Vous êtes ici

Pour bénéficier des alertes ou des favoris, vous devez vous identifier sur le site :

Vous avez déjà un identifiant sur stratégies.fr ? Identifiez-vous

Pas encore d'identifiant ? Créez vos identifiants

TENDANCES

Magazines : les minis font des petits

18/07/2003

La presse magazine se laisse de plus en plus tenter par les petits formats, appréciés des lecteurs. Mais l'économie de ces minimagazines reste délicate.

Small is beautifull. Après la grande consommation et la presse quotidienne, le virus du format réduit touche les magazines. Il y a euJalouseet son miniformat, précurseur il y a quatre ans. Cet été, ce sontMen's Health,DS,Réponses SantéetCitizen Kqui se lancent dans cette taille. Sans compter le lancement exclusivement en format réduit, sur les traces deBien dans ma vie,d'unRéponses psy,lancé à 160 000 exemplaires en juillet par VIP International.

« Lors des études qualitatives, les lectrices reprochaient parfois à nos magazines d'être lourds ou encombrants,raconte Olivier Jungers, éditeur délégué deJalouseet de sa déclinaison mini.Nous nous sommes aperçus en 1999 que nous pouvions réduire le magazine sans trop de frais. »Le petit format entre bien sûr dans le sac à main. Pour cela, pas d'études, mais juste le feeling et l'envie de faire un coup, de se positionner comme novateur, à l'époque où le mini-Mars apparaît dans les linéaires. Une démarche comparable a amené le masculinMen's Healthà publier un numéro double au format de poche. Pour les hommes, l'argument du sac à main ne tient plus.« Notre cible de 25-40 ans, plutôt CSP + et consommatrice, adore la miniaturisation dans le high-tech, les portables...,explique Nicolas Sauzay, l'éditeur deMen's Healthet deBien dans ma vie.Nous avons joué le clin d'oeil marketing et la double exposition en kiosques, mais la demande était beaucoup moins forte que chez les femmes. »Ces dernières ont eu gain de cause avecBien dans ma vieetRéponses psy,100 % pocket.« Nous avons testéBien dans ma vieen grand et en petit format,raconte Nicolas Sauzay.Le petit a été immédiatement validé par les lectrices, avec un différentiel énorme par rapport au grand. Elles voulaient toutes partir avec ! Cela nous a servi à prendre le contre-pied de nos concurrents dans un univers de la presse féminine très encombré. »

Un attrait puissant

Mais le format de poche a ses handicaps.« Ce format est préféré par une immense majorité de femmes mais la visibilité sur les points de vente est inférieure. Cela nous contraint à investir en PLV et en promotion le double que pour un lancement classique »,explique Philippe Aubry, le patron de VIP International. Pour des raisons de prise en main, la pagination d'un format pocket doit être supérieure de 50 % à celle d'un grand format. Ensuite, la publicité ne se revend pas dans les déclinaisons en petit format. Enfin, les diffusions des minimagazines restent inférieures à celles de la version large. Le mini-Jalouse,par exemple, représente une moyenne de 7 500exemplaires, vendus au prix de 1,95 euro, contre quelque 60 000exemplaires pour leJalousegrande taille, à 2,95 euros...« Le mini-Jalouse n'est pas rentable,reconnaît Olivier Jungers.C'est une opération de communication qui représente le prix d'une campagne de publicité. »

L'attrait demeure pourtant puissant.« Tous les éditeurs réfléchissent à une déclinaison de leur format en pocket, c'est un phénomène de mode »,assure Nicolas Sauzay. Le miniformat remporte déjà un franc succès aux États-Unis, en Allemagne ou en Italie. En France, devant la demande des éditeurs, les magasins de presse Relay repensent leurs linéaires pour les intégrer.

Envoyer par mail un article

Magazines : les minis font des petits

Séparer les adresses par des virgules
M’envoyer une copie par e-mail
Email this Article

Thank you for your interest in spreading the word about Stratégies.

NOTE: We only request your email address so that the person you are recommending the page to knows that you wanted them to see it, and that it is not junk mail. We do not capture any email address.