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24/09/1999

Mettre sur pied une revue branchée

Christophe Agnus, Transfert Le temps d'engloutir deux sandwichs et un café serré suffit à Christophe Agnus pour résumer l'histoire deTransfert.Cet ex-journaliste deL'Expressa lancé en octobre 1998 un bimensuel consacré à l'impact des technologies numériques sur la vie quotidienne.«Transferta commencé avec un capital de1,2million de francsapporté par des proches. Denis Delebecque, directeur artistique, Pascal Barollier, rédacteur en chef adjoint, et moi pouvions tenir trois numéros »,se souvient Christophe Agnus. Un an et deux recapitalisations plus tard, ils ont 2000abonnés et une diffusion de 28000ex. Si le magazine est indispensable, c'est sur Internet que se joue le succès deTransfert.Le site diffuse les papiers et propose l'abonnement gratuit à une mailing list bihebdomadaire qui a déjà séduit 4000internautes. À la lecture du site, trois titres, dontL'Express,ont souhaité collaborer. Christophe Agnus, qui négocie un partenariat avec le site de Canal+, se montre optimiste. Il a déjà refusé les propositions de rachat de trois groupes de presse. Concurrence : forte

Éditer des magazines pour enfants sur Internet

Arnaud Delrue, Hortus Soft Quand Arnaud Delrue, l'un des fondateurs de la collection Adi, décide en 1996 de revendre la société Coktel à l'américain Sierra, il touche le pactole. Deux ans plus tard, il part vers d'autres aventures. Après dix ans de CD-Rom éducatifs, il mise sur Internet et le récréatif. En 1998, il créé Hortus Soft, avec 1,4million de francs. La première année, il ne prend pas de salaire. Entre-temps, le webzine Les Enfants du Web, pour les 8-11ans, est né. À la recherche de capital risqueurs, il convainc le fonds d'investissement du CIC, des investisseurs de Montpellier (siège de Hortus) et le club de développement de PPR, pour 6MF. Il peut alors élargir sa gamme aux 4-7ans et aux adolescents, et partir avec ses cinq mensuels à la conquête du marché français et européen. Ils seront sur le Web allemand. En France, il vise les 10000abonnés pour fin 1999 et la rentabilité en 2001.« Nous avons un an pour nous faire connaître et bouger,confie-t-il.À la clé : se planter, entrer en Bourse ou être racheté! »Concurrence : moyenne

Lancer une régie de magazines étrangers

Frédéric Lahalle, Affinity Media Moins d'un an après avoir quitté la direction générale de la régie Publicitas en France, Frédéric Lahalle a réuni 1,5million de francs pour créer sa structure, Affinity Media.« Le métier a changé. Désormais, il est impératif de le pratiquer autrement,souligne-t-il.Or, dans un grand groupe, il est relativemant fréquent de constater un manque de souplesse et de réactivité. »Son discours - abandonner son statut de représentant pour une approche plus marketing reposant sur la fourniture de services et d'informations sur le marché français, aux éditeurs qu'il représente - a séduit. Trois mois après sa création, Affinity Media assure la régie en France du néerlandais Elsevier Business Information, du belge Roularta, du suédois Dagens Industri, des britanniques Sunday Business et Associated Newspapers, et de quelques autres.« Depuis le mois de juin, j'ai déjà fait entrer 3millions de francs de chiffre d'affaires,affirme Frédéric Lahalle.Mais il s'agit d'ordres publicitaires pour les derniers mois de l'année, je ne serai donc payé qu'au début de l'année 2000. »D'ici là, Frédéric Lahalle espère avoir séduit de nouveaux éditeurs et recruté de nouveaux collaborateurs. Affinity Media en compte aujourd'hui six. Concurrence : forte

Jérôme Frizzera, Frédéric Giraud, Laurent Huchet et Lise Bouillet, Magique Émilie

