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PREMIER MARCHÉ

Suez attend les fruits de la communication

30/03/2001

Le groupe compte sur les autres métiers pour se développer. Mais n'entend pas se séparer de la communication. Si elle est rentable.

L'avenir de Suez réside dans le développement de son offre de services industriels. En entendant les propos de Gérard Mestrallet, président du directoire, lors de la présentation des résultats annuels du groupe, il y avait de quoi être inquiet pour la communication. Suez Lyonnaise des eaux, rebaptisé Suez, détient, en effet, 35,6% de M6, 73,35% de Paris première, 25% de TPS en direct et 25% via M6, 18% de FirstMark Communications France, qui a lancé une offre de boucle locale radio (BLR), 20% de Coficem, qui contrôle 47% de Sagem, ou encore 3% deLibération. Avec un chiffre d'affaires de 600millions d'euros, la communication représente à peine 2% du chiffre d'affaires total du groupe et a grevé le résultat net courant des 4métiers principaux de 24millions d'euros en 2000. Le chiffre d'affaires global de Suez a progressé de 36% pour s'établir à 34,60milliards d'euros. Le résultat net part du groupe, en hausse de 32%, a atteint 1,919milliard d'euros. Les analystes attendaient respectivement 1,92milliard d'euros et 6,38milliards d'euros, selon les consensus établis par JCF Group. Certes, Gérard Mestrallet a bien précisé vouloir ajouter «un plus» de valeur avec la communication. En un mot, capitaliser sur ses activités. Ce qui a, jusque-là, bien réussi. Pour un investissement initial de 600millions d'euros, les actifs de Suez dans ce domaine étaient valorisés à 5milliards d'euros à la fin 2000. Suez a d'ailleurs réaffirmé que la communication faisait partie de ses métiers centraux, tout en reconnaissant qu'en la matière la société n'avait pas les mêmes ambitions que dans ses trois autres domaines d'activité: l'énergie, l'eau et la propreté. Son renoncement à la licence UMTS et l'entrée de Bertelsmann dans le capital de M6 semblent confirmer cette prudence. Du coup, de nombreux observateurs s'interrogent sur la pérennité du groupe dans la communication. Il n'y a toutefois pas de raison majeure pour Suez de s'en séparer... à condition qu'elle devienne rentable. Le groupe est d'ailleurs patient, ne s'attendant pas à ce que ce pôle soit bénéficiaire avant 2004. Côté Bourse, l'action est en recul autour de 165euros. Mais les analystes sont confiants. ABN Amro a relevé sa recommandation «d'accumuler» à «achat» sur Suez, avec un objectif de cours relevé de 185à 195euros.

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