le téléphone de l'office de tourisme.«Les deux webcams dont nous disposons et qui filment la plage sont également très prisées par lessurfeurs.»Des caméras très utilisées aux États-Unis et oubliées en France d'après Benchmark Group. Deux autres éléments sont souvent absents dans les sites des offices de tourisme: une rubrique météo et la possibilité de recevoir des informations par e-mail grâce à une liste de diffusion.

Une vitrine efficace

Une autre solution, notamment pour les hôtels, consiste à se retrouver dans un portail. Une alternative prise par Atek, une petite société informatique installée dans la Drôme et spécialisée dans la communication touristique sur Internet. Depuis 1996, elle gère un guide touristique sur la Provence. Celui-ci répertorie hôtels et offices de tourisme de la région.«Quand j'ai lancé l'idée, les villes étaient très frileuses par rapport à Internet,explique Didier Cossiat, le gérant d'Atek.Je me suis donc tourné vers les hôteliers en leur offrant diverses prestations. Contrairement au comités départementaux ou régionaux de tourisme, nous ne sommes pas limités aux zones administratives. Dans notre site, nous parlons de zones touristiques, comme le Lubéron ou le Verdon, plus évocatrices pour un étranger.»Le site génère 900connexions par jour, dont 40% arrivent des États-Unis et du Canada, où Didier Cossiat l'a référencé parmi les meilleurs moteurs de recherche.«La recette est simple,avoue-t-il.Il faut s'imaginer que pour un étranger, la France est un petit pays. Il faut donc lui donner une vision globale de notre région. Puis il faut faire rêver, en évitant les données économiques et le trombinoscope des élus. Enfin, il faut laisser une grande place aux photos.»Elles sont essentielles, surtout pour un hôtel.«Dans ce cas il faut au moins deux photos,révèle-t-il. Une de l'extérieur et l'autre des chambres.»Si les principaux lieux touristiques possèdent un site, c'est aussi le cas des entreprises les plus modestes. Installé dans un petit coin des Pyrénées, Fabrice Cardeilhac, guide de montagne, a décidé au printemps dernier de développer sa petite société de séjours touristiques.«J'ai ouvert un petit site avec l'aide de mon frère,raconte-t-il.Mais c'est artisanal, et je vais tout faire reprendre par un professionnel. Internet, c'est pour moi un support commercial supplémentaire, surtout en milieu rural.»L'anglais devrait ainsi faire son apparition comme d'autres améliorations prévues par Fabrice Cardeilhac:«Un bon nom de domaine, une bonne mise en page et de bonnes photos».

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