
09/10/1998 - Quand un tube marche en Suède, il marche en France. NRJ a donc ouvert à Stockholm l'un de ses plus importants laboratoires de recherche musicale.
La Suède, ses fjords, ses prix Nobel, ses jolies blondes... et son top 50. Depuis quelques années, le pays du groupe Abba est devenu l'un des plus importants centres de recherche musicale du groupe NRJ, qui investit chaque année 8millions de francs pour l'ensemble de ses études en Europe. Les musiques qui marchent là-bas ont de grandes chances de devenir les tubes de demain chez nous. La radio française, première station privée du pays, s'est aperçue que le marché suédois était très réactif aux nouvelles tendances.«Ils sont en avance sur nous pour les nouvelles technologies,explique Christophe Sabot, directeur des programmes du groupe NRJ.Chez eux, le marché des téléphones portables a explosé il y a déjà cinq ans. La Suède devance la plupart du temps tous les autres pays d'Europe, et c'est très fréquemment dans ce pays que les disques sortent en premier.»
Interrogés quotidiennement
Concrètement, les Suédois sont interrogés tous les jours (150interviews par semaine) afin de connaître leurs goûts musicaux. Quotidiennement, les données, comme celles du laboratoire de Berlin en Allemagne, sont rapatriées en France. Elles serviront à construire la programmation de NRJ en France.«Cela nous permet d'avoir le bon disque au bon moment,informe Christophe Sabot.Il s'agit aussi de ne pas le laisser à l'antenne "le" jour de trop».La Suède a ainsi fait découvrir à l'Europe les Aqua, Robbie Williams ou les rythmes technos. Mêmes les phénomèmes tels que les groupes pop britanniques Oasis et Verve y ont été détectés.«Mais nous savons aussi que certains titres qui marchent dans le nord de l'Europe ne vont pas fonctionner en France,convient-il.Les données fournissent un indicateur. Après, la programmation, c'est notre choix.»L'exception française reste donc de rigueur.Réagissez à cet article
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