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Les nouveaux influenceurs du développement durable

07/05/2009 - par Alain Delcayre

Qui fait autorité dans le développement durable? Euro RSCG C&O fait le point sur cette communauté au sein de laquelle l'entreprise est appelée à jouer un rôle majeur.

L'agence corporate Euro RSCG C&O a tenté de cerner les leaders d'opinion du développement durable en interrogeant 67 personnalités françaises et européennes particulièrement actives sur le sujet. Menée d'octobre 2008 à mars 2009, cette étude supervisée par Coralie France et Nadine Stutter-Prévot, respectivement directrice associée chargée du développement durable et associée du pôle Influence d'Euro RSCG C&O, met au jour trois sphères d'influenceurs : les «artisans de la prise de conscience», les «nouveaux entrants» et les «agissants». Mais chacun n'a pas le même poids et, surtout, ces différents acteurs n'ont encore aucune vision commune.

 

Les artisans de la prise de conscience

Les Verts. Pionniers incontestables, ils semblent avoir perdu la main. Leur quasi-absence lors du Grenelle de l'environnement témoigne de leur relative marginalisation sur ce terrain. Une situation qui s'observe toutefois moins hors de l'Hexagone, car leur poids au Parlement européen est important. Les plus cités: Noël Mamère, Dominique Voynet, José Bové.

Les ONG environnementales. Ce sont les plus crédibles. Elles arrivent en tête de tous les baromètres de confiance des Français. Elles ont mis les entreprises sous pression grâce à leur maîtrise des médias et leurs liens avec les milieux scientifiques. Elles ne se contentent plus de protéger les baleines, elles s'adressent directement aux consommateurs-citoyens. Les plus citées: Fondation Nicolas Hulot, Greenpeace, WWF.

Les scientifiques. Sortant de l'ombre, ils sont devenus incontournables. Grâce à leurs liens avec les ONG, ils sont désormais des référents aux yeux du grand public, qui leur attribue une cote de confiance très élevée. Les leaders d'opinion interrogés donnent la prime aux revues anglo-saxonnes et aux instituts scientifiques. Les plus cités: le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), l'Université polytechnique de Lausanne, l'ingénieur Jean-Marc Jancovici, l'économiste Alain Grandjean, le botaniste Jean-Marie Pelt, le cancérologue Dominique Belpomme, le géochimiste Claude Allègre.

Les people. Leur rôle est loin d'être négligeable. Hommes politiques, responsables d'institutions internationales ou stars du show-business, ils ont fait leur la question environnementale, la popularisant aux yeux du grand public. Grâce à leur capital de sympathie, les acteurs les plus engagés du développement durable jugent leur action bénéfique. Les plus cités: Nicholas Stern (ex-Banque mondiale), Al Gore, Jacques Chirac, Barack Obama, Leonardo DiCaprio, Clint Eastwood, Lambert Wilson, Marion Cotillard, Nicolas Hulot.

 

Les nouveaux entrants

Les syndicalistes. Longtemps absents du débat, parfois même jugés réfractaires au sujet du fait d'une lecture microéconomique du monde du travail, ils semblent rattraper leur retard. Le Grenelle les y a aidés. Leur implication a l'avantage de mettre l'accent sur l'un des trois piliers du développement durable, encore sous-estimé : le social. Les plus cités : Bernard Saincy (GDF-Suez, ex-CGT), Jacques Kheliff (Rhodia, ex-CFDT), Nicole Notat (Vigeo, ex-CFDT).

Les associations sociales et humanitaires. Là encore, l'arrivée de ces nouveaux acteurs permet de mettre en avant d'autres aspects du développement durable comme l'insertion, le développement économique ou l'égalité homme-femme. Mais ces associations travaillent encore beaucoup en silo, ne favorisant pas une démarche commune. Les plus citées: Amnesty Internationl, Fédération internationale des droits de l'homme, Les Enfants de Don Quichotte, Association pour le droit à l'initiative économique, Muhammad Yunus (Grameen Bank).

 

Les agissants

Les hommes politiques. Bousculés par le pacte écologique de Nicolas Hulot lors de la campagne présidentielle de 2007, ils ont enfin pris la mesure de l'enjeu. Le Grenelle de l'environnement et la création d'un grand ministère du Développement durable en témoignent. Mais pour les leaders d'opinion, l'échelon national ne suffit pas, des politiques internationales s'imposent.

Les plus cités : Jean-Louis Borloo, Nathalie Kosciusko-Morizet, Chantal Jouanno.

Les entreprises. Face au conservatisme des États et aux lourdeurs administratives, l'entreprise, qui est au carrefour des questions sociales, environnementales et économiques, semble pour les interviewés la plus à même de traduire le développement durable dans la vie de tous les jours (lire l'entretien). En ligne de mire: changer de modèle économique. Les plus citées: Rhodia, Lafarge, Shell, BP, GDF-Suez, Veolia, Caisse des dépôts, ST Microelectronics, GE, Schneider, Philips, Essilor, Monoprix, Danone, Accor, Vinci, McDonald's France, Wal-Mart.

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