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Les données, outils de création assistée

Digital

07/12/2015 -

À l'exemple des Spotify, Netflix et autres Steam, une nouvelle génération de start-up de l'univers de l'entertainment pourrait baser son modèle sur la recommandation personnalisée de contenus. Une manière de rendre captifs leurs utilisateurs.

© Diego Aranega pour Stratégies

À son tour, l’industrie culturelle a cédé à la mode de la data. Elle aussi engrange de façon massive des données sur les habitudes de consommation de ses utilisateurs, en traquant notamment tous les morceaux qu’ils écoutent ou les vidéos qu’ils regardent. C’est la clé pour leur proposer des recommandations personnalisées et ainsi les fidéliser. Ce qui pose la question des données personnelles: la Cnil (Commission nationale de l'informatique et des libertés) s’est donc emparée du sujet, dans un cahier prospectif (téléchargeable sur son site).

Dans son viseur: une nouvelle génération de start-up qui s’inscrivent dans le sillage des ASNS, nouvel acronyme pour designer le quatuor Amazon (édition), Spotify (musique), Netflix (vidéo à la demande) et Steam (plateforme qui permet d’acheter et de jouer à des jeux vidéo). «Ils sont à l’avant-garde de la numérisation: leur modèle repose sur la récupération de la donnée et sa valorisation», résume Isabelle Falque-Pierrotin, présidente de la Cnil. De fait, ces nouveaux services sont entrés dans les usages. Les contenus dématérialisés représentent 40% des revenus de l’industrie culturelle, rappelle la Cnil, et pourraient monter à 63% d’ici à 2018 (source Idate).

Paradoxe: si les utilisateurs sont méfiants quant à l'utilisation de leurs données, ils perçoivent ces recommandations personnalisées comme un service, souligne la Cnil. «S’ils étaient réticents à partager trop de données personnelles, ils y seront davantage prêts avec un service qui compense cet échange de données», estime Olivier Roberdet, cofondateur de la start-up Prizm. La gardienne des données personnelles s’est donc livrée à un stimulant travail prospectif, en imaginant plusieurs scénarios, optimistes ou glaçants, autour de services culturels du futur, avec les start-up We Design Services et Five by Five.

 

1- Hyper Movie Generator.

Ce service, qui cible les auteurs et créateurs émergents, permet de créer facilement des contenus vidéo originaux à partir d’une bibliothèque de contenus. «On a constaté la production de contenus professionnels par des amateurs, tels les youtubeurs. On pourrait imaginer que des plateformes proposent aux particuliers des outils: telle narration, tel type d’endroit… Ce sont des outils de création data-driven», résume Geoffrey Delcroix, chargé d’études à l’équipe innovation et prospectives de la Cnil. Le service est alimenté par des données sur les préférences des publics. 

 
2- Life Tracks.

Il associe un object connecté en forme de bijou d’oreille à une application qui lie le profil génétique de l’utilisateur et son état émotionnel, pour proposer une écoute musicale personnalisée adaptée à ses activités ou son humeur. Les précieuses données ainsi récoltées, sur accord préalable de l’utilisateur (qui bénéficierait ainsi d’une réduction de 10% sur le service), seraient exploitées de manière anonyme pour valoriser le service. Ce scénario s'inspire au départ de la start-up Genetrainer, qui propose des plans d’entraînement sportifs en fonction du profil génétique. 


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