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PREMIER MARCHÉ

Lagardère fait face

28/03/2003

Malgré la disparition de Jean-Luc Lagardère, le groupe maintient le cap. Arnaud Lagardère a promis de suivre la ligne de son père. Le marché apprécie.

De façon toujours un peu surréaliste, la vie des affaires continue après la vie des hommes. Arnaud Lagardère le sait bien, qui a tenu à assurer, la semaine dernière, la présentation des résultats du groupe à la date prévue, malgré la disparition de son père, quelques jours plus tôt. Les intervenants du marché financier, consternés par la perte prématurée de l'un des plus grands capitaines d'industrie français, s'en sont trouvés réconfortés. D'autant que le groupe dessine actuellement ses nouveaux contours : l'aventure automobile s'achève, tandis que les médias constituent plus que jamais le coeur du métier, avec près de 60 % des ventes via Hachette Filipacchi Médias, Hachette Distribution Services, Hachette Livre et Lagardère Active (TV, radio, Internet). Quant à la participation dans EADS, les choses sont désormais claires : pas question de se désengager avant la sortie du gros porteur A380, et donc pas avant 2006.

Trois scénarios pour l'exercice en cours

Les résultats 2002 traduisent bien cette situation. Certes, le groupe a accusé une perte nette de 291 millions d'euros contre un profit de 616 millions l'année précédente. Mais cette dégradation est due à des provisions pour l'arrêt de l'activité de Matra Automobile (266 millions) et à des dépréciations de titres du fournisseur d'accès Internet T-Online (278 millions). EADS a aussi pesé sur les comptes. En revanche, dans les médias, le résultat d'exploitation a augmenté, à 385 millions.

Côté croissance externe, Lagardère attend pour le 31 mars l'accord de la Commission européenne au sujet de l'éventuel rachat du pôle édition de Vivendi Universal. Pour le rachat d'Expand, la décision du groupe devrait également être rapide. Quant au dossier Canal +, Arnaud Lagardère a fait remarquer que la chaîne n'était pas en vente, avant d'ajouter :« Si les choses évoluent, pourquoi pas ? ».Mais pas beaucoup d'intérêt, semble-t il, pour la participation de Suez dans M6. Pour l'exercice en cours, toujours, Arnaud Lagardère a fait preuve de prudence, établissant trois scénarios. La croissance du résultat d'exploitation sera comprise entre 0 % et 2 % en cas d'environnement économique difficile ; entre 2 % et 6 % s'il y a redémarrage de l'économie avant l'été ; et une croissance supérieure à 6 %, voire à deux chiffres, dans l'hypothèse d'une relance rapide de l'économie si l'on assiste à une guerre en Irak courte.

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