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BOURSE DE NEW YORK

Omnicom dans la tempête

05/07/2002

Il ne fait pas bon publier des comptes qui laissent planer des doutes sur leur réalité. Le groupe publicitaire Omnicom vient de l'apprendre à ses dépens.

La récente annonce, par Moody's, d'une possible dégradation de la note d'une partie de la dette d'Omnicom n'est pas passée inaperçue à la Bourse de New York. Après la faillite d'Enron et la fraude de Worldcom, analystes et investisseurs sont en effet aux aguets. Malgré la réponse immédiate d'Omnicom affirmant que le groupe avait largement les moyens de répondre à toutes ses obligations financières prévisibles, le cours a continué de chuter. Le recul frôle 50 % depuis le début de l'année et atteint les alentours de 45 dollars, un niveau parmi les plus bas depuis quatre ans.

Démission protestataire

Aux yeux des boursiers, Omnicom cumule deux faiblesses. D'un point de vue conjoncturel, la reprise de l'économie mondiale et donc celle du marché publicitaire se font attendre. Surtout, le titre est chahuté depuis l'annonce de la démission, survenue le 22 mai, de Robert Callander, membre du conseil d'administration de longue date et président de son comité d'audit. Sa décision est une façon de protester contre la manière dont la société a comptabilisé un partenariat du nom de Seneca. En mars 2001, Omnicom avait apporté ses participations minoritaires dans plusieurs sociétés Internet à ce partenariat, en échange d'actions préférentielles Seneca.

Les investisseurs s'interrogent aussi sur la manière dont Omnicom calcule le taux de croissance interne de son chiffre d'affaires, qui en principe exclut les acquisitions. Les concurrents du groupe, comme Interpublic et WPP, attendent de détenir un nouvel actif pendant au moins un an avant d'inclure son chiffre d'affaires dans le calcul de la croissance interne, ce que ne fait pas Omnicom.

Dans le climat de défiance actuel, les investisseurs se détournent brutalement des valeurs sur lesquelles ils ont le moindre doute. En France, le nom qui vient à l'esprit est bien évidemment celui de Vivendi Universal (lire aussi page 6). Aux États-Unis, où le scandale Enron fait encore la une des journaux et où la liste des sociétés à avoir manipulé les comptes est longue, Worldcom et Omnicom sont aujourd'hui sur le banc des accusés. Et la présomption d'innocence n'a pas cours.

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