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Spécial Luxe

Tendance N°6: charity business

25/11/2009 - par Gisèle Prévost

Un mot d'ordre parmi les marques de luxe: donner. Seule la forme change. Suite de notre série sur les tendance de l'année en matière de luxe.

Vuitton, Cartier, Montblanc, Gucci, Hermès, Armani, Sephora, Le Bon Marché... Les marques de luxe sont de plus en plus nombreuses à pratiquer le charity business. Sous forme de ventes aux enchères, comme les Frimousses des créateurs ou celle organisée par Vuitton pour les 150 ans de la Croix Rouge, ou de « produits partage » dont une partie des recettes est reversée à des œuvres caritatives. La générosité devient un passage obligé pour justifier les prix et les profits du luxe.


« Après le moi je, c'est le moi nous et l'arrivée du « métropuritain ». Consommez, vous irez au paradis !», s'amuse le tendanceur Vincent Grégoire. « On glisse du participatif partout, une valeur ajoutée spirituelle, un alibi moralisateur pour se donner bonne conscience. Tout le monde en fait et agite le drapeau », se moque-t-il en mettant les pieds dans le plat.


« On est encore loin des contributions financières des entreprises de grande consommation comme Ikea, Procter & Gamble ou Clairefontaine car le luxe touche un public beaucoup plus confidentiel mais qui a un effet démultiplicateur. Ces partenariats apportent une visibilité qui permet de délivrer un message à un public très privilégié, susceptible de devenir donateur, et une couverture média internationale », observe Ann Avril, directeur du développement de l'Unicef, principal organisme bénéficiaire de cette nouvelle générosité. Le luxe s'intéresse tout particulièrement au sort des enfants et à la lutte contre le sida.


Les montants récoltés se chiffrent par plusieurs centaines de milliers d'euros en France où la vente aux enchères des Frimousses des créateurs (des poupées customisées par des créateurs) a rapporté plus de 200 000 euros.


Nouveau dans le luxe, le charity business a encore des efforts de pédagogie et de transparence, voire de marketing, à faire pour que l'acheteur sache précisément où passe son argent. A quand l'étape suivante: des grands patrons bénévoles comme l'annoncent les fondateurs de Merci, la boutique parisienne tendance du moment ?

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