Vous êtes ici

Pour bénéficier des alertes ou des favoris, vous devez vous identifier sur le site :

Vous avez déjà un identifiant sur stratégies.fr ? Identifiez-vous

Pas encore d'identifiant ? Créez vos identifiants

TENDANCES

Privatisations : attention, actionnaire prudent

19/07/2002

L'Observatoire des privatisations 2002, réalisé par TNS pour Lowe Alice et Stratéus, suggère des pistes aux entreprises pour communiquer sur l'ouverture de leur capital.

On ne change pas les formules qui gagnent. En 1993,sur fond de déréglementation version Balladur,Alice lançait son Observatoire des privatisations. Avec succès : cette étude a permis à une agence de publicité qui n'était pas, a priori, de taille à concurrencer les poids lourds du secteur d'afficher à son tableau de chasse Elf, Pechiney, France Télécom, Wanadoo et Orange. En 2002, avec le retour de la droite aux affaires et ses velléités affichées en matière de privatisations, Lowe Alice et sa filiale de communication corporate, Stratéus, remettent en avant l'Observatoire. Après de rares opérations au cours de ces dix-huit derniers mois - comme celles du Crédit agricole et de la société des Autoroutes du Sud de la France (ASF) - des perspectives prometteuses se profilent. Au-delà de possibles nouvelles opérations sur Air France, le Crédit lyonnais, Renault, Thales ou Thomson Multimédia, de très gros calibres pourraient être concernés, à commencer par EDF et GDF.

En dehors de ces considérations « tactiques », l'Observatoire, dont l'enquête a été menée du 15 au 17 mai dernier par TNS, est riche en enseignements. Premier constat : les Français (dont 7,1millions sont des actionnaires individuels, selon une étude TNS pour la Banque de France et Euronest) sont toujours prêts à souscrire, mais sous certaines conditions. L'étude confirme aussi une ligne de fracture entre deux catégories d'actionnaires : les « avertis », au portefeuille diversifié, conscients du risque et même le recherchant ; les « populaires », plutôt passifs, investissant essentiellement dans les privatisées et jouant la carte de la Bourse sans risque. Les premiers ont été les plus sensibles aux récents aléas boursiers, prenant du coup une« nette distance »vis-à-vis du marché. Les seconds, tout aussi conscients des problèmes rencontrés par les places financières, restent plus imperméables à la situation, privilégiant le statu quo. Les « avertis » comme les « populaires » sont aujourd'hui attentistes, voire méfiants. On constate une légère banalisation des ouvertures de capital, désormais jugées bonnes pour le grand public.

Une quête de sens

Une autre leçon de l'enquête tient en trois mots :« quête de sens ».Les actionnaires attendent des entreprises qu'elles réinscrivent la Bourse dans le long terme, qu'elles reviennent aux fondamentaux et privilégient des comportements éthiques. La solution, selon Lowe Alice, passera par« des entreprises symboles qui réactivent le débat sur l'ouverture de capital ».Celles-ci seront d'autant plus légitimes à tenir ce discours qu'elles sont« connues, estimées, ancrées dans le quotidien »et gèrent des« activités incontournables, voire indispensables ».Une piste ? Communiquer sur la notion d'« achat conscient, voire militant »,au profit de l'entreprise et non de l'État. Reste à répondre à quelques interrogations posées par les actionnaires : la permanence du service public, la rentabilité de ces entreprises, leur capacité à faire face à la concurrence et la gestion des conflits sociaux. Des sujets qu'il ne faudra pas éluder face à un public plus exigeant que par le passé.

Envoyer par mail un article

Privatisations : attention, actionnaire prudent

Séparer les adresses par des virgules
M’envoyer une copie par e-mail
Email this Article

Thank you for your interest in spreading the word about Stratégies.

NOTE: We only request your email address so that the person you are recommending the page to knows that you wanted them to see it, and that it is not junk mail. We do not capture any email address.