Il n'existait pas d'espace consacré aux enfants sur Internet. Magique Émilie a rempli ce vide il y a un an, en apportant de l'information consacrée aux petits : l'alimentation, les inscriptions à l'école, les maladies, etc. Ils sont quatre, âgés entre vingt-sept et vingt-huit ans, à s'être lancés: Jérôme Frizzera (président-directeur général), Frédéric Giraud (directeur général), Laurent Huchet (graphiste) et Lise Bouillet (responsable éditorial). Dès le début, leur projet est soutenu par les fondations 3Suisses, Vivendi et Jacques Douce. La société d'investissement Défi Start-up a convaincu quatre « business angels » et la société de capital risque Trinova de participer au premier tour de table de 2 millions de francs. Au mois de novembre de l'année dernière, un site à la fois aéré, ludique, mais également très complet, est inauguré. Aujourd'hui, ce site comptabilise 2500connexions quotidiennes et 500000pages vues par mois.« Pour l'instant, Magique Émilie ne souffre d'aucun concurrent direct,précise Jérôme Frizzera.Mais il est vrai qu'à tout moment, un fabricant d'agroalimentaire ou de jouets, un groupe de presse pour enfants pourraient revendiquer ce territoire. »Magique Émilie souhaite toutefois conserver sa longueur d'avance. C'est notamment pour répondre à cet objectif, qu'elle mettra en place une offre de commerce en ligne à Noël. La start-up travaille enfin à la qualification de sa base de données de 80000personnes (dont 3000e-mails) afin de développer le marketing direct. Concurrence : faible

Créer un magazine art de vivre

Laurent Blanc, Ideat Laurent Blanc portait son projet de magazine art de vivre depuis plusieurs mois quand il s'est décidé à sauter le pas. Patron de la publicité pour la France de Renault depuis février 1997, il quitte ses fonctions en avril dernier pour se lancer dans l'aventureIdeat.Avec quelques amis et des proches, dont Bernard Porte (ancien président de Bayard Presse) et Bruno Queyroux (ancien directeur général d'Optimedia), il réunit 2millions de francs et lance un magazine au concept inédit - un coktail de décoration, de mode et de culture - dont la paternité revient à son épouse. Le premier numéro de ce bimestriel, sorti le 18juin, s'est vendu à 60000exemplaires en France. Un résultat plus qu'encourageant. Des tables rondes organisées avec des lectrices ont permis de gommer les défauts de jeunesse de ce magazine innovant, dont le numéro deux a paru le 10septembre, avec un prix facial ramené de 28 à 25francs. L'accueil du marché publicitaire, que Laurent Blanc et Bruno Queyroux maîtrisent bien, est favorable. Le numéro un d'Ideata drainé 1,4million de francs bruts de recettes publicitaires. Si tout se passe comme son éditeur l'a prévu, la jeune société Ideat Éditions, installée à deux pas de la place de la Bastille à Paris, devrait approcher l'équilibre à la fin 2000. Concurrence : forte

Diffuser des programmes de télévision sur Internet

Jacques Rosselin, CanalWeb« Être salarié, c'est bon quand on débute, je ne pourrais pas supporter d'être l'exécutant d'un autre exécutant. »Jacques Rosselin, 41 ans et centralien, est un entrepreneur. À 21 ans, il a créé sa première société, Kit Badge, à 30 ans, il a lancé le magazineCourrier international.Après l'échec de son projet de quotidien du 7e jour, il rebondit en septembre 1998 avec CanalWeb, dont l'objet est de produire et diffuser des programmes de télévision thématiques sur Internet.« J'ai découvert, aux États-Unis, les débuts de la vidéo sur le Net et j'ai su que l'avenir était là »,se souvient-il. Il lui faut un an pour constituer le capital de CanalWeb. Après l'apport de ses proches(« love money »,comme il dit), ce sont ses anciens actionnaires dans la presse qui le suivent. Pierre Bergé (YSL), Dominique Louis, Jean-François Lemoine(Sud-Ouest)et Jean-François Bretelle jouent les« business angels »pour 10millions de francs. Depuis, ils ont remis 5MF. Deux augmentations de capital (pour un minimum de 25MF) auront lieu d'ici à fin 1999. Le chiffre d'affaires de CanalWeb ne dépasse pas les 4MF.« Pour convaincre un "venture capitalist" de mettre plusieurs dizaines de millions de francs, il faut lui parler valorisation »,affirme Jacques Rosselin. Le jeune patron met donc les bouchées doubles pour« créer de la valeur ». Il multiplie les partenariats (avec la Fnac, Paris Bourse, Thierry Ardisson, etc.), démarche les entreprises avec ses offres de « corporate TV », investit dans la technologie broadcast, discute avec les opérateurs de l'ADSL et a déposé au CSA une demande de conventionnement pour CanalWeb TV, un projet pour le câble ou le satellite. «Je crois qu'il est inévitable, pour des petites structures comme les nôtres, de se faire racheter »,conclut-il. CQFD. Concurrence : faible

