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De 300 000 à 1000 000 francs

24/09/1999

Commercialiser l'espace des jeux vidéo

Philippe Seban, CNM«Nous sommes dans les objectifs que nous nous étions fixés.»Philippe Seban, qui a misé 400000francs pour créer Communication Nouveaux Médias (CNM), première régie en France à commercialiser l'espace publicitaire de jeux vidéo (le capot d'une voiture de course dans un jeu de poursuite par exemple), a la foi.«Nous espérions un chiffre d'affaires compris entre 12 et 19MF pour la première année. Nous devrions en réaliser 14», affirme-t-il. Après avoir fait entrer Publicis dans son capital en février, trois mois après la création de sa société, Philippe Seban porte ses ambitions vers les États-Unis où il espère acquérir une structure.«Cela devrait apporter une crédibilité et un chiffre d'affaires importants. Là-bas, le jeu vidéo fait vraiment partie de l'univers quotidien.»Si les offres des éditeurs de jeux vidéo affluent, les annonceurs européens, notamment français, restent frileux devant ce nouveau média.«Nous avons un gros travail d'évangélisation à mener,reconnaît Philippe Seban.Dans deux ou trois ans, ils nous supplieront de leur faire un peu de place.»Concurrence: faible

Concevoir une borne de communication

Jean-Max Létard, JM Com Pour Jean-Max Létard, la création d'entreprise est un vrai parcours du combattant. Quand cet ex-commercial d'une société angevine de panneaux lumineux décide de se mettre à son compte pour développer un support très innovant - une sorte de colonne Morris ambulante et escamotable bourrée d'électronique -, il ne s'imagine pas tous les problèmes qui l'attendent pour financer son projet.«Il n'existe aucune structure centralisant les différentes aides et subventions. Il faut faire les démarches les unes après les autres,regrette-t-il avant d'ajouter:Le Comité d'expansion de la Mayenne n'a même par daigné me voir avant de me refuser toute aide. L'Anvar ne m'a proposé une subvention que si je disposais déjà de l'équivalent en capital social. Au final, seule la Banque populaire m'a consenti un prêt de 400000francs, non sans mal.»JM Com est finalement créée au mois de mai 1999. Jean-Max Létard s'est donné jusqu'à la fin de l'année pour décrocher son premier contrat. Sa borne nomade peut accueillir divers systèmes de communication (affichage, Minitel, téléphone, écran plasma...) et a déjà retenu l'attention du Conseil général de Loire-Atlantique et d'AP Systems. Concurrence : faible

Vendre de l'espace sur les avions

Raphaël Béjar, Airport&Colors Ingénieur aéronautique de formation et spécialiste des compagnies aériennes, Raphaël Béjar, 35ans, tient son idée en 1997, lors d'une visite au Salon de l'air et de l'espace du Bourget. Un ami lui parle de Western Pacific, une compagnie américaine qui commercialise le fuselage de ses avions à des annonceurs. Aussitôt persuadé de l'existence d'un marché en France et en Europe, il se lance dans le projet. En mai 1998, grâce à un apport de 150000F, il créé la régie publicitaire Airport&Colors sur les cendres d'une SARL qu'il avait. Seul, durant plus de six mois, il peaufine son idée, multiplie les rendez-vous auprès des compagnies aériennes, qu'il connaît bien, et du marché publicitaire, qu'il découvre. Près de 400000francs sont engloutis avant que la première campagne ne soit signée, en avril 1999. Cinq autres suivront. Quatre compagnies aériennes, dont Air Liberté, sont au catalogue de Raphaël Béjar. Airport&Colors réalisera 3MF de chiffre d'affaire et 150000F de bénéfices. Il a recruté deux personnes, et, malgré ses craintes, ne voit pas la concurrence arriver. Concurrence : faible

Faire du «netchandising»

Julien Sivan et Valérie Legat, Business Lab Ils voulaient monter un site commercialisant des produits provençaux, ils ont créé une agence de «netchandising». Julien Sivan et Valérie Legat se sont lancés en avril 1998. Leur conviction : la mise en scène et l'animation des sites marchands manquent de soin. Or le e-commerce doit savoir transformer un flâneur en client. Ils réunissent 515000francs et montent une SA. Au salon du e-business, ils rencontrent leur premier client, Le Printemps, bientôt suivi d'Air France, Carrefour, TF1 et Bouygues Telecom. Avec 15employés environ et un chiffre d'affaires de 3MF, Business Lab cherche des créatifs et des techniciens. Pour rester indépendant, ils projettent de s'associer à cinq sociétés. Le nouveau groupe, qui réalisera ainsi 100MF de chiffre d'affaires, projette de lever des fonds. Ils financeront des acquisitions avant une entrée en Bourse. La nouvelle structure ne sera opérationnelle qu'en février 2000. Concurrence : moyenne

Créer la base de données des 15-25ans

Hakim Benhalima, 32ans, I Base Hakim Benhalima s'est enfermé deux mois pour bâtir son business plan. Son idée : créer une base de données comportementales spécifique aux 15-25ans. Il connaît bien cette cible pour avoir fondé un tour operator étudiants. Il a, en outre, testé l'efficacité du marketing direct pour les toucher. Enfin, les deux mégabases du marché français, Calyx et Consodata, récoltent des informations sur les habitudes de consommation des foyers, et non spécifiquement des jeunes. Pour monter sa société, lancée en janvier 1999, Hakim Benhalima prend conseil auprès de Philippe Gugliemetti, fondateur d'Integra et fin connaisseur de start-up. Il opte pour des actionnaires minoritaires afin de garder«la saine pression du conseil d'administration». Il investit 33% du capital, d'un montant de 850000francs . Le reste provient de divers actionnaires : les cadres d'Integra, le «business angel» Jean-François Navarre, Érick Lauro, le patron de l'agence Ideus Compagnie et des amis. Pour récolter assez de données (900000adresses fin juin 2000 et 2,7millions fin 2002), il s'apprête à lever 10MF, en cédant 25% des parts d'I Base à des sociétés de capital-risque. D'ici à un an et demi, il devrait procéder à une nouvelle levée de fonds afin d'attaquer l'Europe. Il sera alors temps d'entrer en Bourse. Concurrence: moyenne

Importer des stars américaines

Gilles Gagnan, In-xs Six mois après le lancement de son agence « d'importation » de stars américaines pour la publicité et l'événementiel, Gilles Gagnan, qui a misé près de 1million de francs dans son projet, a un peu déchanté. Créée dans l'euphorie, sa société In-xs poursuit son activité, mais intègre le giron d'un poids lourd du secteur, Celebrity Services, monté il y a quatre ans par Raphaël Santin. Désormais, les deux hommes travaillent en tandem, Raphaël Santin en France et Gilles Gagnan à Los Angeles. Malgré quelques belles affaires, notamment en Italie et en Espagne, In-xs a peiné pour trouver son rythme, surtout en France.«Le marché mûrit doucement,analyse Gilles Gagnan,mais bute sur le prix. Les publicitaires ne sont pas encore prêts à investir de gros budgets pour faire venir des stars internationales du calibre de Pamela Anderson. Ils leur préfèrent les stars de l'Hexagone, beaucoup moins chères. Ils ne se rendent pas encore compte à quel point cela peut accélérer le développement d'un chiffre d'affaires.»Bref, on attend encore le décollage de ce marché tout neuf. Concurrence: faible

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