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BOURSE DE LONDRES

Reuters : écrans brouillés

28/02/2003

L'agence britannique subit le double impact d'une diversification malheureuse et de la baisse des marchés financiers. La sanction boursière est sévère.

Les agences de notation n'ont pas tardé à réagir, et Reuters, toujours très élégante et professionnelle, s'en est aussitôt fait l'écho. À la suite de la publication des chiffres 2002 du groupe britannique, Moody's Investors Services envisage de réduire sa notation du crédit à long et à court terme de Reuters Group, estimant que son projet de réorganisation implique d'importants coûts et réduira son cash-flow disponible. Standard&Poor's a, de son côté, placé la note « A + » à long terme sous surveillance avec implication négative.

Concurrence accrue

À l'origine de ces réactions, l'annonce par Reuters, la semaine dernière, d'une perte avant impôts de 493 millions de livres sterling (747 millions d'euros), contre un bénéfice imposable de 158 millions de livres (232,7 millions d'euros) en 2001. Il s'agit de la plus lourde perte annuelle de son histoire et de la première depuis son introduction en Bourse en 1984. En réponse, la suppression de 3 000emplois sur 16 000 en trois ans est prévue, mais il en coûtera 340 millions de livres (500millions d'euros). Reuters a également abaissé ses prévisions de chiffre d'affaires pour le premier semestre 2003. Le groupe, qui tablait jusque-là sur un repli de 7 à 9 % sur les six premiers mois de l'année, s'attend désormais à une baisse légèrement supérieure à 9 % de ses revenus au premier trimestre, et à un repli supérieur au deuxième trimestre.

Reuters fait face à la concurrence accrue de l'américain Bloomberg et du canadien Thomson Financial, alors que les groupes financiers taillent dans le nombre des écrans de leurs salles de marchés pour réduire leurs coûts. En Bourse aussi, la réaction a été sévère. Le titre a lourdement chuté le jour de l'annonce alors qu'il a perdu plus de 90 % depuis son plus haut de 1 620 pence (23,84 euros) atteint le 6 mars 2000. À 137 pence (2 euros) lundi, l'action enregistre un repli de 23 % depuis le début de l'année.« En nous concentrant sur ce qui fait la force de Reuters, ses activités de fournisseur d'informations, nous pouvons protéger et accroître nos parts de marché, nous différencier de nos concurrents et revenir aux bénéfices », affirme le directeur général du groupe, Tom Glocer. Les investisseurs, pour l'instant, pratiquent le « wait and see ».

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