Vous êtes ici

Pour bénéficier des alertes ou des favoris, vous devez vous identifier sur le site :

Vous avez déjà un identifiant sur stratégies.fr ? Identifiez-vous

Pas encore d'identifiant ? Créez vos identifiants

40% des Français seront nomades en 2005

27/02/1998

Yves Goblet, directeur commercial et marketing de Bouygues Telecom, détaille la stratégie commerciale agressive et innovante de l'opérateur sur le marché de la téléphonie mobile.

La téléphonie mobile est-elle un marché de masse? Yves Goblet . Absolument. Quand Bouygues Telecom est arrivé sur ce marché, en mai 1996, un petit tiers des gens seulement s'abonnait pour un usage strictement privé. Aujourd'hui, c'est le cas de sept clients sur dix. En 2005, 40% de la population française sera équipée. Ce virage vers un marché grand public, nous l'avions identifié dès la préparation de notre dossier de candidature, déposé en 1994. Les études que nous avons menées par la suite ont toutes confirmé une forte attente des Français en matière de téléphonie mobile. Quelle a été précisément votre approche du marché? Y.G. Il y a deux ans, le téléphone mobile était avant tout un téléphone que l'on prenait pour voyager et que l'on utilisait de manière occasionnelle. Cet usage avait été initié par les réseaux analogiques (avec les téléphones de voiture) sur lesquels, pour des raisons techniques, les appels doivent être brefs et sont relativement coûteux. Avec les réseaux numériques, et plus spécifiquement le DCS 1800 (la norme choisie par Bouygues Telecom, ndlr), les capacités d'accueil sont beaucoup plus importantes. Bouygues Telecom, notamment, a conçu un réseau à forte capacité permettant à chacun de ses clients d'utiliser son téléphone mobile sans contrainte de temps. Nous avons voulu qu'il soit de bonne qualité, avec une bonne pénétration dans les bâtiments. Nous avons constaté à l'époque - et c'était alors original - que le public attendait d'un téléphone mobile qu'il soit un compagnon au quotidien, qu'il puisse être utilisé librement, comme un téléphone filaire qu'on aurait dans sa poche. N'est-ce pas un rêve? Y.G. Non, c'est une attente profonde des consommateurs. Nous avons identifié que sept consommateurs sur dix souhaitaient utiliser de manière intensive leur téléphone mobile pour un budget inférieur à 300francs par mois. Avec un forfait attractif et un réseau d'une grande qualité, nous avons répondu dès notre lancement à l'attente de ces consommateurs. Quant à l'offre Nomad, fondée sur une carte prépayée avec un coût à la minute très compétitif, elle répond aux attentes d'une clientèle jeune et qui hésite encore à s'engager à long terme. Elle représente environ 30% des consommateurs potentiels. Comment voyez-vous l'évolution de l'offre en téléphonie mobile? Y.G. Pour tous les opérateurs, il va y avoir un jeu intéressant entre le forfait, qui signifie pour le consommateur la volonté d'être sécurisé dans un budget, et la carte prépayée, qui induit une relation non-contractuelle et très personnelle de consommation. Les deux systèmes vont se développer, chacun sur son segment , et soutenir une croissance au moins aussi forte en 1998 qu'en 1997. Les offres de promotion des opérateurs sur les téléphones vont progressivement cesser. Ne craignez-vous pas un tassement des abonnements? Y.G. Continuer à consacrer nos budgets de promotion à maintenir un prix facial des terminaux à zéro franc aurait conduit à figer notre offre commerciale. Or, pour rester attractive, celle-ci se doit d'être vivante, et les budgets de promotion sont un moyen majeur de l'animer, en mettant successivement en valeur les avantages spécifiques en matière de services ou de produits. Avec des téléphones d'entrée de gamme à 490francs, l'offre Bouygues Telecom est très compétitive. De plus, la téléphonie mobile se dirigeant vers un marché de premier équipement et un marché de renouvellement, il n'est pas sain d'avoir un écart de 1500francs entre un produit que l'on acquiert pour la première fois et ce même produit que l'on doit acheter en remplacement d'un téléphone usagé. Cet écart doit clairement être réduit. Je ne crois pas à un tassement des abonnements début 1998. Au contraire, nous pensons que sur le marché français, cette année, les nouveaux abonnés seront en croissance de 50% par rapport à 1997. Contrairement à des marchés étrangers, où la cherté du service limite la diffusion du téléphone mobile, les opérateurs français ont su proposer dès 1997 des forfaits, en abonnement à un niveau plancher, qui favorisent nettement l'éclosion d'un marché de masse. Et le taux de désabonnement? Y.G. Nous avons un taux de désabonnement de l'ordre de 15%, que nous maîtrisons. Nos abonnés sont fidèles. L'explication de ce phénomène est aisée: le taux de satisfaction de nos clients est de l'ordre de 90%. Il est directement lié à la qualité d'écoute sur le réseau. Bouygues Telecom est ainsi le premier opérateur européen à offrir un son digital haute résolution sur un réseau GSM.

Envoyer par mail un article

40% des Français seront nomades en 2005

Séparer les adresses par des virgules
M’envoyer une copie par e-mail
Email this Article

Thank you for your interest in spreading the word about Stratégies.

NOTE: We only request your email address so that the person you are recommending the page to knows that you wanted them to see it, and that it is not junk mail. We do not capture any email address.