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Les vacances, ce n'est pas la mer à boire

08/07/2004

L'été bat son plein. Contrairement aux idées reçues, la mer reste la destination préférée des Français, qui sont de plus en plus nombreux à se décider à la dernière minute.

C'est immuable. L'été, il y a le ciel, le soleil et... la mer. Les Français, que l'on dit de plus en plus férus des campagnes bien vertes, continuent de préférer la grande bleue. Sur les 52 % de nos compatriotes qui partiront en vacances cet été (55 % en 2003), 48 % rejoindront encore les plages, contre 33 % qui opteront pour la campagne et 26 % pour les grandes villes, d'après l'étude réalisée par BVA pour le ministère du Tourisme sur les intentions de départ des Français en juillet et août. C'est même un peu plus que lors de la précédente étude (+1%). Bref, la mer reste une valeur sûre. Avec ses 5 500 kilomètres de côtes, la France a de bien jolis atours. À commencer par le littoral méditerranéen : 16 % des Français partent ainsi dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur et 11 % choisissent le Languedoc-Roussillon. Des chiffres stables par rapport à l'année dernière. À l'inverse, la Bretagne perd encore un peu de son pouvoir d'attraction cette année, avec 6 % d'intentions de séjours, contre 9 % en 2003. Quant à la côte atlantique, elle capte les vacanciers principalement en Aquitaine (10 %). Au final, 72 % des Français restent dans l'Hexagone durant la période estivale, tandis que 18 % partent à l'étranger, mais pas trop loin : 61 % d'entre eux préfèrent rester en Europe, notamment en Espagne (22 %) et en Italie (10 %), où ils retrouvent... la mer.

La chasse à la bonne affaire

On aurait mauvaise grâce cependant à ne pas reconnaître que la campagne est de plus en plus attractive. Depuis 2001, cette destination est en progression régulière, grappillant quelques points chaque année. « Les vacances à la ferme » présentent l'avantage de ne ressembler en rien à la vie citadine que l'on peut fort bien retrouver sur les plages saturées des côtes. Loin de la foule, des embouteillages, de la pollution et du stress, on y recherche des plaisirs simples et authentiques. Une tendance perceptible aussi sur la destination montagne, qui réunit 16 % des intentions de départs, contre 14 % en 2003.

Dans une étude pour l'afficheur ClearChannel France, le sociologue Gérard Mermet, auteur deFrancoscopie,applique une symbolique à chaque destination, ce qui permet de mieux comprendre l'attrait de la mer et « l'héliotropisme » avéré des vacanciers. Le soleil,« puissance paternelle »,a rendez-vous avec la mer,« mère de l'humanité »,sur la plage,« lieu de transition ».La montagne, quant à elle, est« proche du ciel »et la campagne un« lieu de régression ».Les vacances seraient, en tout cas, un« avant-goût de paradis »,un contrepoint nécessaire à la vie que l'on mène dans une société anxiogène, marquée par différentes menaces et un harcèlement permanent, à la fois technologique, administratif, fiscal, médiatique et commercial... Entre retour aux sources et appel des racines, le match mer-campagne se solde donc par une égalité.

Durant leurs congés d'été, les trois quarts des vacanciers dépensent plus que le reste de l'année. Mais ils restent attentifs aux prix et sont toujours plus sensibles aux occasions pouvant se présenter. Bien que casaniers et plutôt conservateurs, les Français ne préparent plus leurs vacances de longs mois à l'avance. Les réservations sont tardives et l'improvisation est devenue la règle, principalement pour des raisons économiques. C'est ainsi que le recours croissant à Internet va de pair avec la chasse à la bonne affaire de dernière minute. En mai, un quart des internautes se sont ainsi connectés sur les dix premiers sites de vente et de réservation de voyages en ligne, selon Médiamétrie/NetRatings. À eux seuls, voyages-sncf.com, Lastminute et Opodo ont accueilli 4,3 millions de visiteurs uniques.« Sur notre site, les internautes peuvent dénicher des opportunités de voyages long-courrier jusqu'à quatre heures avant le départ de leur avion,souligne David Bastian, directeur de la production de lastminute.com.Et chaque jeudi en période de haute saison, l'équivalent de trois ou quatre Boeing 747 est rempli pour des départs le week-end suivant. »Même constat chez voyages-sncf.com, où 58 % des séjours sont commercialisés les quinze jours qui précèdent le départ et 5 % quarante-huit heures avant. D'après l'étude menée en juin par l'Ifop pour Europ Assistance, 31 % des Français se décideraient ainsi à la dernière minute, Internet constituant le moyen privilégié (30 %) pour s'informer avant de partir.

Les habitudes changent

Passé la montée d'adrénaline du clic de dernière minute, les vacances peuvent enfin commencer. Le repos est naturellement la première fonction de cette période bénie. Sur les seize jours de congés que prendront, en moyenne, les Français cet été, la plage est de loin l'activité la plus prisée (44 % des répondants du sondage réalisé par TNS Sofres en 2003). Un environnement propice à la lecture détente, comme en témoignent les courbes de ventes des titres de la presse féminine ou people :Femme actuelle(+6%),Voici(+25-30%),Gala(+20-25%). Les potins de plage font toujours recette, notamment entre le 15 juillet et le 15 août. Les journées sont ensuite rythmées, dans l'ordre, par des promenades (41,4 %), des visites de villes (20,2 %), de monuments (15,4 %), ou par aucune activité particulière (13,6 %)... Les médias audiovisuels n'en profitent guère. Les journées étant longues, les habitudes changent. D'après une étude ad hoc menée en 2003 par Médiamétrie pour le compte de NRJ Group, la radio baisse en audience cumulée quotidienne (77points, contre 83 en période normale), mais moins que la télévision (74 points versus 84). La presse télévisée le ressent d'ailleurs particulièrement les quinze premiers jours d'août, quand un tiers des Français sont en vacances. Mais les programmes musicaux, eux, ont la cote. Leur part de marché passe ainsi, durant la période estivale, à 40,7 %, contre 38 % le reste de l'année. Les réveils plus tardifs conduisent aussi à un glissement des habitudes d'écoute : le « 7-9 » de France Inter se mue ainsi en « 9-11 »...

En savoir +

>www.tourisme.gouv.fr

>www.bva.fr

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