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TENDANCES

« Le luxe n'est pas un monde statique »

11/10/2002

Jacques Carles, fondateur et président du Sommet du luxe et de la création, qui se tiendra le 22 octobre au palais du Luxembourg à Paris, évoque les tendances du luxe.

Quel est le but de ce Sommet du luxe et de la création (1), qui n'existe que depuis l'année dernière ?

Jacques Carles.Le monde du luxe ne joue pas uniquement sur le terrain de la création ni seulement sur celui du marketing, mais sur les deux à la fois. Le Sommet du luxe permet de dépasser les règles traditionnelles : habituellement cloisonnés, les différents secteurs du luxe communiquent entre eux à cette occasion. La remise des Talents du luxe récompense les talents universels. Nous voulons nous affranchir du « jeunisme », faire ressortir les talents et les tendances de fond.

Quelles sont-elles ?

J.C.Derrière un vin ou un parfum d'aujourd'hui se cachent des siècles et des siècles de savoir-faire. Certaines tendances apparaissent d'un coup, comme le « new look », mais la plupart du temps, elles ressemblent plutôt à des courants de fond. Ainsi, le prix Empreinte de l'année ne récompense pas une mode éphémère, mais un travail qui marquera durablement le monde du luxe. Les approches créatives dans notre secteur sont de plus en plus ouvertes et transversales. Les créateurs jouent en même temps sur les tableaux de la recherche et de la tradition. Ils sont un peu mille-pattes !

C'est-à-dire ?

J.C.L'un des dossiers sélectionnés concerne un vin classique que son nouveau propriétaire est en train de faire évoluer. Cette démarche nous intéresse, car elle montre que le luxe n'est pas statique. Pour simplifier, on peut dire qu'il renaît sans cesse : les artistes s'imprègnent du passé pour le remettre au goût du jour. Les rencontres Melting ways, que nous organisons le 22 octobre, illustrent cette tendance à l'interpénétration, à la globalisation de la création. Les nouvelles technologies ont également une grande influence, mais les méthodes traditionnelles restent essentielles. Mario Boselli, président de la Chambre nationale de la mode italienne, me disait récemment :« Une chose qui ne changera pas dans la mode, c'est que, pour faire une robe, il faudra toujours un trou pour passer la tête et deux autres pour les bras. »

Quelles sont les innovations ou les créations un peu étonnantes qui vous ont été présentées ?

J.C.Les nouvelles technologies permettent de réaliser des choses surprenantes, des produits en plusieurs dimensions, par exemple. La chimie, également, prend pied dans le secteur du luxe. Un parfumeur travaille en apesanteur pour aller plus loin dans le domaine des senteurs. Sinon, nous avons traité le dossier d'un joaillier-chocolatier, qui crée des pièces étonnantes avec des pierres précieuses, celui d'une décoratrice de la Nasa, celui d'un artiste qui crée des murs végétaux pour habiller le béton. Avec le phénomène du bouche à oreille, la sélection s'internationalise. Nous recevons des candidats d'Europe de l'Est, des Scandinaves, des Américains... et des Italiens, bien sûr.

(1) dont Stratégies est l'un des partenaires.

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