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IMAGINER

Dans les coulisses des labos de la Fnac

07/02/2003

Chaque année, les laboratoires d'essais de la Fnac testent 2 000 appareils : téléphones mobiles, ordinateurs, téléviseurs ou encore appareils photo. Les 800 retenus sont notés pour guider le consommateur dans ses choix.

Dans les laboratoires d'essais de la Fnac, les téléphones mobiles subissent des « torture tests » enfermés dans une cage de Faraday, une pièce blindée hérissée de picots de mousse du sol au plafond. Hermétique aux perturbations radioélectriques, l'endroit permet de mesurer les performances des innovations de Nokia, Siemens ou Alcatel. Un sort identique attend les écrans TV, qui sont enfermés dans une pièce obscure où le robot Marguerite analyse le rayonnement et la qualité des images. Une deuxième cage de Faraday insonorisée est réservée à la hi-fi. La moindre nuisance sonore d'un lecteur DVD est enregistrée.

700 000 euros par an pour améliorer les essais

Un homme règne sur cet étrange monde technologique : Victor Jachimowicz, directeur des laboratoires d'essais. La barbe au vent et l'oeil malicieux, cet ingénieur de formation a connu la Fnac des années soixante. À cette époque, les produits se testaient au comptoir des magasins. Aujourd'hui, il dirige une équipe d'une dizaine de personnes réparties dans trois laboratoires situés à Paris pour l'électronique, à Clichy pour la photo et à Gagny pour la micro-informatique. Deux mille produits sont testés chaque année. Sur ce nombre, huit cents sont retenus. Les résultats des tests sont résumés dans lesDossiers Fnac, des brochures publiées à 9 millions d'exemplaires, ainsi que sur le site fnac.com. Pour que le consommateur repère rapidement le produit idéal, lesDossiersutilisent une notation par étoile.« Notre système de test est si complet que nous envoyons parfois nos résultats aux responsables recherche et développement des fabricants. C'est un échange de bons procédés : nous recevons les prototypes en avance et nous facilitons leur amélioration. Par exemple, je viens de rapporter un graveur DVD Sony du Japon. Lorsque les tests seront achevés, j'en ferai part gratuitement à mon interlocuteur nippon »,assure fièrement Victor Jachimowicz.

Chaque année, la Fnac investit 700 000 euros pour améliorer la qualité de ses essais.« Il est indispensable de repérer " la " nouveauté qui séduira le consommateur,précise Christophe Cuvillier, directeur général marketing et produits à la Fnac.Au fur et à mesure qu'une technologie se banalise, il faut trouver des innovations de substitution. Par exemple, le prix moyen d'un DVD a chuté de 35 % cette année. Notre relais de croissance a été la photo numérique, dont les ventes ont doublé. »Victor Jachimowicz n'a donc pas fini de sillonner le monde à la recherche du dernier gadget capable de fidéliser les acheteurs et... de préserver les marges.

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