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PREMIER MARCHÉ

VU : déception amoureuse

19/04/2002

L'assemblée générale du 24 avril s'annonce périlleuse. Jean-Marie Messier n'a plus la cote après avoir été porté aux nues.

Entre Vivendi Universal, son PDG Jean-Marie Messier et le marché, on peut parler de déception amoureuse. La violence des commentaires en atteste. Pour ce gérant de portefeuille, qui fut longtemps prudent vis-à-vis du personnage,« Jean-Marie Messier, c'est Napoléon. Version Waterloo, pas Austerlitz ».Le moins que l'on puisse dire, c'est que Jean-Marie Messier n'a plus la cote. L'action VU non plus. Lors de l'assemblée générale qui doit se tenir le 24 avril, le charme et l'éloquence du médiatique PDG ne suffiront sans doute pas à rassurer actionnaires et analystes. Principaux reproches : des achats cher payés, des cessions insuffisamment rémunératrices, un manque de visibilité et un fort endettement. Sans oublier des maladresses comme le plan de stock-options qui doit être présenté le 24 avril et qui, selon leFinancial Times,est critiqué même par de hauts cadres du groupe.

Fonte des fonds propres

Les éclaircissements donnés la veille du week-end dernier n'ont pas suffi à redresser la barre. On sait maintenant précisément que les comptes 2001 de VU font apparaître une dette nette de 28,9 milliards d'euros (+ 13 %) pour des fonds propres qui ont fondu à 36,7 milliards d'euros, portant le ratio d'endettement à 0,8. Le cours de l'action a plongé ces derniers mois pour être divisé par quatre par rapport à son plus haut historique, atteint le 10 mars 2000 : 150 euros. Le 14 juin, le projet de rachat de Seagram recevait un accueil glacial. Vivendi revenait alors à 103,50 euros. La fusion, toujours en juin, de Vivendi, Canal Plus et Seagram pour donner naissance à Vivendi Universal se faisait sur la base d'un cours de 88,10 euros. Suivent l'opération-vérité sur les comptes et une mise aux normes américaines, opération soldée par une perte nette de 13,6 milliards d'euros en 2001, la plus importante jamais publiée par une entreprise française, et un projet de distribution de stock-options. Le titre tombe sous la barre des 40 euros. Viennent alors les rumeurs quant à un possible départ de Jean-Marie Messier, faisant reculer l'action de 20,25 % en huit séances jusqu'à un plus bas historique de 35,55 euros la semaine dernière.

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