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Vivendi: question de connexion

03/11/2000

Les clarifications apportées par le groupe vont-elles redonner confiance aux analystes et aux investisseurs?

Un président de société cotée chercherait à redonner des forces aux actions de son groupe, il ne s'y prendrait pas autrement. En déclarant dans une interview au quotidien allemandFrankfurter Allgemeine Zeitungque«Vivendi Universal pourrait devenir une cible d'offre de reprise», avant d'ajouter que«le capital en actions est largement dilué et que la taille de l'entreprise en elle-même ne fournit pas de protection», Jean-Marie Messier ne pouvait guère être plus clair. On ne peut s'empêcher de penser qu'il voyait là un moyen de redonner des couleurs aux actions Vivendi, un peu déprimées en ce moment. À 80euros environ, elles se trouvent dans les plus basses eaux de l'année et en recul de quelque 10% sur le prix affiché en début d'année. On est loin, aussi, du record de 150euros inscrit au mois de mars. Mais les propos de «J6M» n'ont guère eu d'impact. De fait, il a aussi affirmé dans l'interview qu'il n'y avait aucun signe d'une OPA à l'heure actuelle.

Manque de visibilité

Les investisseurs restent sceptiques. Les avis positifs d'analystes financiers s'appuient principalement sur le faible niveau de cours et donc le faible risque de nouveau recul du titre. Les restructurations réalisées ces derniers mois et le mariage avec Universal ont laissé perplexes les analystes sur la rentabilité future du groupe. À tel point que l'hebdomadaire financierInvestira listé les dix questions que se pose le marché, parmi lesquelles l'impact des restrictions imposées par Bruxelles, l'avenir de Vizzavi ou les ambitions du groupe dans la téléphonie mobile face aux coûts de l'UMTS. En un mot, les investisseurs aimeraient plus de visibilité. Que Vivendi ait réaffirmé ne pas être vendeur de Vivendi Environnement, sa filiale eau, propreté, énergie ou encore que les autorités canadiennes aient donné leur accord sur la fusion avec Seagram pour former Vivendi Universal - après le feu vert de Bruxelles- n'ont pas suffi, visiblement, à clarifier la situation. L'agence de notation financière Standard and Poor's prévoit de rencontrer prochainement la direction générale de Vivendi pour poursuivre son évaluation de la qualité de crédit du futur ensemble Vivendi Universal avant de donner ses conclusions. La mise sous surveillance des notes ne sera de toute façon levée que suite à l'approbation des actionnaires des deux groupes, attendue en décembre.

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