Monter une chaîne thématique

Dominique Farrugia et Olivier Granier, Comédie !« J'avais exposé mon idée à Pierre Lescure il y a trois ans »,se souvient Dominique Farrugia, ex-Nul et président de la chaîne Comédie !.« Je voulais monter une chaîne thématique qui ne soit pas un robinet à images et créer une généraliste du rire. »Après un gros dossier, élaboré par Olivier Granier, directeur général et partenaire de Dominique Farrugia dans la société Rigolo Films 2000, et sept versions révisées du business plan, la chaîne finit par voir le jour le 29novembre 1997, après un tour de table qui rassemble 30millions de francs. Diffusée initialement en exclusivité sur CanalSatellite, Comédie ! l'est maintenant sur plusieurs réseaux câblés, touchant ainsi 1,8million de foyers. Détenue par Rigolo Films à hauteur de 32%, par Canal+ pour 39% et par Pathé à raison de 29%, elle est dotée d'un budget annuel qui s'élève à 60millions de francs. La chaîne remporte un véritable succès.« Plus que mon nom, c'est le projet qui était porteur »,se défend le président de la chaîne. La réussite et la notoriété deLa Grosse Émissionont été fulgurantes, tout comme celles de la troupe des Robins-des-Bois, partie pourNulle Part Ailleurs.Classée parmi les dix premières chaînes thématiques en audience, Comédie ! compte désormais asseoir sa position en France.« Nous espérons avoir un développement européen, en Suisse, en Belgique mais également en Italie et en Espagne »,confie Dominique Farrugia. Mais il n'hésite pas à avouer qu'il« pense déjà à d'autres choses.» Concurrence : forte

Publier un mensuel sur les économies de madame Tout-le-monde

Francis Morel, Thierry Ardisson et Alexis Kebbas, J'économise En 1997, Alexis Kebbas, le patron de Presse Planète, évoque avec Thierry Ardisson le concept deJ'économise.Lequel en parle avec Francis Morel, directeur deTélé magazine.Un numéro zéro voit alors le jour, qui sera longuement étudié par Ipsos, le tout étant financé sur fonds propres.« Quand on ne s'appelle pas Hachette ou Prisma, pas une banque ne vous prête un centime »,se souvient encore Francis Morel qui détient 51% de la société éditrice du titre aux côtés de Thierry Ardisson (25%) et Alexis Kebbas (24%). Jusqu'au lancement, le 17septembre 1998, ils engagent en tout 20millions de francs. Le premier numéro, dont le prix est fixé à 12francs, se vend à 400000exemplaires. Aujourd'hui,« la diffusion du titre est stabilisée à 200000exemplaires »,précise Francis Morel. Sur le plan publicitaire,J'économisevend entre dix et vingt pages par numéro, contre cinq à dix prévues initialement, mais déplore de ne pas encore être inclus dans les plans médias.« Nous ne perdons plus d'argent au numéro »,affirme son patron, qui prévoit de récupérer l'investissement dans trois à quatre ans. D'ici là, le titre va créer un site Internet consacré au commerce en ligne et compte lancer plusieurs cahiers régionaux pour lesquels il cherche encore des éditeurs. Concurrence : forte

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