MARKETING COMMUNICATION MEDIAS

Date de parution :

Plan de la rubrique Tendances
Votre Flux Rss Stratégies Tendances
Accueil > Etudes / Tendances > Tendances > J'ai une double vie

J'ai une double vie

Mondher Abdennadher, quarante-six ans, président de Carat Culture, directeur d'Aegis Media Insight et aussi… président de l'association Tolède pour la diversité et le dialogue des cultures.

En 2002, après avoir vendu sa Web agency Voove, Mondher Abdennadher, actuel président de Carat Culture et directeur d'Aegis Media Insight, s'était fait trois promesses : avoir des enfants, se consacrer à l'écriture et s'engager en faveur du dialogue social. La première promesse a été tenue et a désormais le visage de deux bambins de six et quatre ans. La seconde mûrit encore. Quant à la dernière, elle a très vite pris forme à travers l'association Tolède en faveur de la diversité et du dialogue des cultures lancée avec Gilbert Cotteau, déjà fondateur d'Astrée et de Villages d'enfants SOS en France. «L'arrivée de Le Pen au second tour de la présidentielle a été un déclencheur», reconnaît Mondher Abdennadher, qui n'a pas voulu créer une énième association revendicative ou critique, mais «plutôt un lieu plus positif où l'on montre que le système d'intégration à la française, ça marche aussi». Tolède s'exprime notamment à travers le Forum de la diversité, dont la deuxième édition les 9 et 10 décembre dernier sur le thème de l'entreprise a bénéficié de la participation, notamment, de Xavier Darcos (ministre du Travail), Blandine Kriegel (philosophe) et Richard Descoing (conseiller d'Etat). Arrivé de Tunisie à dix-huit ans, «sans avoir jamais vraiment souffert de discrimination», Mondher Abdennadher insiste sur la vocation de son association à défendre toutes les diversités (ethnique, religieuse, sexuelle, handicap, etc.). «Dans mon métier, Tolède m'aide à ne pas perdre l'essentiel, à savoir que toutes nos cibles sont des citoyens. La considération pour une marque tient finalement davantage à sa valeur d'engagement qu'à sa valeur d'usage.»

Frédéric Bedin, quarante-cinq ans, directeur général du Public Système et aussi… président de l'association Croissance plus.

Depuis quelques semaines, Frédéric Bedin emprunte régulièrement le chemin du ministère de l'Economie. Non pas pour plancher sur une compétition, mais pour préparer les Etats généraux de l'industrie. C'est en effet en sa qualité de président de Croissance plus, «qui regroupe des dirigeants d'entreprises en forte croissance», que le ministre de l'Industrie Christian Estrosi l'a nommé président de la commission Entrepreneuriat et Innovation. Elu en 2008 pour deux ans à la tête de Croissance plus, association forte de trois cent cinquante membres, après en avoir été membre du comité directeur puis vice-président, Frédéric Bedin y exprime sa foi dans l'entrepreneuriat et notamment la nécessité de lui donner les moyens de se développer. «La France a de très grandes entreprises, mais nous n'en avons pas créé de nouvelles depuis cinquante ans !», regrette-t-il. Entouré de sociétés des secteurs high-tech, des services à la personne et de l'industrie, Frédéric Bedin apporte son expertise de la communication, comme en témoigne le lancement en mars dernier du premier «Spring Campus» de Croissance plus, un séminaire de réflexion organisé à Avoriaz, longtemps hôte du Festival du film fantastique organisé par… son agence, Le Public Système. «A titre personnel, cette expérience m'offre une ouverture sur des cercles de gens que je ne connaissais pas, tant au niveau économique que politique», conclut Frédéric Bedin. Ce qui n'est pas inutile quand on est patron d'une agence de RP.


Alain Delcayre
Information traitée dans Stratégies Magazine n°1570

Page 2/2
Envoyer par email Réagir à cet article Créer un lien sur votre blog Imprimer
Vos commentaires

Réagissez à cet article
Merci de vous identifier afin de pouvoir publier un commentaire : Identifiez-vous

Pas encore d'identifiant ? Créez vos identifiants

STRATEGIES SERVICES