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ENTRETIEN

VINCENT BÉNARD

28/02/2003

Vincent Bénard, stratégiste chez Bourse Direct, ne croit pas à un redressement rapide

Comment expliquer la situation de Reuters ?

Vincent Bénard.Reuters a accumulé du retard en raison d'une structure assez lourde et d'une diversification à contre-pied. La société avait beaucoup axé son développement sur le courtage en ligne, avec Instinet. Ce choix s'est révélé payant durant deux ans avant de subir l'explosion de la bulle technologique. C'est aussi une question culturelle : la société est installée dans plus de 90 % des salles de marché et pouvait croire à une rente de situation. Or, la concurrence se révèle rude, Bloomberg en tête. Sans oublier les consultants privés qui diffusent leurs informations à moindre coût via Internet.

Le plan de restructuration n'a pas suffi à convaincre ?

V.B.Le plan de restructuration est subi. Il n'y a pas de stratégie repensée par métier et ce manque de conviction ne rassure pas. De plus, le plan, étalé sur trois ou quatre ans, va coûter cher. Toutefois, le recentrage est une bonne idée. Il faut que Reuters optimise son réseau, continue de vérifier l'information, joue la carte de la fiabilité.

Et d'un point de vue boursier ?

V.B.D'un point de vue boursier, malgré la sous-performance évidente du titre, un objectif de cours de 11,50livres (16,95euros) est raisonnable. On n'a sans doute pas vu le point bas du marché.

Entretien : T.B.

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