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TENDANCES

Le rapport éthique fait école en France

11/12/2003

L'Observatoire des pratiques de reporting social et environnemental constate un progrès des entreprises cotées. Danone, Suez et Aventis sont dans le peloton de tête des bons élèves.

L'idée du développement durable fait son chemin dans les entreprises françaises. Ces dernières, surtout les plus grandes, semblent avoir pris au sérieux la gestion des problématiques sociales et environnementales liées à leur activité. C'est ce qui ressort de la deuxième enquête de l'Observatoire des pratiques de reporting social et environnemental des entreprises françaises menée avec le concours de l'agence de relations publiques Burson Marsteller, du bureau d'études Ecoeff, du cabinet d'avocats Huglo Lepage&Associés, du réseau Sustainaibility Consulting France et du cabinet-conseil en finance Terra Nova.

Selon l'Observatoire qui a étudié les rapports d'activité 2002 de l'ensemble des entreprises du SBF 120, auxquelles a été ajoutée EDF, les sociétés françaises ont réalisé de véritables progrès. Rappelons tout de même que depuis la loi sur les nouvelles réglementations économiques (NRE) de 2001, les sociétés cotées ont obligation d'intégrer cette problématique dans leur rapport annuel... Selon cette étude, vingt-sept rapports ont significativement amélioré leur information dans ce domaine par rapport à 2001, mais seules huit sociétés sont qualifiées, selon la typologie établie par l'Observatoire, de « pionniers globaux ». Ces bons élèves sont, dans l'ordre, Danone, Suez, Aventis, Carrefour, Veolia, Renault, Lafarge et AGF.

À la traîne : l'immobilier et l'informatique

Un degré en dessous, onze entreprises dont Casino, Total, PSA, Alcatel et France Télécom, entrent dans la catégorie des « pionniers performance ». Si on y ajoute les « avancés », qui présentent une ébauche de réflexion et d'engagement sur le développement durable, on constate que 36 % des rapports analysés sont très ou assez engagés dans la voie du reporting social et environnemental. Ces entreprises se retrouvent d'abord dans les secteurs des services aux collectivités, la distribution, les produits pharmaceutiques, l'automobile et enfin l'agroalimentaire. L'immobilier et l'informatique étant les plus à la traîne.

Le ventre mou des entreprises qui « peuvent mieux faire » représente un quart des rapports étudiés. Ces sociétés ne font qu'une brève référence au développement durable,« souvent associé aux questions de " corporate governance " et en tout cas sans lien avec le métier ».Restent les cancres, plus d'un tiers des sociétés du SBF 120, pour qui« le rapport annuel semble être une préoccupation très secondaire du management ».Les neuf épinglés sont, dans l'ordre : NRJ, Infogrames, Beneteau, Sopra Group, Klépierre, Business Objects, Equant, Unilog et Oberthur.

Globalement, cinquante-deux entreprises ignorent encore les indicateurs de performance environnementale. Et, surtout, seuls 10 % des rapports parlent de performance sociale. Ainsi, trente-six entreprises ne donnent aucune information sur le taux d'accidents de travail ou les heures consacrées à la formation. Suez et Danone devraient pourtant faire des émules. Ces deux pionniers se rapprochent aujourd'hui des meilleurs au niveau mondial, tel le groupe pharmaceutique Novo Nordisk.

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